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15 septembre 2008

A bord d’une péniche

Classé sous FRANCE Canal du Midi,FRANCE Sommières — zuppigerjeanpierre @ 21:55

Septembre 2007 :
Avant de rejoindre nos amis dans le Minervois, nous passons quelques jours à Sommières
que nous aimons bien et connaissons depuis fort longtemps. L’Hôtel de L’Orange que nous avons découvert avant le propriétaire actuel, Philippe de Frémont, est un lieu adorable, comme son patron! En fait c’est plutôt une chambre d’hôtes qu’un hôtel. C’est encore un endroit où nous nous sentons très très bien. La « Terre de Sommières », vous connaissez tous j’espère! C’est une terre si fine qu’elle « pompe » le gras. Elle a peut-être contribué à la renommée de cette ville très ancienne qui est enfin devenue ville historique depuis le 1er janvier 2007 si je ne fais erreur, elle le mérite amplement. Au bord du joli et apparemment paisible Vidourle (qui parfois se transforme en furie et fait monter toute la ville aux premiers étages des maisons). De là, nous rayonnons dans les alentours: petite virée à vélo et petit saut en Camargue sont incontournables !
pniche2007165.jpg pniche2007161.jpg pniche2007218.jpg  http://hotel.delorange.free.fr/

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Puis nous partons pour Béziers. Fait creuser par Pierre-Paul RIQUET , génial concepteur, pour relier l’Atlantique à la Méditerranée, le Canal du Midi (ou des Deux-Mers) traverse le territoire du sud minervois. Sa statue à Béziers :
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Le Somail : adorable petit village. Ici, dans une ancienne cave de 1000 m2, c’est l’écrit qui coule à flot : 50 000 livres en tous genres, anciens et d’occasion vous attendent. Impossible de ne pas trouver l’ouvrage recherché.
Voici l’adresse e-mail :    
trouve.tout.livre@wanadoo.fr

La croisière s’amuse…    emoticone    

En septembre nous avons vécu de bien jolies vacances, tranquilles et amicales à bord d’une péniche sur le canal du Midi. Partis de Colombiers sur cette péniche qui est en réalité une minuscule « maison d’hôtes » à bord de laquelle Raphaël donne chaque jour quelques heures de cours de dessin (perspectives… avant tout), acrylique, fusain, aquarelle, etc. Bernadette nous soigne aux petits oignons dont elle orne ses délicieuses salades, ou nous mijote, entre deux lignes de son livre du moment, potées savoureuses. Les chambres à coucher étaient un peu petites mais  »grands » les moments à l’extérieur de la péniche ou sur son toit. A bord, nous n’avons pas bu l’eau du canal… ah non !!! Nous ne sommes allés que deux fois au restaurant le soir car on avait du plaisir à être ensemble. Sauf le dernier soir lorsque Raphaël s’est laissé aller et a sauté à l’eau en toute fin de soirée !!!   

 doucement... on glisse  pniche2007359.jpg  pniche20074201.jpg pniche2007465.jpg

 premier dessin au fusain premier dessin au fusain     pniche2007301.jpg  et voici le modèle 

Bernard et moi, étions censés peindre et dessiner… certes nous avons utilisé pinceaux, fusains, papier, toile… difficilement, car il fallait pour cela lâcher nos verres! Les résultats n’ont pas été fantastiques mais il faut un début à tout, n’est-ce pas ? L’environnement était si beau, les lumières superbes que je ne pouvais qu’avoir l’impression de faire du barbouillage. 

coule... la vie pniche2007362.jpg pniche2007360.jpg pniche20072791.jpg
Et puis, il y avait d’autres attraits…   se laisser vivre sans n’avoir rien d’autre à prendre en charge que soi-même, voilà avec Michèle, ce que nous avons apprécié par dessus tout. Tous les jours nous avons beaucoup ri. Parfois à gorge déployée… jusqu’à en avaler une mouche en vol… heureusement après quelques gros efforts… elle est ressortie !!!

