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28 juin 2010

Montauban (suite) : Caussade, Varen, Najac et encore Moissac et Lauzerte et conclusions

Classé sous FRANCE Montauban — zuppigerjeanpierre @ 20:44

 

Les pigeonniers ou colombiers existent depuis l’Antiquité. Ils ont été construits pour récupérer la fiente que l’on nomme aussi joliment « la colombine » qui a servi notamment à la culture du pastel et de la vigne dans le Tarn, on les place loin des arbres et à l’abri du vent, dans un endroit sec et ensoleillé. Leur entrée est généralement tournée vers le sud ou vers l’est. Mais le pigeon a été depuis des millénaires un messager voyageur et sûr. Il paraît que si on voulait limiter les pigeons en ville il faudrait leur construire des pigeonniers…

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Voilà: dix jours vite passés dans cette intéressante région, nous aurions pris du plaisir à découvrir encore plein d’autres sites, des expositions, des musées et à faire quelques balades. Mais quand on est soumis à une mobilité réduite, on fait ce que l’on peut et j’apprécie que ce ne soit que momentané.

En conclusion, Montauban, la petite soeur rose de Toulouse est aussi très belle. Malheureusement, le soir, en dehors des Fêtes de la Musique, nous ne nous sommes pas sentis vraiment en sécurité dans ses ruelles, ou à l’entrée de ses parkings, pas davantage qu’à Paris, voire moins encore. D’ailleurs nous avons lu, peu après, dans le journal local, que depuis deux ans les commerces des ruelles fermaient les uns après les autres et que leurs habitants n’osaient plus s’aventurer dans la rue dès la fin de la journée. Que font ou peuvent faire les responsables de cette petite ville pour préserver la tranquillité d’esprit et physique de ses oailles ? C’est terrible !

Je n’ai pas réussi à voir plus de trois pigeonniers et de loin! Mais, à la dernière minute, que vois-je dans un verger ? un magnifique pigeonnier, pratiquement à portée d’objectif: je ne l’ai pas raté… et puis, Bernard m’en a dessiné un joli sur notre « livre de maison ». En tout cas ce fut un bel échange ! Merci à Ginette et Bernard Cahue !

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Lauzerte
 se situe sur une colline, dominant de très belles et douces campagnes du Quercy blanc ou Bas Quercy (sud-ouest de Cahors), par opposition au Haut Quercy (côté Dordogne). Elle fut une petite ville commerçante, peuplée et riche. Son nom proviendrait du gaulois lauzes mais s’agissait-il bien des lauzes qui sont les pierres plates utilisées comme l’ardoise (moins épaisse) pour les toitures de montagne, comme en Auvergne par exemple ? Ou du latin  »lucerna » qui veut dire lampe ? Lauzerte, est une très coquette bastide, un chemin historique, légendaire et de spiritualité, la Via Podiensis est parcourue par le GR65. A sa porte d’entrée j’ai lu qu’à l’origine Lauzerte était un oppidum gaulois. Je vous laisse le soin de trouver la signification exacte d’oppidum.

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Nous avons apprécié son calme et sa place Cornières, recouverte de pavés bien sûr et rigolote avec son coin relevé et son coin abaissé, entourée de quelques magnifiques façades, dont la plus ancienne (XIIe) est à colombages. Nous avons parcouru quelques ruelles fleuries où chaque personne croisée vous salue avec le sourire (comme à Peney… alors que nos échangeurs s’en étonnent). Quelques jolies enseignes aussi. Ma préférée est celle du vétérinaire. Malheureusement, avec ma « piaute » on peut pas visiter autant que l’on vodurait, comme le joli jardin au bas du village. Mais on fait une halte fort agréable sous les belles arcades, en admirant les magnifiques façades depuis le Café du Commerce que nous vous recommandons vivement. Etonnant est son patron qui aime parler et faire connaissance avec ses clients, qui pratique des prix défiant toute concurrence et défend son coin contre l’invasion des « boutiquiers » de gadgets et autres chenits… Il défend l’artisanat local et veut promouvoir les produits du terroir. On n’aurait pas l’idée de lui donner tort.

