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20 avril 2010

Deuxième semaine à Paris

Classé sous FRANCE Paris — zuppigerjeanpierre @ 22:54

Déjà le dernier jour à Paname
Dernière petite balade pour finalement se faire une petite croque tranquille sous les arcades de la Place des Vosges et un petit coup de plaisir aux yeux en léchant une fois de plus les vitrines des galeries.

Le temps passe si vite, bien sûr on n’a plus les mêmes moyens financiers qu’auparavant, pas toujours évident faut le dire en passant… Faut donc voir « les choses » autrement… mais cela n’empêche pas ceci que nous avons été très confortablement installés chez Rachid et Jean-Pierre, que notre plaisir à « tracer » dans Paris et à le découvrir (y’a encore du boulot) est constamment renouvelé. Nous nous réjouissons déjà d’y revenir en juillet pour… faire du vélo au bord de la Seine et dans le parc Monceau… (par exemple) mais aussi de revoir plus longuement Jean-Pierre et Rachid, Hélène, Alain et Maguy peut-être.

Place des Vosges : photosjp002.jpg  puis ensuite,  à la gare de Lyon dsc03402.jpg chacun trouve une petite place pour voyager

Ensuite c’est la cohue à la Gare de Lyon car avec les événements « volcaniques » et les grèves d la SNCF de ces derniers temps, les trains partants sont bondés et les manquants sont remplacés de manière tout à fait improvisée. Appel est fait aux passagers de ne pas monter sans titre de transport… mais… mais… on peut comprendre !

 

11ème jour : Amélie et Alicia 

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dsc03253.jpg  encore l’heure d’hiver, 11h03 le TGVentre en Gare de Lyon  dsc03342.jpg  dsc0330nef.jpg

Nous nous réjouissons de voir Amélie et Alicia qui arrivent avec Jean et Monika par le TGV de 11h03. Le temps de manger ensemble et ils repartiront pour Disneyland jouer un peu avec Minnie et Michey. Pour moi, fille de la « cambrouse » j’adore être à Paris, prendre le petit-déj., et comme une vraie parisienne partir à la gare attendre les enfants, manger avec eux puis de ne pas prendre le TGV pour la Suisse mais retourner en ville se balader, avant de rentrer « chez soi » ! Pour une nuit hélas… puisque nous rentrons demain !  Nous les attendons sur le quai. Ils ont dû se lever à 5heures. Les petites sont bien « amorties » et Jean a une mine patibulaire. Monika semble avoir un peu sommeil mais n’a pas mauvaise mine. Nous traversons la place et nous rendons en face, à l’Européen. C’est une encore jolie grande brasserie. Le menu sera correct. On offrira à Amélie ses premières lunettes à soleil de « jeune fille », des Hello Kitty, la seule paire sur laquelle je suis « tombée » dans le Passage Vivienne l’autre jour. Pour Alicia j’ai trouvé un joli bracelet avec breloques mignonnes et colorées, pinces à cheveux presque assorties et un petit miroir « Petite beauté« . 

dsc03413.jpg   dsc03494.jpg   dsc03463.jpg   dsc03543.jpg

Nous les avons accompagnés au RER puis sommes allés en ville : moi, errer dans les Galeries Lafayette, et faire petites emplettes, jusqu’à ne plus pouvoir me tenir sur deux pattes et JP, flâner dans les rues, derrière l’Opéra. 

De « l’esplanade » de la Gare de Lyon on aperçoit le  dsc03361.jpg  dsc03353.jpg  « Viaduc des Arts » (la Coulée Verte ou la Promenade Plantée) dont je vous ai déjà parlé. Il nous reste pour cet été, le deuxième tronçon à parcourir, celui qui mène au Bois de Vincennes.