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Avec Michèle et Bernard nous avons aussi visité la petite ville de Capestang où nous sommes montés au sommet de la Collégiale, d’où la vue est superbe sur toute la région. Depuis le temps que nous la voyions depuis la péniche à travers les arbres, tantôt à droit, tantôt à gauche! Même Bernard a eu le cran de monter! Vous dire combien la pause sur la balançelle de la jolie petite place du village a été appréciée est superflu, n’est-ce pas ?
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Mais le vendredi fut vite là et nous avons décidé de passer encore une soirée ensemble à Avignon. Malheureusement, ni la table ni le confort ne furent à la hauteur du tarif   Nous avons fait connaître à Michèle et Bernard notre « coup d’coeur » : la Villa Agapé de Michèle de La Pommeraye.
C’est un havre de paix idyllique au centre d’Avignon où j’étais allée aussi avec Jojo (ma soeur) et qui avait adoré, bien entendu. 

pniche2007101.jpg   pniche2007099.jpg   pniche2007089.jpg A ce jour de l’été 2015, la Villa Agapé n’existe plus en tant que chambre d’hôtes., hélas Je crois qu’elle a été vendue à une famille.

Rencontre originale dans le Parc Forillon

Classé sous CANADA Le Québec — zuppigerjeanpierre @ 15:04

D’orignal nous ne voyons que les noirs et jaunes sur les panneaux routiers. Pourtant, soudain, un nouveau panneau nous prévient: « Les animaux ne sont pas que sur les panneaux! » (photo Cap Rosiers). Mais notre curiosité n’est toujours pas satisfaite et nous désespérons de voir un orignal vivant, depuis Montréal qu’on nous le promet en les signalant constamment sur le bord des routes… pourtant nous nous sommes bien enfoncés dans les bois par des routes pas goudronnées. Nous avons pique(ah oui)-niquer en guettant l’ours et l’orignal qui devaient rire sous cape derrière les buissons. Quand j’écris pique, en effet, on s’est fait assaillir par les moustiques et les mouches noires. On en était couverts, ils entrent dans nos oreilles, nos narines, sous nos lunettes, se collent à notre sandwich, nous les sentons crapahuter dans nos cheveux, pouah! Et en plus, elles piquent ces sales bestioles. Moi surtout, avec mes cheveux blancs brillant au soleil qui semblent les exciter. On n’a « pas fait vieux » et tout penauds avons repris la route pour Murdochville. Amélie, je t’assure que nos « crapules de mouches » à Peney, bien que très envahissantes ne sont pas si pénibles à vivre

Pour parcourir entièrement la pointe extrême de la Gaspésie nous traversons par le parc Forillon. On nous conseille de rouler à 30 km/h. Bon, allez… on ne sait jamais! Le paysage est celui d’une banale (pour moi) forêt du Jorat, un peu plus serrée. Soudain une ombre surgit à ma droite. Merveille! Mme Orignal est à mes côtés, à deux mètres! Puis son petit poulain arrive en trottinant pour chevaucher à sa gauche, plus près encore. C’est beau mais je les imaginais plus grands de taille. Ils filent « gentil-joli » le long du chemin qui forme à cet endroit une boucle. Nous nous en retournons donc doucement et alors là que voit-on? Le mâle! Grand, immense, brun-noir, le poil luisant, le panache plus clair autour du cou, large et haut. Il a l’air inquiet. Il se retourne et me regarde. Je sors de la voiture et le photographie. Je ne peux plus arrêter. Il voit une autre voiture au loin, en sens inverse. Hésite, revient sur ses pas, retraverse la route. Personne ne bouge plus pour lui laisser le temps. Mais le voilà qui revient sur ses pas car il sait où est partie sa famille. Il traverse la route une dernière fois, en regardant dans notre direction. Il est majestueux, silencieux, courageux. C’est plus haut encore qu’un grand cheval et sa tête est étroite mais très longue. On n’en peut plus… c’était trop beau!

capdesrosiers005.jpg  capdesrosiersgaspperc022.jpg  maman et son petit  capdesrosiersgaspperc023.jpg papa (majestueux) suit

Pleins de cette émotion nous continuons notre route lentement en demandant au grand ordonnateur de notre monde de préserver encore très longtemps ces bêtes majestueuses (et les autres) dont le territoire se rétrécit de jour en jour. Mais aujourd’hui, il est à relever aussi que de jour en jour, conscience de l’urgence est prise et assumée par quelques-uns.  La route jusqu’à Gaspé est bordée de merveilles. Parfois on pourrait se croire en Normandie car les bandes de pelouses verdoyantes, piquées de maisons blanches, lèchent la mer. La baie plus loin on se croirait en Suisse car les vaches paissent à l’abri de sapins dans des pâturages. En Bretagne soudain car il n’y a plus que des rochers, des falaises et plein d’oiseaux qui les survolent. Ou encore sur la Côte d’Azur car il y a des pins maritimes aux écorces rouges qui tranchent sur le bleu de la mer. Seul l’étendue des paysages me rappelle que je suis en Amérique du Nord, au Canada… en Gaspésie. 

