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13 avril 2010

Nous sommes à Paris !

Classé sous FRANCE Paris — zuppigerjeanpierre @ 17:11

dsc03472.jpg   6ème journée
On cale un peu, c’est fou ce que l’on marche : pratiquement 4 à 6 heures par jour, je suis fourbue d’autant que mon syndrome de Morton m’enquiquine… alors on lit, on somnole et puis on part tranquillement du côté de chez Alice et François qui nous ont invités pour l’apéritif. Ce sont nos prochains échangeurs. Tout se passe de manière fort sympathique et ne nous attardons pas car nous avons soirée théâtre à celui de La Colline : Les Justes de Camus : 2h30 sans entracte. On se réjouit beaucoup mais je serai déçue ! Voyez sur ma « page » Théâtre, elle vous en dira davantage.

Pour cette 5ème journée : le petit tour incontournable dans le 5ème
Nous avons pris le bus, puis le métro pour nous rendre à la place Monge, en face d’où habitait ma cousine Hélène au 11 de la rue de Navarre. Avons pour la première fois fait le tour des Arènes de Lutèce qui étaient envahies de visiteurs, surtout un groupe de Montréalais bien sympas qui trouvaient Paris très différent de leur première visite il y a 25 ans ! : plus propre, riche de beaux bâtiments bien refaits, de la modernitlé des expositions extaordinaires, des services souriants et efficaces dans les restos. On est tout à fait d’accord avec eux… La première fois que j’ai vu Paris et sa tour Eiffel, j’avais 9 ans… c’était un autre « monde »…

dsc03352.jpg   dsc0345.jpg   dsc03462.jpg   dsc0379.jpg   dsc03293.jpg   dsc03282.jpg

Pour l’heure, nous sommes remontés Mouffetard, puis, par les petites rues, arrivés sur le Panthéon. C’est vraiment sympa cette ambiance : plein de gens sont assis sur le parvis ou par terre sur les pavés, derrière les chaînes, ils mangent leurs sandwichs, boivent un peu, papotent tout joyeux en regardant au loin la silhouette estompée de la Tour Eiffel ou les cars étrangers qui font tous à la queue leu leu le tour de la place (en été… invivable, je pense). Il fait déjà très bon au soleil, on est redescendus sur le Boul’miche, croisé St-Germain, salué la Sorbonne IV, pris un pot devant le Palais de Justice (que je vais aller visiter) et traversé l’île St-Louis ainsi qu’un très joli marché aux fleurs, apprécié une belle collection d’orchidées, longé un bout les quais.

Ensuite, La Tour St-Jacques (4ème), il y a des lustres que je ne l’ai pas revue sans échafaudages. Seul vestige de l’Eglise de Saint-Jacques-de-la-Boucherie (quel joli nom…)… elle se trouve en face du théâtre du Châtelet. Bref, aujourd’hui, elle est pimpante et a très belle allure au milieu de son square agrémenté d’une jolie fontaine. Pensez donc, il était temps : elle a plus 500 ans, bon c’est vrai il a déjà subi d’importants liftings auparavant !

ces photos jp6ejour020.jpg   jp6ejour012.jpg  sont celles que JP a prises,            et celle-là dsc0402.jpg   dsc0385.jpg sont les miennes….

4ème journée
Ambiances parisiennes glanées ci et là, Place de la Victoire avec son, certainement, valeureux chevalier, puis autourdu Palais-Royal dont on découvre le beau et grand jardin ainsi que son « derrière » intéressant. On passe  La statue « Ecoute » d’Henri Miller entre Les Halles et l’église Ste-Eustache (Place René Cassin), elle est en grès de Burgogne et pèse 70 tonnes ! Aucun voleur jusqu’à ce jour ! Puis balade dans la somptueuse galerie Vivienne et le Passage Choiseul.

dsc03331.jpg  dsc03461.jpg  dsc03311.jpg  dsc03292.jpg  dsc03201.jpg  dsc0368.jpg 

dsc03541.jpg   dsc03471.jpg  avant – arrière  dsc03591.jpg     passage Choiseul dsc0362.jpg  dsc0336.jpg galerie Vivienne

