L’autre soir nous étions, ainsi que Jacquotte (sa maman), invités par Patricia et Thierry à partager une raclette. Nous les avons retrouvés avec un immense plaisir. Marvin est magnifique, bien dans sa peau, à l’aise pour s’exprimer sur ce qu’il aime ou non et a des yeux aussi « de braise » que ceux de son papa. Patricia est toujours si modeste et sa gentillesse n’a d’égal que ses talents multiples d’infirmière, de cuisinière, de couturière-courtepointière, de plongeuse (pas qu’en cuisine mais pour nettoyer les coques de bateaux), de barreuse, d’institutrice (rôle de loin pas le plus facile), etc. A eux seuls ils forment une armada de spécialistes en tous genres que les touristes ou autres marins appellent souvent à la rescousse ou pour entreprendre des travaux délicats, ou des réparations difficiles et dans des matériaux spéciaux… qui ne le sont, bien sûr, pas pour Thierry. Ainsi ils gagnent en quelques mois de quoi continuer le voyage. Tous les deux, restent enthousiastes comme au premier jour; ne cessant de raconter leurs rencontres, leurs découvertes, leurs retrouvailles dans les ports (après sept ans, voyez-vous), leurs déboires, leurs colères, leur bonheur de vivre ce rêve commun. La revue : « Nautisme Romand » leur consacre 3 ou 4 pages, dans le dernier numéro qui vient de sortir.
Ils nous ont appris par exemple un tout petit peu de la vie des indiens Kunas, habitants des îles San Blas. Un archipel d’environ 350 îles et îlots sur lesquels règne le matriarcat, où il faut alleren pirogue construite sur place, chercher loin l’eau douce, où les femmes confectionnent des molas splendides. Une société avec laquelle ils sont passé trois mois à échanger techniques, conseils, idées et surtout partagé beaucoup de chaleur humaine, d’amitié. Il y a juste une chose qui me chicane, mais prise à fond par le récit de Pat je n’ai pas réagi sur le moment. Ce qui me chicane dans ce matriarcat c’est qu’une adolescente de 14 ans est décédée en mettant au monde son bébé qu’ensuite on voulait donner à Patricia et Thierry. Toujours le même dilemme : vivre libre, en totale autarcie, respecter les traditions ancestrales ? oui, mais de nos jours… ces filles sont-elles physiquement différentes des nôtres pour pouvoir assumer à 13 ans l’amour avec un homme « adulte », puis procréer en toute sérénité et complète insécurité ?
Marvin aime bien la neige mais se réjouit de rentrer « chez lui », sur son bateau. Il est déjà passionné par la navigation sur un Optimiste et adore surtout bricoler ou être sur le surf que papa lui a fabriqué et se faire tirer par lui, chevaucher les vagues… tout en se la jouant très vedette, paraît-il, parmi les autres bateaux de la baie. Par contre l’école est un sujet très délicat… que je n’ai abordé qu’avec Patricia, Marvin couché.
Allez voir leur site qui se trouve dans ma liste de LIENS ici à gauche. Vous n’en « décollerez » plus…
oui… les dents sont propres…
alors bisous avant le dodo