Nous poursuivons jusqu’à Rivière-au-Renard et Cap-des-Rosiers, où nous dormons. Suite dans « Gaspésie ».

La Gaspésie

Classé sous CANADA Le Québec — zuppigerjeanpierre @ 0:16

Fin de la traversée Baie-Comeau-Matane
Depuis le temps que Félix Leclerc, lui et ses souliers,  Gilles Vigneault et son pays d’hiver ainsi que Claude Léveillée et ses grands chevaux de feu m’en avaient donné l’envie… je suis en Gaspésie ! C’est sous la pluie toujours battante, que l’on continue sur Petit Matane où, cherchant un musée régional, nous « tombons » sur la Maison Horace Bouffard. Pensant à nos amis d’Algérie nous sommes entrés.  Cette famille-là détient une distinction du Guiness pour sa performance originale! Imaginez la chose : 6 garçons descendant d’une même famille ont marié six filles descendant elles aussi d’une même et seule famille (Durette ou Duret, c’est selon).
matanemtlouisdestpierre015.jpg    matanemtlouisdestpierre014.jpg construction d’époque :  matanemtlouisdestpierre005.jpg sans clous!
www.gaspesie-guidetouristique.com/La-cote/Musee-Maison-Horace-Bouffard/  

Ensuite, Cap Chat, Ste Anne des Monts avec visite d’un petit musée de la faune aquatique du St-Laurent. Là aussi ces canadiens m’étonnent. Avec un spray désinfectant on vous asperge les mains afin que vous puissiez les plonger dans le bassin pour y ceuillir puis palper les quelques concombres de mer, coquillages et oursins qui y survivent. Un peu plus loin, un autre bassin où, stupéfaction, nous découvrons des langoustes bleues, vertes et oranges aux pinces ligotées… en lisant le panneau explicatif on apprend que les peintes en bleu (car hélas c’est bien de la peinture et pas une originalité de Dame nature) ont 5 ans, les oranges, 7 ans et la verte, 9 ans !

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Après deux jours de pluie, qui nous ont donné l’occasion de faire de belles photos sous un ciel orageux, de nous reposer un peu, nous sommes contents de retrouver le soleil! La queue d’Ike s’est dissipée dans le paysage que l’on a découvert magnifique ce matin à Mont-Louis. Une jolie petite baie, bien tranquille, quelques jolies maisons posées sur les pelouses naturelles façon « Normandie ». Une auberge bien sympathique, de jolies petites chambres un peu kitch mais surtout au rez-de-chaussée, un bon resto « L’Eau à la bouche »! Le patron aux casseroles et la patronne coquette et accueillante. Des voisins de table, un couple du village, avec qui nous avons « placoté » un moment nous ont promis l’orignal de nos rêves pour bientôt ! Une bonne nuit réparatrice et au petit matin ensoleillé, nous reprenons la 198 en direction de Murdochville, passant entre la réserve faunique des Chic-Chocs et la contrée de Haute-Gaspésie.