 
10ème jour : un marathon bien intéressant et super sympa !

dsc03312.jpg  des saucisses et un cochon sur un vitrail d’église : « ça je ne l’avais jamais vu » dirait Greame Allwright eh bien, il suffit de lever le nez dans l’Eglise St-Eustache

Aujourd’hui j’ai décidé Jean-Pierre à rejoindre un groupe pour la visite commentée de certains Passages. Nous avons couratté pendant 2h30 mais c’était génial !  Nous sommes partis (nombreux) de l’Eglise St Eustache (chapelle en 1220 agrandie, transormée et pas vraiment finie…) qui est la plus grande de toute la Rive droite. Elle bénéficie d’un orgue à 8000 tuyaux et d’une acoustique fantastique. Elle est aussi et encore l’église des commerçants des Halles bien que ces Halles, vous le savez, ont été déménagées à Rungis les 28 et 29 février 1969. C’est vrai en somme que je me souviens d’un petit déjeuner pas triste dans le quartier, en 1968 avec Vlad. Chaque année une fête est encore célébrée par les commerçants des halles. Ils viennent y manger la cochonnaille et boire les vins des terroirs. Je n’y avais jamais prêté attention et je suis restée « baba »(au rhum de Stroher) devant les vitraux qui représentent des saucisses et des petits cochons… si vous avez de la peine à me croire : regardez bien les photos. Bref, les Halles n’existent plus au cœur de Paris, n’y survivront quelques années encore que les « BOF »… bœuf – œufs – fromages…Une madame Volant ou Volland (je ne trouve nulle part confirmation de l’orthographe) fut la dernière fromagère (avec cave) au 9 de la rue Montorgueil et lutta jusqu’à il y a que peu d’années pour demeurer chez elle. Elle fit même murer sa cave à fromages contre l’invasion des rats qui n’ayant plus assez de choix se ruaient tous chez elle… 

dsc03374.jpg   dsc03341.jpg   photosjp10imejour004.jpg   dsc03522.jpg   dsc03542.jpg 
A l’Escargot de Montorgueil les tables sont alignées… quel Français oserait donc aujourd’hui se moquer de la Suisse bien rangée ? qui d’ailleurs… n’est plus ce qu’elle était… ! Jean Gabin oserait lui, le bougre qui avait SA table à L’Escargot et ne supportait pas que quelqu’un d’autre s’y installe.
La rue Montorgueil et son quartier: un délice, que des bonnes choses et des meilleures ! Les meilleurs chocolats, les meilleurs bouchers (dont celui de Marie Laforêt – entre autres), des foies gras, des légumes de qualité, des fruits. TOUT, tout le meilleur de Paris ! 

En 1730 Stohrer ouvrit sa première pâtisserie au numéro 51. C’est le créateur du fameux « baba au rhum ». Sa façade et son intérieur sont classés « monument historique » mais c’est l’intérieur qui est le plus beau… non seulement les pâtisseries ou les mets « traiteur » qui vous font pâlir d’envie même si vous avez pas faim… mais le plafond et les murs peints placés sous protection de verre sont : juste magnifiques !

 Stroher : dsc0363.jpg   dsc03621.jpg beau à voir, bon à manger !              dsc0377.jpg   dsc03681.jpg entre 5 à 7’000 euros le m2 si vous pouvez !

Ils ont été peints en 1860 par Paul BAUDRY, qui peignit également, les décors du grand foyer de l’Opéra de Paris. Avons traversé le Passage de la Reine de Hongrie – pour la petite histoire sympa, si elle vous intéresse, voyez ce lien : 
http://parissecretetinsolite.unblog.fr/2008/05/25/la-reine-de-mai/ 

Agnès B. (avec son mari de l’époque, le premier) a choisi de s’installer dans une ancienne boucherie du 3 de la rue du Jour (quartier des Halles alors en pleine rénovation). En 1975, il fallait avoir du flair, peu de sous et un peu de culot pour imagniner que cela deviendrait LE quartier de la mode… grâce à un petit cardigan à pressions. Aujourd’hui dans toute la rue ce n’est qu’Agnès B. (Bureaux – Homme – Bébé – Enfants, etc) presque à l’abri sous les arcs-boutants de Saint-Eustache.