3ème journée
Le quartier du Faubourg Saint-Antoine et de la rue de Charonne est vraiment génial à parcourir. A cheval sur deux arrondissements : les numéros impairs appartiennent au 11ème et les numéros pairs au 12ème. Je ne joue pas à la « dame du Faubourg » mais je pense aux descriptions de Diwo. Dans ces cours ou ces passages étroits à l’air d’autrefois, qui sont encore ou à nouveau pavés, agrémentés de bacs à plantes ou pots de fleurs à la stabilité précaire parfois, les enseignes vieillottes souvent, forment une frange au-dessus de nos têtes; ces ateliers d’artisans travaillent le bois, mais il y a encore des peausseries (travail des cuirs); des tapissiers, mais aussi des ateliers de couture, quelques ateliers de peinture pour béton ciré… ou également des studios de photos, petite maison d’édition, etc.  Les gens oeuvrent ici, il n’y a pas de bistrots dans ces cours, pas encore…  Le faubourg est protégé par un « plan de protection et de mise en valeur« , qui doit préserver le « tissu urbain mineur« , ces immeubles simplement érigés ne semblent pas répertoriés historiquement, mais l’ensemble de ces coins encore authentiques en côtoient d’autres retapés au refaits au goût du jour et rendent une âme chaleureuse à tout ce quartier. On y croise des messieurs souriants, en salopette bleues de travail (vous savez celles à fines rayures blanches que l’on ne voit plus chez nous…), des petites dames avec leur canne et leur filet à commissions, des jeunes courant, mobile à l’oreille, au métro tout proche; des gens à vélo crapahutant sur les pavés pour se faufiler ensuite entre les voitures stationnées puis disparaître dans le flux de la circulation que l’on avait quelques instants oubliée. J’ai lu que pour encourager la mixité entre les logements et les activités artisanales, l’organisation traditionnelle de l’habitat autour des cours et des passages doit être maintenue. Des associations y veillent. Mais il semble que tout cela peine tout de même à résister aux promoteurs immobiliers qui font grimper les loyers. Petit à petit les moins aisés doivent finalement s’en aller plus loin… 

Passage du Chantier : dsc03301.jpg  La Cour de l’Ours : dsc03232.jpg   la cour-te pause: dsc03272.jpg  dsc03252.jpg  dsc0326.jpg

dsc0359.jpg  Le Viaduc des arts:
Un joli nom pour cette très agréable découverte dont il ne faut pas se priver (oui on aime bien déambuler sans guide, au hasard de nos envies et de nos pas, avec une seule carte pour s’y retrouver lorsque la fatigue se fait sentir). On l’appelle aussi la « Promenade plantée« , ou encore « La Coulée verte » mais que ce soit l’une ou l’autre appellation que vous choisirez, longez l’avenue Daumesnil, dans le 12ème, derrière la Gare de Lyon. 
Après avoir « léché » quelques jolies vitrines, car, dans les arches blanches de ce viaduc en briques rouges, ce ne sont que des boutiques et ateliers luxueusement aménagés. Site particulier, vous y trouverez des forgerons d’art, des luthiers, des fabricants de porcelaine, des modistes et des restaurateurs de peintures et de meubles. Le bois, le verre, les tissus et le cuir sont travaillés ici par des artisans créatifs et reconnus, puis, grimpez les escaliers, laissez les voitures et autres véhicules à moteurs à l’étage inférieur. Transposés dans un beau jardin suspendu, vous serez surpris du décor, les arbustes et les fleurs se succèdent harmonieusement, tout y est calme et les oiseaux vous frôlent. Des bancs partout pour méditer ou pique-niquer avec, toujours accolée une poubelle, même pas nécessaire de se lever, il ny a qu’à tendre le bras. On a bien compris la démarche et, à cette saison ça va, mais en plein été… bonjour les odeurs. Les solutions idéales sont difficiles à trouver. Ce magnifique parcours vert a été conçu par Philippe Mathjeux. Les vieux immeubles aux toitures et balcons originaux en sont la bordure étonnante du côté opposé à la Gare de Lyon.Nous apprenons d’un habitant du quartier faisant son footing journalier que cette promenade fait plus de 3 km et s’étend jusqu’au Bois de Vincennes, que c’est une ancienne voie de chemin de fer réaménagée grâce à la construction de l’Opéra Bastille. Elle a été ouverte au public en 1994. A mi-parcours, peu après la mairie du 12ème tentez de ne pas rater le seul commissariat au monde (sûrement) à être décoré d’immenses cariatides aux dos ajourés décorant ses angles faîtiers et que sont, peut-être copies d’un modèle de Michel-Ange.Vous ferez ensuite une pause aux abords ou sur la pelouse de Reuilly. De nombreux rollers vous dépasseront en silence… parfois, surprise… ce sera la police que les roulettes n’empêchent nullement de « s’échapper » par les escaliers. Cependant, à certains endroits, vous trouverez des ascenseurs… évitez, si vous le pouvez les week-end et le plein été. 

Quand verra-t-on cela à Lausanne ? dsc0359.jpg les flics en rollers ?          Le toit leur commissariat du 12ème : dsc0352.jpg 

dsc03611.jpg   dsc03481.jpg   photosjp4e026.jpg   dsc0351.jpg   photosjp4e0241.jpg   dsc03351.jpg

2ème journée

Nous soufflons un peu… puis sommes allés au Théâtre de la colline prendre nos billets pour vendredi, via la presque légendaire Porte des Lilas et la sympathique place Gambetta. Là, sur le mur de la mairie du 20ème nous voyons une immense et belle affiche qui propose une exposition de Jean Le Gac dans la collection « àcentmètresducentredumonde » au Carré de Baudouin. Grimpant un peu pour nous y rendre, nous découvrons des endroits moins touristiques, tel le Passage (pavé) des Soupirs entre la rue des Pyrénées et la rue de Chine. D’adorables petites cours d’où dépassent cerisier en fleurs et autres buissons plus sauvageons; même un petit jardin associatif avec cabanon (l’exotisme nous guette…). Quelques immeubles modernes, verre et bois, bien intégrés se sont glissés entre les immeubles classiques.