Concernant les orignaux, nous avons tout loisir d’en croiser beaucoup, mais des noirs sur fond jaune et pendus à un mètre cinquante du sol! Soudain, un nouvel avertissement: « Les animaux ne sont pas que sur les panneaux » ! Notre curiosité n’est donc toujours pas satisfaite et nous désespérons de voir un orignal vivant… pourtant nous avons pris des chemins de traverse, nous nous sommes enfoncés dans les bois par des routes non goudronnées. Avons même tenté un pique(ah oui)-nique pour guetter silencieusement l’ours et l’orignal. Quand j’écris pique, en effet, je me fais assaillir par les moustiques et les mouches noires. Je suis couverte, tout ce petit peuple visitent mes oreilles, mes narines, s’enfilent derrière les verres de mes lunettes, se collent à mon sandwich. Je les sens crapahuter dans mes cheveux, pouah! Ben, taberniou! elles piquent ces sales bestioles! Je crois que mes cheveux blancs brillant au soleil les émoustillent. J’empoigne mon écharpe et me déguise sitôt en touareg rose. La citronnelle n’a aucun effet sur cette bande de voraces minus. Ayant ameuté tous leurs copains et copines, ces sales insectes s’en prennent finalement aussi à Jean-Pierre. Seulement, si nous sortons « les grands moyens », une bombe prévue pour les contrées encore sauvages (entendez par-là marécageuses), c’est nous qui serons incommodés, alors, penauds, nous nous rendons, nous capitulons devant tant d’agressivité et tant pis pour l’ours et l’orignal qui rient sous cape derrière les buissons. 

Murdochville, au centre de la Gaspésie, est une récente petite ville (1955), aux rues larges et rectilignes, un croisement avec feux réglemente sa faible circulation. Elle est blottie au pied de collines dont les cicatrices commencent à s’estomper. Murdochville possède 165 km de galeries souterraines et cela laisse des traces. Son sous-sol était riche de cuivre et a été exploité durant presque un demi siècle, jusqu’à il y a à peine une dizaine d’années encore. Aujourd’hui elle semble avoir trouvé une nouvelle vocation: les touristes affluent pour visiter une partie de dites galeries et son musée, ou pratiquer le golf. En hiver, ils affluent pour glisser sur ses pentes enneigées skis aux pied ou à califourchon sur un motoneige. Les enfants aperçus semblaient plus libres et plus joyeux qu’ailleurs.
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Toutefois, curieuse de savoir comment pour eux peut se faire au mieux le passage en scolarité à l’extérieur, par exemple à Rimouski ou à Québec, j’ai posé la question aux Zuttel et la discussion a pris une tournure négative et apporté un sacré bémol à mon interprétation des choses vues. Il semble que l’Etat soutiennent la population de cette ville depuis la cessation des activités des usines et que ses habitants, pour la plupart maintenant sans travail, s’adonnent à la boisson ou autres dérivatifs peu « catholiques ». La situation me fait penser aux aborigènes d’Australie, par exemple! Quel avenir pour cette jeunesse ?

Retour sur les côtes. La route jusqu’à Gaspé est bordée de merveilles naturelles et construites.
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Une succession de petites baies dans le fond desquelles se serrent de charmants villages. Les maisons bicolores, en bois peints souvent aux tons pastel, sont pour la plupart ourlées de galeries étroites sur le plancher desquelles des fauteuils, en principe par paire, attendent l’heure du repos derrière les balustrades de dentelle. Les toits sont parfois rouge vif ou bleus, verts ou gris, ou noirs. Les plus beaux à  mon goût ce sont ceux des églises que sous le ciel bleu je ne me lasse pas de contempler. Ils sont en aluminium, comme recouverts de papier chocolat bien lissé, ils brillent sous le soleil. Et lorsque le ciel est orageux, ces toits blancs que l’on aperçoit de loin ne s’en détachent que mieux. Quelle allure! Les églises souvent paraissent démesurées par rapport à la taille du village et il est impossible de les rater. Parfois on pourrait se croire en Normandie car les bandes de pelouses verdoyantes, piquées de maisons blanches, lèchent la mer. La baie plus loin on se croirait en Suisse car les vaches paissent à l’abri de sapins dans des pâturages. En Bretagne soudain, car il n’y a plus que des rochers, des falaises et plein d’oiseaux qui les survolent. Ou encore sur la Côte d’Azur car il y a des pins maritimes aux écorces rouges qui tranchent sur le bleu de la mer. Seul l’étendue des paysages me rappelle que je suis en Amérique du Nord, au Canada… en Gaspésie. En Gaspésie où les noms des villages eux aussi sont colorés: Manche-d’Epée, Cap-Chat, Cap-des-Rosiers, Cap-aux-Os, Rivière-au-Renard, Coin-du-Banc, L’Anse-pleureuse, L’Anse-à-Beaufils, Penouille, Ste-Fidèle-de-Restigouche, etc. etc

Gaspé :  nous sommes à la moitié de notre voyage dans le Nord « habité« .. à la pointe de la Gaspésie.