Plein d’anecdotesFondé en 1804 par Baleine, il paraît qu’en 1820 Théophile Gautier draguait au Rocher de Cancale (encore un monument historique). Il a encore sa très pittoresque façade de roche à huîtres, Cancale est une petite ville en face du Mont St-Michel! A peu près à cette époque, les parisiens mangeaient environ 6 millions de douzaines d’huîtres toutes fraîches, venues de Normandie… Paris comptait à ce même moment 1 million d’âmes et jusqu’à nos jours, le resto est toujours plein. Au 12 rue St-Sauveur existait un bordel de luxe. Jeanne Bécu en était la « patronne », maîtresse de Jean du Barry, homme marié et de jeu dont elle était la maîtresse, l’y avait placée, auprès de sa mère. La maison close avait du succès et recevait les érudits de l’époque. Au fond d’une armoire, une porte dérobée existait pour ceux qui ne devaient pas être vus en ce lieu, notamment l’abbé Ragourdin ? paraît qu’elle (surnommée « la grande allongée ») donnait à certains messieurs des pastilles pour leur provoquer  »une agitation localisée » et aux filles de « l’eau de pucelle » pour aider au retour de leur virginité, qu’elle refaisait en vessie de porc… Elle était belle et jeune, son proxénète d’amant la poussa dans les bras de Louis XV – qui ne dit pas non – en remplacement de La Pompadour, décédée. Mais avant il la maria à Guillaume du Barry. Par son mari, elle devint comtesse. Elle accompagna le roi jusqu’à sa mort avec chaleur et gentillesse. Un complot ourdi contre elle fit qu’elle fut condamnée à mort et guillotinée le 8 décembre 1793.

On a vu d’en bas l’appartement de Marie Laforêt, on nous dit qu’elle a deux magnifiques terrasses et 100 rosiers, qu’elle descend faire ses courses le vendredi dans la rue Montorgueil… On nous montre aussi dans une cour dégueu… tout en haut, un duplex ensoleillé : c’est celui de Stone (vous savez, l’ex à Charden) ! J’ai appris QUELQUE CHOSE !!!

Passage du Caire, ouvert en 1798, lors de la campagne de Napoléon en Egypte, et contre la façade du 2 de la place du même nom, trois effigies de la déesse Hathor (avec ses oreilles de vaches) et des semblants de hiéroglyphes sous le toit. Situé au cœur du quartier du Sentier, ce passage a été massivement occupé par les grossistes du prêt-à-porter. Assez délabré et n’ayant plus de cachet, le passage n’abrite plus de nos jours que des boutiques de confection de tissus sans caractère ancien et est parcouru la semaine par les livreurs de vêtements. Sans grand attrait, il est assez délaissé par les promeneurs. C’est dans une de ces grandes cours du Quartier du Sentier que fut tourné le film « La vérité si je mens » avec Richard Anconina. 

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9ème jour à se balader dans Paris :
Toujours un plaisir neuf de retrouver la splendide Place des Vosges. La dernière fois c’était au début janvier et aujourd’hui c’est le vrai printemps, il fait doux, les oiseaux chantent à tue-tête et voltigent. Il n’y a que les avions qui ne volent pas… le ciel est bleu merveilleux, sans trace aucune, presque comme sur le Plateau d’Albion ou au Sahara. Tous les jeunes étudiants du quartier ont envahi la pelouse et je peux vous affirmer que : « même une une chatte n’y retrouverait pas ses petits« . On fait le tour des arcades parce que la plupart des galeries nous font plaisir aux yeux et on se doit de saluer nos deux amis… qui en restent, bien évidemment, de… fer forgé !

