Mercredi 21 octobre 200 9 – FIN et CONCLUSIONS :
Pour notre dernier jour, une petite halte au marché des senteurs du Pays de Sault : miels de toutes sortes, châtaignes nature, confites ou en purée, noix entières ou en bocaux, confitures de figues, vin de coings, vins bio et courants, pâtes de fruits, nougats, pommes, poires ainsi que leurs jus, etc. plein de délicieuses choses pour faire le plein d’énergie pendant l’hiver… et quelques kilos … peut-être !

Puis, nous filons à travers les campagnes par de toutes petites routes parfois vertigineuses. Nous nous arrêtons pour pique-niquer sur un emplacement que nous indiquent parce que installé par eux, des chasseurs sortant du petit chemin pierreux dans lequel nous hésitions à nous aventurer vu les détonnations entendues : c’est la chasse ici en ce moment ! Ils s’en vont et nous conseillent d’y aller tranquillement, y’a même la place pour la voiture et personne n’y viendra nous déranger… en effet, c’est une adorable clairière sous les pins maritimes magnifiques; leurs pives, leurs aiguilles odorantes et sèches crissent sous nos pieds. Ca sent bon le thym, la sarriette, le serpolet ou je ne sais quoi d’autre encore mais ça sent tellement bon et au soleil bon chaud, c’est un vrai bonheur.
Admirez cette luminosité du ciel le plus pur d’Europe il paraît
et je le crois !
Ensuite nous arrivons à Roussillon. Jean-Pierre ne connaissait pas ce beau village dans lequel l’accueil est … plutôt pas sympathique… et ses extraordinaires carrières d’ocres. Personnellement j’y étais déjà venue en 1994 avec Anouck et il y a 2 ou 3 ans avec Jojo. J’ai refait le tour complet avec plaisir et surtout contente avec mon nouvel appareil photos – d’ailleurs difficiles à bien réussir avec ses contrastes ombre-lumière.

Nous sommes remontés à Revest-du-Bion par la route la plus directe et le trajet fut très rapide. J’ai en core pu prendre quelques jolies photos de ce magnifique plateau d’Albion en fin de journée.

Dans 10 min. il fera nuit noir car ici le soleil « tombe » plus tard mais très rapidement que partout ailleurs, du fait que l’on est à 1000m.
Voilà, ce fut un échange très agréable que nous avons réciproquement souhaité prolonger de deux jours. Nous connaissons tous ou presque les grands classiques de la Provence mais cette région est particulière; on a beaucoup aimé, ainsi que l’atmosphère de ce village animé (ce qui manque à d’autres plus près des grands centres touristiques). Néanmoins, je suis pressée de retrouver mon confort qui n’est pas celui d’une résidence secondaire ! Alors documentez-vous bien avant de faire votre échange car certains échangeurs ne précisent pas que c’est une « résidence secondaire« . Assurez-vous que les priorités que vous souhaitez seront remplies (ustensiles, propreté, chauffage, aspect pratique de la maison, fraîcheur des matières de base que vous remplacerez en partant, voisinage, etc. etc.).
Ca c’est la photo de la (faim) fin pour cette fois… hélas j’ai pas goûté…
Vendredi 16 octobre 2009
Hier soir, JP nous a fait à la broche dans la cheminée, au moyen du génial tourne-broche, vétuste mais efficace, il fonctionne sans pile, une petite sonnerie de vieux réveil vous appelle quand il faut le remonter… ! C’était bien sympa sauf que le poulet du marché, dont j’avais dit à la fermière que je le trouvais un peu maigrelet… était sec et coriace… en finalité, un vieux coq tout juste pas descendu tout droit d’un clocher du coin…
Aujourd’hui samedi, nous sommes allés visiter d’autres villages dans les environs. Les champs de lavande ne ressemblent pas à celui-ci, piqué sur I., mais même sans les fleurs les champs sont magnifiques. Leurs touffes étêtées et presque argentées ondulant jusqu’au champ de terre rouge restent magnfiiques. JP en ceuille quand même un joli bouquet et j’en ai acheté un gros cornet pour les armoires de Jojo ! Annette aussi en a acheté, moi j’aime les sentir dans la nature mais pas dans mes armoires… bizarre bien sûr mais drôle de comparaison… : c’est comme le fromage de chèvre je l’adore chaud mais froid il me donne la nausée !

voici un bout de Montsalier
de Banon
de St-Christol 
Nous avons aussi vécu plein d’ambiances différentes et successives; c’est vraiment riche en émotions cette contrée :
des porcs heureux, des porcs tout gais quoi
c’est pas méchant, c’est juste pour le jeu de mots… laid, c’est vrai !
un berger, son chien et son troupeau de chèvres européennes courant après les glands