Nous dormons dans un chalet-motel entre deux villages, au-dessus d’une petite anse et au matin, marée basse, JP tape à la fenêtre en me faisant de grands signes. J’écarquille mes yeux et que vois-je ? un phoque étalé sur son gros caillou. Je sors, appareil en main, retiens mon souffle. Puis, remise de mon émotion, je siffle: il me regarde. Je me déplace: il me suit des yeux. C’est magnifique! Je resterais volontiers encore quelques heures à jouer ainsi avec lui mais nos estomacs crient famine (les pauvres) et nous poursuivons pour aller petit-déjeuner (tout près) à 10 km… On s’installe sur une jolie terrasse boisée avec vue sur la mer, au soleil déjà bien tiède. Un bon café « régulier » – léger donc – et qui nous convient parfaitement. Du pain grillé, une belle omelette au jambon, du beurre, de la confiture, du jus d’orange… paradisiaque jusqu’à ce qu’arrive dans notre dos un gros camion frigorifique qui vient livrer et ne peut éteindre son moteur…  deux minutes après, sous la terrasse cette fois, devant notre nez, le camion des poubelles vient charger! Nous qui nous trouvions « chanceux » de déjeuner seuls et tranquilles dans un tel cadre sur une si jolie petite terrasse ! Oui, c’est juste, faut le dire, ils ne sont restés qu’environ dix minutes alors on a pu bien pu en rire. Après ce joyeux intermède, on repasse Gaspé pour boucler la boucle et avons aperçu de loin LE rocher : Percé ! Me réjouis de le voir de près.
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En route nous serons lents car, en cette saison où les touristes ont déjà  fui, la marée chaussée profite de repeindre les lignes de sécurité. Nous sommes pris derrière leur large machine qui peint en même temps, la ligne blanche de droite et la jaune du milieu, sur pas mal de km… donc nous avons tout loisir d’admirer le paysage et les jolies maisons que l’on voit au bord de la route, une riviera très jolie …percbaleines009.jpg
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13 septembre 2008

Côte Nord du St-Laurent: Tadoussac à Baie-Comeau

Classé sous CANADA Le Québec — zuppigerjeanpierre @ 19:02

Betsiamites – Ragueneau
Il faut absolument que je vous parle de Betsiamites ou Pessamit, pour moi ce fut … une découverte bizarre. Je vais tenter de vous expliquer : ce fut comme si, berçée depuis une ou deux heures, confortablement installée dans un fauteuil non pas de voiture mais de salle de cinéma, toute captivée par le film, pas dans la réalité, je ressentais brusquement une poussée en avant en me retrouvant aussitôt dans l’écran, dans le film, dans l’action. Etrange! Un village d’environ 3’000 âmes mais pas comme les autres. Pas de couleurs vives, que des maisons d’un modeste étage, deux larges routes pas bien goudronnées, des poteaux électriques outrageusement décorés de câbles de toutes sortes, du linge suspendu devant la maison sur le terrain qui n’est pas un jardin, des énormes paraboles pour TV, pas de fleurs ou très peu, quelques cyclistes, une ou deux viotures, de rares piétons, un quad. J’ai voulu en faire le tour. Betsiamites est au bord du St-Laurent et paraît d’une autre époque. Un village ouvrier et pour cause, on constate que c’est le seul village complètement occupé par les vrais autochtones : les innues. On leur a parlé, c’est pas facile à comprendre mais ils sont très avenants. L’Etat leur avait fourni un joli site pour touristes avec tippis, rivière en cascade, joli hôtel en bois et restaurant dans un site boisé. On leur avait paraît-il mis à disposition du personnel qualifié pour leur enseigner comment faire fonctionner tout cela. Le site se nommait « Centre de villégiature Papinachois » et fonctionnait très très bien, les touristes aimant cet endroit différent et assez bien reconstitué mais c’était sans compter avec l’esprit innu. Probablement trop sophistiqué pour eux ils ont préféré revenir à leur mode de vie et une « délégation » a brûlé les tippis et laissé le reste du site à l’abandon.  »Le Routard », n’est pas au point à ce jour puisque ce site n’existe plus. Nous avons fait le tour de ce qu’il en reste: poutres, pans de cabanes, pierres… que je ne leur jetterai pas car ils n’ont peut-être pas tort. Pourquoi se mettre tant de soucis sur le dos alors que tout va bien dans leur village modeste certes mais où ils vivent sereinement.