C’est la période des foins et ces immenses champs sont magnifiques. On a vu plein de paysans travailler avec de petits tracteurs: inversement proportionnels aux dimensions des domaines. Exactement le contraire de chez nous…

 

Moissac :   dsc0450.jpg  ville du Chasselas AOC, - dont on fait du jus délicieux et donc des sorbets, des crêpes, etc., – est une petite ville adorable au milieu de laquelle la commune a construit un parking à l’air, mais couvert ! Quelle idée géniale et sympa, on apprécie à sa juste valeur, je crois, car il fait 31 degrés. Tout est organisé pour que les touristes et les pèlerins allant à Compostelle (via Podiensis ou route du Puy) puissent y faire une halte agréable (mais pas bon marché). L’Eglise Saint-Pierre et son cloître attenant du XIe sont des joyaux de l’art roman, posés sur une jolie place bordées de cafés. Sur le parvis, devant la porte d’entrée de l’église, quelques dondons (et leurs enfants), noires et bien lisses, sont assises sur des bancs et semblent vous inviter à la causette. Je ne sais pas qui en est le sculpteur. Notre seul grand regret sera d’avoir oublié d’aller voir le pont-canal, ce sera pour la prochaine fois.
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A Caussade, apparemment, rien de particulier. Or, en entrant dans ce grand village modeste, nous sommes salués par un immense chapeau fleuri posé au milieu du rond-point. C’est très joli. D’autres nous attendent dans quelques vitrines et sur les côtés de la route: sympa. On s’arrête, ceux-là sont confectionnés pour des fortes têtes… enfin des têtes solides je veux dire.

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Caussade est en fait la ville de naissance du célèbre canotier (certains tableaux d’Auguste Renoir ainsi que Maurice Chevalier, cela vous dit-il encore quelque chose ?) Créés avec des brins de paille aplatis par les gardiennes de mouton, les chapeaux de paille, laissant les cheveux respirer, ont été « inventés » par Pétronille Cantecor (1762-1846). Bien sûr, de nos jours, les têtes pensantes travaillant du chapeau se sont, pour la plupart, recyclées en modistes.

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Varen, on nous a conseillé la visite. Oui le château Belpech est beau, il y a une ancienne porte fortifiée, une fontaine romaine creusée dans le sol au fond de laquelle on descend mais l’eau n’est plus potable… de vieilles ruelles en ruine. Quel dommage… je me demande combien de temps vont résister encore ces vieilles façades. Paraît qu’il y a quelques années des anglais ont acheté des maisons sur Varen, on ne les a pas vues. Il est clair que c’est colossal à entretenir et que l’Etat ne peut plus. Ou prendre l’argent ? Faudrait-il arrêter de construire et restaurer, détruire pour empêcher des éboulements car par endroits on a souci de passer, il n’y faudrait en tout cas plus de cheval au trot ?

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Najac, alors là c’est l’étonnement total. Incontournable si vous êtes dans la région. Perdu au-dessus des gorges, on grimpe gentiment dans les ruelles des premières maisons du village, perché sur ce rocher tout en longueur. Sur la jolie place pavée bien sûr, bordée d’un côté par de magnifiques arcades et des deux, par de belles maisons d’en général un étage, parfois à colombages. Une belle fontaine vous y accueille ainsi que des petites terrasses. Il y a je crois même un très bon restaurant. Le bourg s’étire au long de cet immense rocher, sur au moins 1km jusqu’au château, puis encore jusqu’à l’église. Le donjon (40 m.) de son château (XIIe) culmine à 200 m. au-dessus de la boucle formée par l’Aveyron coulant au fond de la vallée. Un village répertorié parmi les « Plus beaux villages de France ». L’Histoire de Najac est liée aux grands évènements de l’histoire de France : la Croisade contre les Albigeois, la guerre de 100 ans, les guerres de religions, la révolte des Croquants… A la fin du XIXe, le château fut rénové un petit peu par l’abbé Brunis qui le revendit à la famille de Montalivet. Celle-ci le rénova entièrement et en fit un lieu touristique incontournable de l’Aveyron.
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En définitive, le château n’a jamais été attaqué, n’a jamais été pris, c’était un bijou architectural de l’époque. Il est donc forcément sur la route de la plupart des pèlerins de Compostelle. Vraiment chaque village a ses particularités. C’est incroyable, on voit de nouvelles constructions chaque fois adaptées aux terrains, d’autres aménagements selon les modes de vie de l’époque et surtout adaptés aux plans (sur la comète) des familles royales et des comtes de Toulouse. Je suis nulle en histoire.