dsc0335.jpg   dsc03231.jpg  dsc03211.jpg Passage des Soupirs     dsc0333.jpg  dsc0331.jpg  jpphotos2e009.jpg  dsc0330.jpg Cité de l’Ermitage

Nous découvrons donc le Pavillon Carré de Baudouin (la folie du 20e) ! C’est un endroit que dite mairie a racheté et ouvert au public le 21 juin 2007. Allez-y, l’endroit vous offre un joli jardin paisible, des bancs, des arbres. L’immeuble est sobre, beau et tout blanc encore. Jean Le Gac, né en 1936 dans le Gard, passionné de littérature, expose des tableaux étonnants. A la fois beaux dessins et peintures en trompe-l’œil. Ils tiennent des rêves de l’artiste qui met en scène un peintre et ajoute des textes à la plupart de ses œuvres. Un vrai plaisir en finalité de découvrir cet endroit et cet artiste, encore en pleine forme aujourd’hui !

En redescendant Ménilmontant nous découvrons encore un endroit paradisiaque dans Paris : la Cité de l’Ermitage. C’est vrai que l’on n’est pas si loin du joli quartier de la Mouzaïa.

http://wikimapia.org/7261476/fr/Pavillon-Carr%C3%A9-de-Baudoin

dsc03271.jpg  dsc03281.jpg  jpphotos2e007.jpg  jpphotos2e003.jpg  jpphotos2e001.jpg  

et son magnifique trompe-l’oeil à Belleville :  photosjp4e044.jpg

Première journée
Nous revoilà à Paname, confortablement installés chez Jean-Pierre et Rachid, dans leur appartement refait à neuf. Aucune trace d’eux-mêmes n’y subsiste car l’odeur de la peinture a envahi l’espace. Je donne un coup de « panosse » à la salle de bain, aux WC et à la cuisine car la femme de ménage a dû partir précipitamment…. et on aère un bon coup. Rachid s’est d’avance excusé de ces petits désagréments.

Ensuite, hop pas trop loin, sur une terrasse abritée (le vent est glacial), pour un petit apéro et sur le chemin du retour, quelques escargots et un bon plat de pâtes nous requinque. Nous sommes dans le 10ème Voilà, on a pris possession des lieux : des vitraux sur le haut des portes distribuent une douce lumière dans le corridor en L et à l’ancien plancher de bon vieux bois grinçant. Des petites fenêtres ovales de chaque côté de la porte d’entrée, et une autre dans la salle de bain, donnent dans la cage d’escalier et y sont parées de fer forgé. Peut-être que c’était, en été, la « climatisation » réversible « de l’époque ». Cet appartement me rappelle celui de cousine Hélène au-dessus des Arènes de Lutèce, où j’aimais bien être invitée… pour la dernière fois au mariage de Christian, en 1972… c’était avant-hier !!!

jpparis1001.jpg   dsc0320.jpg   dsc0334.jpg   dsc0323.jpg   csc0352.jpg   jpparis1008.jpg 

Pour le premier jour et « acheter » l’air nous sommes partis à pied en direction de la place de la République, en avons fait le tour complet, puis jusqu’à Nation en métro où nous sommes allés revoir l’immeuble 48-50 avenue Philippe Auguste où habitait mon amie de jeunesse, Françoise Lelièvre, connue à Leysin. Il fait encore un peu frisquet car il y a un vent froid qui souffle assez fort mais les terrasses abritées des bistrots nous réconfortent. Sur l’une d’elles à la place Alexandre Dumas, JP reconnaît, à la voix: Firmine Richard (elle avait vraiment dû le « marquer »). La joviale partenaire de Daniel Auteuil dans Romuald & Juliette de Coline Serreau. Elle n’a pas détesté qu’on la prenne en photo et a franchement l’air d’être une (belle) femme rigolote et joyeuse. Ensuite nous sommes rentrés à travers le cimetière du Père-Lachaise (que j’avais déjà parcouru avec Sylviane il y a des années). C’est fou dans ces « villages de défuntés », ça change autant que dans ceux des vivants…. Au hasard de notre cheminement, car c’est pas simple pour y chercher quelqu’un de précis… nous avons raté Félix Faure, Gilbert Bécaud, et bien d’autres… mais avons salué Ticky Holgado, Colette et Simone Signoret. Sur cette dernière tombe il est gravé le nom d’Yves Montand… on se demande s’il y a été tout entier transféré de St Paul de Vence ou si il a été « partagé » !? J’espère au moins que là où ils sont il est fidèle maintenant… bref : pas brillante fin de carrière ! 

dsc0341.jpg   dsc0346.jpg   dsc0347.jpg   jpparis1017.jpg

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