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On boucle la boucle en passant à travers le jardin du bel Hôtel de Sully (style Louis XIII) et l’on ressort de l’autre côté, par sa cour d’entrée magnifique, donnant sur le 62 de la rue Saint-Antoine. On ne peut pas visiter l’intérieur.

jp9ejour007.jpg   dsc03473.jpg   dsc03332.jpg   dsc03302.jpg  

de belles natures mortes : dsc03482.jpg  et de dsc0350.jpg   dsc03492.jpg   dsc0325nef.jpg  géniales sculptures de Bruno CATALANO.
http://www.brunocatalano.com/index2.php

MAIS : attention dans ce quartier, il y a des gens bizarres, regardez plutôt :

dsc03612.jpg celle-là, elle se mire depuis 15 min. dans la vitrine mais a oublié de changer ses bas et tout le bas… 

… est-ce parce que dans cette rue on peut marcher sur la tête ? dsc0367nef.jpg ou bien encore, que :

dsc03521.jpg Dr Cointreau, refuserait-il de soigner ceux qui boivent de l’alcool ? mais la meilleure enseigne est celle du « Psychopathe » que j’ai faite dans le Passage ???

 

8ème journée à travers Paris :

dsc0344.jpg  Hier balade, depuis Les Invalides où nous avons rencontré les boulistes sur l’esplanade des Invalides, mais pas disposés à se laisser déconcentrer… moi qui voulait leur ramener une boule perdue…      ;-) )       jusqu’au bord de la Seine, dans le but de nous rendre à 18h. au Grand-Palais pour l’exposition de Turner. Auparavant nous avons croisé une très adorable petite mariée, japonaise… ou chinoise (à l’européenne), souriante et bien dans ses chaussures transparentes, accompagnée de sa demoiselle d’honneur en short jeans qui portait joliment le bouquet de fleurs et l’envahissante mousse de tulle ornant la belle robe blanche. Toutes les deux trottaient péniblement derrière l’élu du coeur de la mariée, déjà au bas des escaliers à choisir l’emplacement idéal pour les photos romantiques au bord de la Seine.

Un peu plus loin, nous avons croisé la Police… (bien) montée !

dsc03491.jpg   dsc03202.jpg   dsc03401.jpg   dsc0339.jpg     Grand-Palais: jp8imjour0091.jpg   dsc03512.jpg

Billets réservés par internet, nous n’avons pas attendu longtemps – malgré nos billets que nous n’avons pas pu imprimer en raison du manque d’imprimante – car l’organisation est vraiment super au point. En prime, le soleil et un bon clarinettiste (selon JP) moi je me suis demandé si ce n’était pas un hautbois (qui peut me renseigner sur la différence… merci ?!) jouant de bons morceaux de musique classique. L’exposition est très bien conçue avec, aux côtés des peintures de Turner, souvent celles dont il s’est inspiré (Rembrandt, Titien, Watteau, Poussin, Le Lorrain, entre autres) et explications de sa manière de les appréhender.

C’est par la confrontation exigeante et sans arrêt provoquée avec ses peintres de prédilection que Turner a construit son affranchissement, sa sidérante liberté de peindre portée à son apogée dans sa dernière décennie d’activité (Tempête de neige, bateau à vapeur au large d’un port, 1842, Londres, Tate). Celle-ci est à mon goût, la plus saisissante d’intensité, de violence et de capacité d’interprétation et pour cause…

la voici : Deuxième semaine à Paris dans FRANCE Paris 8d37388d232d3cb551e5bc3f50caa6af    mais j’aime aussi celles-ci et les autres  457073b91347915c05b668476554b9cb dans FRANCE Paris   41f54fba5e5926c556c7e95a46f862cb

L’exposition « Turner et ses peintres » retrace et illustre cette construction de la vision de Turner, riche de rencontres multiples, fortuites ou provoquées, mais toujours opportunes et fécondes, tout au long de sa remarquable carrière. Elle rassemble près de 100 tableaux et œuvres graphiques (études, gravures) provenant de grandes collections britanniques et américaines, des musées du Louvre, du Prado, et de Londres.

Cette belle exposition finira le 24 mai 2010, cela vous laisse encore le temps de réserver votre billets d’entrée par internet :
http://www.rmn.fr/francais/nouvel_accueil/francais/les-musees-et-leurs-expositions/galeries-nationales-grand-palais/expositions/turner-et-ses-peintres

 

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