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19 septembre 2008

Percé, le beau rocher

Classé sous CANADA Le Québec — zuppigerjeanpierre @ 3:50

PERCE et l’Ile de Bonaventure
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Arriver par la 132 sur Percé. J’écris arriver « sur » tant il est vrai que nous avons l’impression de plonger dans l’Océan. Le spectacle est – selon la formule consacrée – d’une beauté saisissante. De la forêt de tous côtés et tout en bas, comme si la route se coulait sur les plages, une petite ville blottie, jolie, certes semblable à bien d’autres en Gaspésie; toutefois c’est l’ensemble, et la vision de ce grand rocher percé, avec derrière, l’île de Bonaventure qui est extraordinaire. C’est Bô, c’est-y k’tu peux m’en croire vouz’aoutres !!! Le rocher posé là n’a rien à voir avec LE rocher du Midi de la France, certes beau lui aussi et aimant accueillir certains fous de passants. Mais celui de PERCE n’est habité que par les fous… de Bassan, quelques petits pingouins, goélands et sympathiques macareux (petits perroquets de mer), cormorans et autres mouettes. A la marée basse, lorsque l’eau a obéi à la lune, on peut alors, à pied, alors approcher le rocher momentanément relié hors d’eau à la terre. Malheureusement, il est interdit d’aller tout près car il s’effrite un peu et parfois tombe un gros morceau… hélas. Du bord de l’eau nous sommes époustouflés d’assister aux plongeons, que dis-je, aux piqués des fous… (d’où leur nom). Mêlés à d’autres oiseaux en vol, soudain, à une vitesse fulgurante ils plongent. Ferment leurs ailes à 60 cm seulement de la surface de l’eau et piquent comme l’éclair pour ressortir presque aussitôt avec un poisson dans le bec, ou parfois bredouilles (on ne peut pas gagner à tous les coups). La surface de l’eau est comme mitraillée d’obus blancs, ça crépite, c’est éblouissant.         

percbonaventure134.jpg percbonaventure085.jpg percbonaventure127.jpg L'oeil  
En bateau, avec les derniers touristes de l’été, nous traversons pour rejoindre l’île de Bonaventure. A pied ensuite nous passons sur sa côte nord. La forêt est belle, sans moustiques car il vente assez fort. Des arbres morts aux squelettes argentés se détachent au-dessus de la verdure, dans le ciel bleu. Des arbustes aux baies rouges et oranges égaient le décor. Au fur et à mesure que nous approchons la falaise au vent, une odeur se répand. Puis viennent tournoyer en criant, quelques fous de Bassan. Arrivés sur leur rocher, la limite est claire; nous sommes à un mètre d’eux mais personne ni d’un côté ni de l’autre ne la franchit. Sauf, car il faut toujours une exception, deux ou trois jeunes fous aux plumes grises et encore duveteuses par endroit, ont pour des raisons supposées par nous, quitté leur nid qu’ils ne pourront plus retrouver. Les parents ne recherchent pas leurs petits non plus et ceux-ci sont assurés de mourir dans les trois ou quatre jours en bordure immédiate de leur territoire. Sélection naturelle nous dit-on avec raison, n’empêche que l’œil de ce fou, vivant encore, je l’emporte avec moi. Ils sont environ 110’000 sur ce rocher. Les couples formés le sont pour le restant de leurs jours et ce n’est pas pour cette raison qu’on les appelle les « fous », je vous l’ai dit plus haut, et le célibat n’existe pas chez les fous de Bassan !

Rencontre avec deux baleines 
Le lendemain, nous prenons encore le bateau pour aller plus au large tenter d’observer quelques baleines. Le vent souffle, la mer, agitée, est belle. D’aucuns nous disent qu’avec le vent nous aurons de la peine à les voir et d’autres (que nous croyons) nous rétorquent que les baleines, « on peut les voir par tous les temps ». Certains sont affalés sur le bastingage ayant trop présumé de leur « pied marin ». Moi, j’adore, c’est bon et c’est tellement beau. Soudain le deuxième à bord nous intime de nous accrocher solidement. Le bateau vire brusquement et là, à une centaine de mètre: un jet! Sorte de geyser jaillissant à 100 mètres de nous et pouvant atteindre de 7 à 12 mètres. Elles sont là, dans les parages, y’en a deux! Tous cramponnés d’une main à nos appareils de photos et caméras. Voilà, elle émerge et nous montre son immense dos arrondi, gris anthracite, mouillé et brillant sous le soleil.  L’instant est à la fois long et court. Fantastique! Ensuite, la deuxième fait un passage de l’autre côté du bateau. Et hop! tout le monde à babord! Comme c’est grand une baleine… Génial, quand même! A mon goût, un bémol: avec le moteur du bateau, nous n’entendons pas leur souffle. Quitte à les voir de plus loin, j’ai préféré les entendre. Le bruit de ce souffle, de ce jet d’eau, m’émotionne. On dirait celui d’un ami géant qui respire un peu trop fort à vos côtés. Vibrant! Trois jours à Percé c’est pas assez !
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Mais il faut reprendre la route. En « redescendant » nous découvrons la vallée de la Matapédia, croisant le Patapédia, en passant dans l’Avignon, puis Amqui petit ville sympa où nous arrivons tout droit devant une jolie façade ancienne d’un resto-tea-room-boutique et où nous ne nous retiendrons pas d’entrer et de prendre (puisque nous venions de pique-niquer) rien qu’une tarte légère : noix de pécane et sirop d’érable! De retour en Suisse, nous apprendrons de leurs bouches gourmandes… que José et Bernard ont aussi « craqué » pour y dîner peu de jours avant nous en rentrant des Iles de la Madeleine. Ensuite, Mont-Joli, longeant le Rimouski-Neigette et  nous arrêter au Parc du Bic (Cap à l’Orignal). Là, sur une immense plage, toujours à marée basse, nous sommes quatre et avons la grande joie d’assister à la récréation d’une vingtaine de phoques gris et noirs, gros et moyens. Je me demande d’entre nous tous lesquels s’amusent le mieux ? Je crois que nous sommes des privilégiés, car ils sautent à l’eau, font des allers-retours, rotent bruyamment ou se dorent sur le dos en se grattant le ventre. C’est enchanteur ! Nous restons longtemps à les observer et je peine vraiment à les quitter.

Nous continuons, sur notre maintenant familière 132, vers Kamouraska  – que le choeur mixte « Les Trois Sapins » de Peney-le-Jorat a su si bien chanter – via Amqui, Mont-Joli et Rivière-du-Loup !

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