dsc0358.jpg   dsc0373.jpg   dsc0380.jpg   dsc0375.jpg   dsc0398.jpg   dsc0387.jpg  Une belle découverte !

19 juin 2010

Montauban dans le Tarn et Garonne (le Quercy), un bel échange de dix jours avec Ginette et Bernard

Classé sous FRANCE Montauban — zuppigerjeanpierre @ 21:33

Le 17 juin 2010 on reçoit Ginette et Bernard, juste le temps d’une petite croque ensemble, le courant passe très bien ! Mais peu après

zup24.jpg   zup14.jpg   2010juinchangeaveclasuisse002.jpg   on prend la route pour arriver à Clermont-Ferrand en début de soirée.

18 juin 2010 : zuppiger1005.jpg  Nous sommes arrivés hier de Clermont-Ferrand, sous des orages violents et une pluie incessante. A peine ouvertes la porte et les fenêtres de la jolie maison de Ginette et Bernard que le soleil est apparu. Chaises-longues et bonne sieste. Nous sommes très confortablement installés et tout à fait à l’aise. Tout est parfait et tellement méticuleusement rangé, soigné et propret que je vais craindre de ne pas laisser aussi tip-top.

MAIS toutes les bonnes choses ont une fin et la pluie revient pour ne plus cesser jusqu’à maintenant samedi soir, voire davantage ?… A Montauban, il en tombe bien… quel Bourdelle, heureusement que j’ai mon « violon d’Ingres » avec mes pinceaux… et un pied pas encore en ordre ! Même le bel olivier du jardin pleure de grosses larmes. On fera le musée… d’Ingres justement, quand on pourra profiter aussi des terrasses !!!

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Aujourd’hui 21 juin 2010, c’est, ou ça devrait être l’été. Enfin sous quelques pâles rayons de soleil, nous profitons de faire un petit tour dans Montauban, en « reconnaissance » pour ce soir et ses Fêtes de la musique. En effet, la ville rose est ce matin moins grise. Les ruelles de la vieille ville sont très jolies, elles nous mènent preque toutes à l’un des quatre coins de la magnifique Place Nationale pavée, fleurie et bordée sur deux de ses côtés par de doubles couverts (arcades). Au point le plus haut de la cité, la cathédrale de pierres blanches en impose.

En début de soirée nous retournons donc en ville pour écouter quelques concerts. Une jeune femme avec un micro s’adresse à JP, ci-dessous la vidéo de ce qu’il a répondu, en début de soirée :

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http://www.montauban.com/thematique.php?idThematique=60&idArticle=2869

 Croyez-moi ou non mais sur la grande place nous assistons à quelque chose d’assez pathétique : Les (3) Trompetasses Sisters se trémoussent sur une scène et il aurait suffit d’un quart d’heure de plus pour qu’elles nous empêchent de savourer notre petit pastis. Juste à côté, devant l’Office du Tourisme, nous sommes attirés par des percussions : chants et danses du Ghana (entre autres). C’est bien fait, le beau « chef » Blanc et chauve est excellent, les danses africaines par des jeunes femmes de la région manquent, elles, de couleur, mais c’est pas mal quand même. Au moins elles ne sentent pas le froid… Plus loin, un groupe dénommé Tekoa chante, TRES bien, des chants religieux assez répétitifs. Mais les voix sont belles. Entretemps, nous sommes interwievés par la TV locale… Dans les rues, quelques groupes de très jeunes, beaucoup de bruit. Sur la Place Nationale, presque personne à part dans les restos. Six personnes sont reparties du bistrot dans lequel nous aurions voulu manger des moules/frites… ils étaient assis depuis une heure devant leurs bières quand on est venu leur demander ce qu’ils voulaient manger, furieux ils ont payé et sont partis! Nous les avons suivis à l’extérieur!