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Nous sommes arrivés à Rageneau vers 19h. au soleil couchant et pleine lune « levante ».Nous nous sommes arrêtés au premier gîte correct et devant lequel il y avait un homme. On commençait à croire que le village avait été déserté. Une grande chambre, avec moquette épaisse pas vraiment vraiment dernière neuve mais une vue magnifique sur le fjord. Au souper, j’ai lu sur mon set de table du snack du coin, qu’à Rageneau – et dans le Québec entier, je pense -, lorsque la voiture est cabossée on ne va pas chez le carrossier mais qu’on emmène plutôt son char au « débosselage ». Ca me paraît ben logique tout ça! A part cela le souper (envie de pâtes), c’est facile hein? et ben… si on donnait  »ça » comme « assiette skieur » sur les pistes de ski on n’aurait plus personne! Là en haut c’est encore plus difficile de comprendre la majorité des gens. Même les jeunes nous regardent comme des martiens si on redemande l’explication. De la bande qui riait à gorges déployées et des trois vieux qui parlaient fort, on ne comprenait qu’un mot sur trois et encore… Au petit déjeuner que nous avons pris tous les 4 ensemble, Roland Michaud a confirmé ce que nous avions cru comprendre hier au soir: c’est un adorable original. Il s’est construit, depuis son chômage, une importante pisciculture qui sans compter son épouse (dont je ne me rappelle plus le prénom) est sa grande passion, juste après Jésus. Auparavant il a travaillé comme une « bête » dans les barrages de Manic V et peut-être le III aussi. Une force de la nature. Il nous a raconté et nous ne doutons absolument pas de sa parole… qu’il y a quelques années, en période de chasse à l’orignal – donc en octobre/novembre – la bête traquée n’a été que blessée. S’étant traînée dans la rivière au fond des bois il n’était pas possible à trois hommes seulement de la remonter. Une telle perte n’étant pas concevable pour eux. Un orignal mâle est plus haut et plus grand qu’un cheval, sans compter son extraordinaire panache. Roland s’est donc dévoué et intégralement déshabillé. Jeté à l’eau pour achever l’animal et le « vider » afin qu’il soit moins lourd. Ensuite, rhabillé, à trois ils ont pu hisser leur trophée.Ensuite, Cap Chat, Ste Anne des Monts avec visite d’un petit musée de la faune aquatique du St-Laurent. Là aussi ces canadiens m’étonnent. Avec un spray désinfectant on vous asperge les mains afin que vous puissiez les plonger dans le bassin pour y ceuillir puis palper les quelques concombres de mer, coquillages et oursins qui y survivent. Un peu plus loin, un autre bassin où, stupéfaction, nous découvrons des langoustes bleues, vertes et oranges aux pinces ligotées… en lisant le panneau explicatif on apprend que les peintes en bleu (car hélas c’est bien de la peinture et pas une originalité de dame nature) ont 5 ans, les oranges, 7 ans et la verte, 9 ans !

Un petit tour par le Cap-de-Bon-Désir, Les Escoumins, on passe; puis la Pointe aux Outardes pour admirer leur vol lourd et aussi bien structuré que ceux de la Patrouille de France.

Baie-Comeau
Nous avons quitté la côte nord du St-Laurent par un beau soleil. Durant l’attente du bateau une petite pluie, distribuée par quelques nuages est venue étaler les salissures du pare-brise puis, de plus en plus de nuages s’agglutinent; de plus en plus sombres, déversant une pluie battante et du brouillard. De la traversée de 2h30 vers la Gaspésie, nous n’avons rien vu que de l’eau de haut en bas et de large en long. Nous avons donc « soupé » à bord et… incroyable mais vrai : Jean-Pierre n’a pas été malade ! Rejetés à la nuit déjà tombée par le traversier sur le quai détrempé de Matane, nous partons illico à la recherche de notre hôtel réservé depuis Ragueneau. Illico, façon de dire, car il n’y aucun bus prévu pour emmener en ville les passagers et que nous pourrions suivre. La voiture peine à retrouver « pneus terriens » et nous, au milieu de ce brouillard dense effaçant cette ville plate et quadrillée, nous tournons en rond un peu trop longtemps. L’Hôtel est une jolie demeure victorienne mais notre chambre n’était pas terrible. Au matin après le petit déj, nous avons continué mais sans pouvoir goûter à leur beurre de fraise, spécialité de la maison, car ils attendent l’arrivée des fraises de Californie pour en refaire. Donc en fait, on a rien raté!!!

