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30 juillet 2009

L’Estrée nous incite à une belle balade « à travers Ropraz »

Classé sous SUISSE — zuppigerjeanpierre @ 21:32

Empreintes… tel est le terme choisi par Alain Gilliéron pour marquer les vingt de son « enfant » : l’Estrée. Une quinzaine de jours à travers Ropraz pour célébrer l’ouverture de cette autre grange merveilleuse. Une balade bucolique dont je suis revenue, comme « d’un autre temps » peut-être que d’autres en sont revenus comme « d’une planète inconnue »… c’est-à-dire de loin !  

ropraz017.jpg J’ai débuté la balade dans les locaux magnifiques de la Fondation de l’Estrée pour admirer le travail de l’artiste « tatooeur » Christophe Margot ainsi que le courage de ses… patients. Des murs ont jailli les peintures fantasmagoriques et vibrantes de Filder Algustin Pena, indien péruvien Shipibo. Riches de couleurs et de formes, elles représentent des rites et symboles chamaniques de son peuple vivant aux abords du fleuve Ucayali. Elles sont fortes et m’ont dansé sous les yeux et dans le dos. Je crois qu’à l’étage, belle initiative encore, le film « Home » d’Arthus-Bertrand pouvait être regardé mais l’ayant déjà vu deux fois…  

A l’extérieur, je suis descendue au fond du ravin par le sentier herbeux et après avoir chaussé les bottes mises discrètement à ma disposition, me suis assise sur le vieux banc dans l’eau du ruisseau, sous le petit pont, bien plus vieux que le banc. J’ai admiré le ciel vert de la frondaison, les reflets et les éclats du soleil dans l’eau, j’ai respiré.  ropraz081.jpg  Ensuite j’ai observé une fourmilière censée être accompagné de musique mais les écouteurs s’étaient « volatilisés », puis un arbre extraordinairement beau que la tempête de grêle a hélas déraciné le lendemain. Sous le grand arbre suivant, un autre banc accueille, sous le grand noyer, quelques personnes captivées par la voix de Christophe Balissat lisant des textes de Gustave Roud.

Au Moulin, flash sur le travail des femmes kenyannes cultivatrices de maïs… arrêt sur image pour laisser le temps au maître des lieux de nous affirmer que juste chez nous, ici dans ce petit coin de Terre, les céréales aussi sont essentielles et que pas moins de 2000 tonnes par année transitent par ce moulin. Tout tranquillement je suis arrivée à la forge.

Quelle forge ! un atelier remarquable, un véritable tableau monochrome dès le pas de porte  ropraz052.jpg  ropraz065.jpg  ropraz062.jpg. En grimpant l’escalier j’ai pris le temps de contempler le magnifique coq italien qui se pavanait au-dessous dans l’herbe verte mais, arrivée à l’étage, pas de Vincent Desmeules. Toutefois j’ai été « galvanisée » par ses sculptures. Tombée en admiration devant le balancement délicat de ces masses noires pleine d’aspérités dont une des faces lisse et brillante jouait si bien avec le jaune or du mur voisin… j’ai pensé à ce moment-là à Chloé et Colin dans l’Ecume des jours de Boris Vian.  

Puis c’est Chantal Quéhen, artiste peintre que nous rencontrons. Elle aquarelle, ou dessine à l’encre, de beaux arbres, des détails de verdure, de fruits. Elle en construit une histoire dépliante, originale et harmonieuse, motivée en cela par les récits des visiteurs concernant la récente tempête de grêle! 

ropraz016.jpg   ropraz2001.jpg   ropraz025.jpg   ropraz077.jpg   ropraz075.jpg   ropraz057.jpg

Un peu plus loin une jeune artiste peintre a osé « s’attaquer » à la plus riche façade (en portes et en vieilles pierres) de la rue. Le fond est posé, il est tout simplement formidable de texture et de nuances. Les portes sont placées, il reste leurs teintes et leurs entourages de molasse… mais Sonia Trolliet ne tient pas forcément à la réalité… elle « attend » LA sienne! Je reviendrai pour la découvrir, j’aime déjà ce tableau !   ropraz011.jpg  ropraz007.jpg  ropraz006.jpg  ropraz009.jpg

Avec délice je me suis assise à nouveau sur un banc, face aux alpes fribourgeoises et j’ai écouté, ravie, les « Rêves » de Schubert. Au soleil agréablement tiède je me serais laissée bercer… si ce n’était pas que… (presque) un rêve…  ropraz033.jpg  ropraz079.jpg

Finalement, j’ai découvert, inculte que je suis, les poèmes de Jacques Chessex. Sébastien Gautier m’a ouvert les oreilles sur cette facette de l’écrivain dans laquelle j’ai cru retrouver l’atmosphère un peu sinistre qui plane dans ses livres et que je n’apprécie pas vraiment. Toutefois, notre excellent lecteur a compris mon sentiment et a finalement lu un poème d’amour que j’ai trouvé très doux et très beau.  

A Travers Ropraz, j’ai « sauté » hélas quelques postes : les improvisations au piano de Marie-Laure de Beausacq, les peintures de Marie Stürler entre autres peut-être. C’est très dommage mais je suis sûre que vous, vous aurez passé partout! Sinon, on reviendra dans vingt ans ou… l’été prochain !

Merci Alain et tous les participants pour ce cadeau ! 

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