 dsc0400.jpg   dsc0381.jpg   dsc0356.jpg   reductions.jpg  une magnifique place

Nous avons quitté Montauban pour revenir à St-Martial, devant la boucherie et le supermarché on prend un coup de rosé et des sandwichs, un groupe sympa (collectif du local) chante « je me suis fait tout p’tit devant une poupée » de Brassens, à leur « sauce » et c’est très chouette. Malheureusement nous sommes trop tard pour le choeur de gospel, ils recrutent. Leurs répétitions ont lieu le vendredi soir, comme JP répète le mardi à St-Cierges il aurait (presque) juste le temps de s’y joindre… Ensuite, nous rentrons pour nous faire tout aussi petits dans nos lits. Paraît que l’été vient d’arriver…

 

22 juin 2010
Partis de la maison à travers les campagnes, via Nègrepelisse (un nom digne d’être québécois) nous passons Montricoux puis découvrons un bout des Gorges de l’Aveyron dont les eaux sont aussi brunes et encore boueuses des derniers jours d’orages et de pluies. Nulle envie de faire du canoë ne pourrait me saisir ici, on se croirait au bord d’un fleuve africain. Au détour de la route nous découvrons soudain entre les feuillages, perché sur une haute falaise, la silhouette imposante du Château de Bruniquel. Contournant cette face peu accueillante, nous découvrons alors un village paisible étalé sur une pente douce, dans un écrin de verdure. Mais c’est trompeur, il faut y grimper sec… je n’irai donc pas jusqu’au château, car avec une canne et même en choisissant chaque pavé, la tête me tourne et j’ai peur que soudain le sol se précipite sur mon nez. Je me contente de la ruelle aux chats craintifs, bordées de roses trémières et de faire quelques photos. Ce n’est pas malheureux! Pendant ce temps, JP. lui, grimpe et fait le tour pratiquement au pas de course.

zup5.jpg  zup2.jpg  zup4.jpg  zup3.jpg  zup21.jpg leçon cruelle zup11.jpg

Nous poursuivons notre route au fond des gorges et à travers de belles campagnes sans voir de pigeonniers. Mais des panneaux qui indiquent qu’ici on peut acheter du foie gras, des confits, et là des fruits, etc. Nous arrivons à Penne et nous découvrons le plus surprenant des châteaux, enfin les plus originales ruines de château: pas un Sphynx mais le profil d’une tête de chat étrange, avec des cils de mascotte que l’on s’attend presque à voir cligner. Dimanche prochain le site aménagé (car là aussi, ça grimpe) sera enfin ouvert au public: raté pour nous! Le château est la propriété d’un jeune architecte qui, avec différentes aides financières et pratique de quelques jeunes bénévoles, petit à petit l’entretiennent, le restaurent. Une vidéo impressionnante :  http://www.youtube.com/watch?v=aft1IkvBw98

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Nous nous arrêtons ensuite à St-Antonin Noble Val. Un village des plus anciens, plus de 8 siècles et tout aussi agréable à parcourir que les autres, avec un minuscule canal encore à ciel ouvert sur lequel les canards voguent à travers le village, seuls au monde, en amoureux, à nos pieds. Une très belle petite Place des Halles, ombragée. De vieilles maisons à colombages, des passages voûtés, les pavés, l’ensemble est encore assez « dans son jus » dans le bon sens du terme, bien entendu. L’endroit a un passé glorieux et se trouve protégé bien entendu. Ce sont les Romains qui l’avaient baptisé Nobilis Valis.

zup42.jpg   zup51.jpg   zup41.jpg  St-Antonin Noble Val et plus loin, plus modeste : Caylus  zup61.jpg

sur la route du retour nous nous arrêtons encore, malgré mon pied qui s’enfle petit à petit, pour fqire un petit tour à pied dans le village de Caylus. Puis, sur la place du village, dans un bar tenu par une anglaise sosie de Jane Birkin et qui écoute en sifflotant de la musique classique, une petite pause pastis est bien méritée.

