Depuis notre arrivée il fait beau et chaud. Très chaud même ces derniers jours.
Nous sommes super bien installés dans l’appartement de Nicole et Marcel, au 8ème étage d’un grand immeuble. A chacun sa salle de bain, comme à la maison, ça c’est vraiment le truc en faveur de la paix dans le couple… De notre huitième étage, nous avons, surtout le soir avec les lumières de la ville, au-dessus d’une bordure d’arbres, une vue extraordinaire sans voisins directs. Dans les ascenseurs, c’est donc vrai : pas de 13 ème étage!

l’appartement à l’Ile des Soeurs
A peine arrivés, nous sommes partis en pédalant pour découvrir notre petite « île des soeurs » flottant modestement sur les flancs de sa très grande soeur, l’île de Montréal, sur le grandiose St-Laurent. Elle est verdoyante et peuplée de presqu’autant d’écureuils que de personnes. Nous trouvons adorables beaucoup de façades de maisons, fleuries, colorées, décorées toutes différemment. L’île est tranquille, coquette, juste traversée par une avenue principale. Beaucoup de stop « arrêts », la circulation y est aisée. Rapidement nous vaincrons le « mal de cul » et pédalerons bien plus loin jusqu’aux îles Ste-Hélène et Ste-Anne, au milieu du St-Laurent. Ici une estacade… fait presque 3 kilomètres… on nous l’a conseillée comme « raccourci » mais comme on avait pédalé dix fois cette distance avant, ce fut DUR, dur !!!
pas loin de 30 km à vélo de jour-là
le casino de Montréal
Un quartier commercial très tranquille dans lequel on trouve deux supermarchés, un opticien, une banque, une pharmacie, des restos et… un « esse à cul« … vous voyez pas ? Ben voilà, chez nous on donne des abréviations aux services, aux départements, aux sociétés; ici, on rallonge l’abréviation! Donc je disais que dans ce quartier on trouve un ou une SAQ (comment vous prononcez, hein ?) c’est un magasin (monopole d’Etat) qui vend des vins et des alcools de toutes sortes. En dix minutes avec le vélo, c’est facile, nous sommes au centre commercial, mais le retour avec les bouteilles… faut limiter! Enfin, c’est de la blague, on a la voiture de Marcel et son GPS. Une découverte pour nous. Je puis vous affirmer qu’ici c’est un trésor à ne pas négliger. Nous sortons et rentrons de ville comme de vrais montréalais, mais sans lui… mes aïeux !!!
Jeudi 4 septembre: Nous sommes allés au Musée des Beaux-Arts de Montréal contempler, faut le dire, l’exposition sur YSL (Yves St-Laurent). Cette exposition a été préparée de son vivant – une riche idée – il était initialement prévu qu’elle « tourne » de par le monde. Toutefois, depuis son décès, en juin 2008, sa famille ne l’autorisera pas. Montréal sera donc la seule ville à avoir bénéficier de cet honneur, de ce beau privilège. Pour une fois que nous étions au bon moment à la bonne place! C’était intéressant, et MAGNIFIQUE! J’ai adoré (sauf les années 65-70) revoir quelques robes dont – à mon âge certain – on se souvient avoir vues! Surtout une de mes tenues préférées et dont j’ai eu l’immense satisfaction de savoir portée par Nicky de St-Phalle. Mais voyez plutôt les liens ci-dessous si le coeur vous en dit.
www.mbam.qc.ca/micro_sites/ysl/expo_fr.html
www.fondation-pb-ysl.net/site/Accueil-264.html
Ensuite, après un petit pic-nic en compagnie d’une vache plus vraie que nature (malgré le manque de cornes), nous sommes allés faire notre première descente dans les entrailles de Montréal.
une jolie vache…
expo YSL
ville souterraine
Que de boutiques, magasins, fast-food, cafétérias en tous genres. On a bien tourné en rond, montés d’un côté pour redescendre aussitôt de l’autre, pensez, environ 30 km. et pas tout droit ! Nous n’avons rien acheté excepté bouquins pour nous et deux disques pour Amélie et Alicia (chez Archambault), une espèce de FNAC. Telles deux taupes, n’y voyant plus guère, nous sommes ressortis à la nuit tombante pour aller boire un demi de sangria sur une terrasse. C’était beau toutes ces tours illuminées avec leurs jeunes cadres dynamiques (féminin et masculin) qui en descendaient allégrement, cette température estivale, l’ambiance joyeuse de la terrasse et l’animation des rues. Quand la serveuse a apporté à Jean-Pierre son verre rempli « raz bord »… elle lui a dit : « faut tirer un bon coup et après c’est bien« . Il s’est senti tout chose … j’ai ben vu mon gars ! C’est trop facile !!!
Les jours suivants
Les gens sont plutôt très tranquilles en ville de Montréal, même dans le métro… mais lui il file, sans conducteur, à une allure mez’amis, de la folie. Impressionnant, j’ai presque peur!
Après avoir passé la journée à Montréal où il faisait une cuite pas possible, j’ai trempé mes pieds comme presque tout le monde dans le joli bassin du port pendant que JP reprenait son souffle, à l’ombre. Le soir on est allé manger, sur notre île, dans un resto assez sympa. Tu vas avec ta ou tes bouteilles de vin (adresse donnée par Marcel), la première fois ¸a fait bizarre quand le garçon vient avec son tire-bouchon et te sert (bine sûr sans te faire déguster), c’est rigolo! C’était bon. Mais la farce… nous attendait au retour, on a dû se « farcir » les 8 étages à pied. Deux ascenseurs en panne. On a bien digéré le souper. Puis une heure plus tard sirène d’alarme dans tout l’immeuble. Tout le monde dehors. Les pompiers (trois beaux camions…). Pour rien en fait, juste un gars fâché de ne plus avoir d’ascenseur et qui a tiré l’alarme! On est tous (ceux qui avaient pu sortir) remontés… par les escaliers !!! Mais peu de contacts entre les gens pressés de rentrer chez eux. Etonnant… enfin y’en avaient en « robe de chambre » alors peut-être qu’ils ne se sentaient pas à l’aise…