Voilà que demain sera déjà le dernier jour sur ce merveilleux plateau d’Albion. Nous ne regrettons vraiment pas cet échange que nous renouvellerons peut-être. Toutefois je serai contente de retrouver notre « chez nous » car je fatigue un peu de faire les étages pour jongler avec les ustensiles de cuisine et surtout on se réjouit de retrouver notre confort pour l’hiver. Nous sommes ici à plus de 950 m. et pas équipés ni installés pour les grands froids, le matin il fait 5 degrés. Le ciel bleu nous manquera pourtant cruellement, je le sais.
Jeudi 15 octobre 2009 :
Jeudi nous avons eu le plaisir de retrouver nos amis Viviane et Jean-Jacques pour dîner à Nyons. C’était fort sympa, on reparle avec bonheur de nos fêtes à notre caracola et des journées de baignades en Algérie. Ensuite eux sont allés vivre 7 ans en Nouvelle-Calédonie, puis 7 ans en Polynésie. Ne pouvant se refaire au climat froid du nord de la France d’où ils sont orginiraires… ils ont choisi Valréas et s’y plaisent. Ils sont 7 fois grands-parents grâce à leurs trois filles, dont l’aînée allait à l’école de Tlemcen avec Jean et la petite avec Anouck.
Dans cette région de la Haute-Provence nous ne cessons pas de changer de département et donc nous avons parfois de la peine à savoir dans lequel nous sommes. Le choix est toujours au détour de la route entre le Vaucluse, la Drôme, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes Maritimes et le Var encore. Bref, aujourd’hui, nous sommes remontés en fin d’après-midi sur notre haut plateau en longeant la très belle vallée du Toulourenc (tout sec) et en admirant les petits villages accrochés au flanc des collines. Les couchers de soleil sont somptueux je vous l’ai déjà dit je crois…
Aurel :
Brantes : 
Vendredi 9 octobre 2009
Facile à trouver ce village du haut plateau… tout droit devant nous… après de multiples « épingles à cheveux » comme pas possible, de vallées à regrimper et des traversées sinueuses d’autres beaux villages. Au bas de la rue, à gauche après la tour ronde, Michel Reynaud nous attend. Claudine ne tarde pas à sortir sur le pas de porte avec Amalia. C’est une jolie maison de village au volets rouge brique, qui forme l’angle de deux rues bien fréquentées mais seulement par les gens du village. Nous prenons une coupette de champagne, écoutons et donnons des explications sur nos logements respectifs. Celui dont nous prenons possession se compose de deux étages et demi. Une terrasse tout en haut nous offre un vue magnifique sur les toits voisins aux vieilles tuiles, sur les champs environnants et collines au loin, ainsi que des ciels splendides, surtout le soir. Les chats du quartier sont accueillants et surpris… par ces inconnus à l’accent si bizarre !
Villes-sur-Auzon
Gorges de La Nesque
Sault
En fin de journée, Roland et Annette débarquent à leur tour au coin de la rue alors que l’on se téléphone pour derniers repères… vive les natels ! On passe avec eux trois jours super sympas, à se balader, à manger et à bien rigoler, comme dab. On va à Sault, on se « farcit » les Gorges de la Nesque (vertigineuses), on passe à Montbrun-les-Bains, à Aurel. Nous monterons aussi le Mont-Ventoux qu’ils n’ont jamais grimpé et qui est véritablement une curiosité : on se croirait sur la lune. Tom Simpson qui espérait la décrocher (la lune) y a d’ailleurs laissé sa peau en juillet 1967 par 35 degrés et sans avoir à l’époque l’autorisation de boire de l’eau. Nous sommes montés jusqu’à son cénotaphe. A Bédoin où il fait si bon sur la terrasse, à Villes-sur-Auzon très sympathique village qui possède une excellente confiserie : mille feuilles et autres éclairs au chocolat ne dureront qu’un bref instant sous les assauts de Rolant et JP !!!

Nous sommes bien installés dans la résidence secondaire de Claudine et Michel Reynaud, à Revest-du-Bion. Cette maison de village appartient à leur famille depuis 300 ans… j’ai souhaité l’échange voyant sur le site qu’elle était entretenue avec amour et située dans une région qui nous plairait. C’est le cas, sauf que la résidence secondaire et bien c’est toujours pas les affaires dernières neuves que l’on y met… et l’aspect pratique est lui aussi secondaire… mais je m’y attendais un peu et à part ces détails supportables, nous y sommes bien. Une petite cuisine sur le toit avec tropézienne (plus utilisable pour manger depuis cette semaine car le soleil l’abandonne déjà vers midi). Mais la luminosité est fantastique, nous y prenons le petit déjeuner et le soir j’y prépare les repas que l’on mange en bas au rez-de-chaussée, à la grande table devant le feu de cheminée. Avec les Obrist on s’est fait une belle épaule d’agneau à la broche, hum !

Le village et ses gens sont sympathiques, vivant et tranquille pourtant sur son plateau frais mais d’une luminosité exceptionnelle… bien plus qu’à Faucon ou autres villages proches des villes il y a de l’activité : un bureau de poste, une épicerie, une boulangerie, un tabac, un café-bar et un restaurant ouvert tous les midi et le vendredi soir. C’est déjà beaucoup ! Autant qu’à Peney quoi… et Sault n’est qu’à 15 km. avec son nougat blanc et noir… de chez Boyer ! Plusieurs chats dans le village nous accompagnent lors de nos petites sorties à travers les ruelles, soit par deux, soit seul et par rue… chacun son territoire.
ptit déj.
souper

Les couchers du soleil sur ce plateau sont magnifiques, splendides. La luminosité est merveilleuse et dire que de Gaulle en avait fait une zone militaire, une « force de dissuasion »… étrange… d’ailleurs ! Il y a encore des bouts de terrains encerclés de barbelés électriques… on se demande pourquoi ? Même qu’il fait bien froid et sec maintenant, 5 degrés, c’est superbe avec un ensoleillement maximal ! Le paysan qui a des insomnies peut soit compter les moutons ou les chèvres… soit compter les pierres dans son champ… c’est incroyable ce qu’il y en a ! Impressionnant !
OVNI 
Les villages de Simiane-la-Rotonde, Aurel, Brantes, Montbrun-les-Bains sont parmi les plus beaux de Provence et surtout à cette saison ! De pierres jaunes, ocres ils sot souvent perchés et leurs ruelles resserrées sous ou autour de la place de l’église ou autour de vieux remparts, etc. Certes les boutiques ont portes closes pour la plupart en ce moment mais c’est génial de pouvoir se balader tout seuls.