 

 

12 septembre 2008

Le Fjord du Saguenay

Classé sous CANADA Le Québec — zuppigerjeanpierre @ 2:09

Découvrir le fjord du Saguenay
Nous arrivons enfin à Baie-Sainte-Catherine, à quelques kilomètres du Saguenay. On découvre le fjord depuis Pointe Noire, en face de Tadoussac. Nous y admirons les sauts joyeux de nos premiers belugas, et entendons, magie, le souffle des baleines que nous ne voyons pas tout de suite car elles ne sortent pas beaucoup de l’eau. L’endroit est évidemment très tranquille à cette heure de fin de journée et donc silencieux. Que c’est beau d’écouter ces souffles! Nous irons en face, à Toudoussac, après le tour du Saguenay que l’on prévoit jusqu’à Chicoutimi.

Un après-midi, en empruntant, comme on aime à le faire, un bout de chemin dans les bois, nous arrivons au sommet d’une petite colline et devant une maison (cul-de-sac). C’est souvent ainsi ici. En redescendant, le monsieur que nous avions croisé dans le chemin avec sa débrousailleuse monte à notre rencontre. On s’arrête et on placote un peu. C’est la maison de la famille de sa fille là-haut, il s’est demandé que pouvaient bien venir faire ici ces étrangers? On raconte l’esprit de notre voyage et apprenons qu’il rêve aussi de voyager et qu’il se réjouit de sa retraite! C’est Jean-Yves!

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Ste-Rose-du-Nord
En suivant les conseils de mon vieux copain « Guide du Routard », en pique-niquant avec les moustiques et les mouches noires, en cherchant aussi l’ours et l’orignal et en passant rapidement par Chicoutimi, nous sommes arrivés à Ste-Rose-du-Nord. Le village lui-même est déjà sympa, lové en cul-de-sac au fond de la vallée dans une petite baie. Il est presque 14 heures quand nous arrivons et avons au ventre « un petit creux » et plus de sandwich. On opte donc pour le seul « resto-bar », au bord du quai qui fait 50m. au moins. On n’est pas à Ouchy! Nous entrons. Nous apprenons par un immense poster qu’un film s’est tourné ici cet hiver 2008 et SVP, avec Pierre Richard : « Le bonheur de Pierre » de Robert Ménard qui devrait sortir en novembre 2008. Si le Grand blond à la chaussure noire a dégusté une poutine ici, agla et JP peuvent bien le faire aussi! Hardi Madame, on y va pour une poutine! Ah, non, tout de même, faut pas pousser madame : une petite SVP, juste pour essayer! Depuis le temps qu’on nous en parle de la poutine… des frites molles, des espèces de gnocchis de frometon arrosés d’une sauce brune (style Knorr toute prête) que l’on vous assure, soit au poulet ou au… je ne sais pas quoi ! C’est bouffable, enfin tout juste ! 

Le gîte « Manoir de l’Anse » se trouve en bas de la « Descente des Femmes », sur le versant est de la colline, au pied d’une autre petite baie, sans quai mais ourlée d’une large plage à marée basse. C’est magnifique. Bucolique à souhait. La Petite maison dans la prairie, au bord de la mer. Nous sommes bien accueillis et avons pratiquement un trois pièces pour nous tous seuls. Les touristes sont tous retournés au boulot… Nous avons passé deux nuits dans cette maison et cet environnement tellement on s’y sentait bien, même s’il a plu la moitié du temps. Personnellement j’ai découvert les marées montante et descendante. La jolie petite barque échouée hier soir sur la grève, ce matin se dandinait joyeusement. Janoche si tu avais été là tu aurais bien aimé: on a joué à observer se noyer progressivement sous nos yeux les cailloux de la plage, environ 3 cm en 10 minutes mais pour être sûrs… on est resté beaucoup plus longtemps! La maîtresse du gîte nous a invités à rentre visite aux cabanes des pêcheurs à la « pêche blanche », jolis cabanons au repos dans la clairière envahie de moustiques. La citronnelle ne suffisait plus, on a dû rentrer rapidement. Ces cabanes attendent que les frimas de l’hiver paralysent par le gel les eaux du fjord sur des centaines de mètres. Tractées par une chenillette jusque sur la glace, elles seront utilisées chaque jour par quelques pêcheurs pour leur propre nécessité ou louées pour un demi, voire un jour complet, à des touristes canadiens. La dernière grosse prise ici à Ste Rose en 2006 fut un poisson de 230 kg … pêché par une femme! Dans ce paradis terrestre, moi qui n’aime pas le froid, j’aimerai pourtant un jour voir le fjord gelé et piqueté de toutes ces cabanes colorées, participer ou du moins assister à toute cette animation. Je dis paradis terrestre… pour les poissons aussi… car la pêche n’est pas pratiquée en été, mais je peux vous assurer que les habitants se nourrissent d’autres choses bien consistantes. Depuis mon enfance à Servion, je n’avais plus revu cela et les souvenirs ont jailli: visions, odeurs, bruits! Les voisins de « notre » maison (il y a deux maisons dans le coin!) ont tué le cochon! Que dis-je ? les cochons. Car pendant que l’un se faisait ébouillanté, rasé, pelé, écartelé, vidé… l’autre attendait son tour, étalé, en grognant sagement. J’ai demandé si les deux trous qu’il avait sur le groin était les trous de balles (sans jeu de mollets, SVP). Oui! Mais au premier coup il s’est enfui alors il a fallu le rattraper, mais bien coincé, la deuxième balle lui a été fatale. Lorsque la « dernière minute » du second est arrivée, je me suis éclipsée… Jean-Pierre également! Nous sommes partis sur notre joli chemin de la plage. Avons juste entendu un coup de pétard. Avons attendu, résignés, le deuxième! Mais non, pas de second coup. Il a eu plus de chance que le premier, ou il en avait assez d’attendre et il est mort sans hésiter. Le sien, babines retroussées (pour la forme), suivait la scène en y mettant du chien, nous aboyant pour justifier probablement de sa quote-part mais branlant la queue dès que je lui parlais. 

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Partis ce matin de notre gîte de Ste-Rose-du-Nord presque à regret tant ce petit coin ressemble à un paradis de mon goût. 

Ste-Basile-de-Tableau – Baie Ste-Marguerite
Durant la journée nous nous sommes arrêtés dans une anse splendide (l’Anse de Roche), que tous les guides recommandent. Mais bien qu’armés de nos bombes… anti-moustiques, nous avons très vite renoncé à parcourir le kilomètre de jolie balade qui nous séparait du point stratégique pour l’observation de toutes sortes d’oiseaux et de belugas. Avec la rivière Ste-Marguerite à côté… c’est infesté!

 

Plus bas, enfin arrivés à ce fameux Tadoussac dont tout le monde parle. Oui c’est une sympathique ville (que nous avions l’autre jour en face de nous depuis Pointe Noire à Baie Ste-Catherine) toute en pente douce jusqu’au bord des eaux mélangées du St-Laurent et du fjord Saguenay. A cette pointe, le lit de cette baie est profond d’environ 300 et quelques mètres, il remonte en falaise ce qui fait que les eaux de l’Océan, repoussées par le courant froid du Labrador, s’y écrasent en remontant tourbillonnantes à la surface, enrichies de plancton et de krill… d’où l’affluence des baleines, bélugas, marsouins, phoques, etc. Une belle grande église au toit rouge vif côtoie de près, sur une pelouse vert pétant et tondue à ras, un joli grand hôtel (sûrement le plus ancien) et dont le toit est tout aussi rouge. Vu comme ça c’est déjà très joyeux mais il y a encore toutes les petites terrasses des nombreux bistrots, jolis restos et bien quelques boutiques. Par ci par là quelques pins rouges. Une animation « dolce vita » et une atmosphère qui nous ont fait penser aux sixties tropéziennes. Difficile aujourd’hui d’imaginer les températures hivernales.
tadoussac         les toits éclatants de Tadoussac          strosedunordcabane004.jpg

 

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