23 juin 2010
Nous sommes très contents de faire une journée « à la maison », sous les arbres pour JP et sous le parasol de la piscine en ce qui me concerne. Risibles amours de Kundera convient parfaitement à cet après-midi farniente. Puis, couper les roses fanées, ramasser quelques branchettes mortes, etc. et partir en fin de journée à Montauban faire des photos le long du Tarn. C’est très joli mais pas trop bien fréquenté… de même près du théâtre. On regarde pour le resto « Au fil de l’eau » : fermé, plus personne! Puis le resto marocain : idem. Alors on file à « L’Ancre marine » 20 km plus loin, à Canals. L’endroit est sympa malgré le peu de clients. Nous avons accepté le menu surprise : un ti’punch à la sanguuine en apéro, bouts de magret fumé de canard et dés de très bon melon en amuse-bouche, puis tranche de foie gras, tranche de saumon délicieusement assaisonné sur fraîche salade, puis morceaux de bar et loup (sauf erreur) avec riz aux légumes. Tout cela accompagné d’une bouteille de Chardonney « AB » excellente. En dessert une boule de glace vanille maison, bout de Tatin aux pommes tièdes et chantilly. Et les cafés, avec le sourire, pour un total de 38 euros! Du jamais vu pour nous en France! Certes les terrasses n’ont pas été gâtées par la météo jusqu’à maintenant… mais on est très agréablement surpris. C’est pas Lyon ni Paris je sais, mais quand même. Bref, ça valait le détour. Merci Ginette et Bernard pour l’adresse. Oui Bernard, ta toile est toujours accrochée au mur du resto. 

zup22.jpg   zup12.jpg   zup32.jpg   zup23.jpg   puis, zup31.jpg à L’Ancre Marinede Canals

zup25.jpg  zup15.jpg  zup34.jpg tout cela c’est du Bourdelle, A. Bourdelle! c’est rigolo, non? vous ne trouvez pas, tant pis !

16 juin 2010

Le Syndrome de Morton… c’est qui ? c’est quoi ? ça fait mal ?

Classé sous SUISSE — zuppigerjeanpierre @ 23:25

Le syndrome de Morton est une compression d’un nerf sensitif situé au pied entre les métatarsiens, piégé à ce niveau, il se « met en boule », le plus souvent entre le 3° et le 4° orteil. Le nerf s’épaissit, et prend un aspect pseudo-sphérique (névrome), coincé dans un espace trop étroit. Les femmes sont le plus souvent atteintes, aux alentours de cinquante ans.

Personnellement, à force d’insister trop, j’ai développé un deuxième névrome. Piquée à la cortisone, l’insensibilisation a duré 2 à 3 mois et m’a permis de trotter dans Berlin. Depuis, cela fait un an que je ne pouvais plus marcher sans douleur, ni me chausser élégamment. Alors voilà, je me suis faite opérer vendredi matin et suis ressortie de la clinique samedi après-midi. Tout s’est bien passé. Je revois le médecin mercredi 9 pour qu’il enlève les fils. Je boîte bas et suis sous anti-inflamatoires ou contre-douleur, je ne prends que la moitié de la dose prescrite, mais c’est tout à fait supportable.

Voilà 20 jours que mon pied a été opéré le 28 mai 2010, et je trouve plus pénible maintenant. Il ne dégonfle pas et la cheville est enkylosée. Faut préciser que j’avais un Morton au 2ème espace avec un autre au 3ème espace et que, cerise sur le pied… il m’a enlevé un kyste mucoïde. Je viens d’apprendre par la facture que le chirurgien (Dr Philippe Vaney, notre ancien voisin) a procédé à une ténolyse des extenseurs. Hier soir j’ai mis une épaisse compresse d’argile (poudre de terre glaise à diluer) pour la nuit et mon pied a bien désenflé. C’était vraiment la bonne combine, je ne sais pas pourquoi les médecins ne vous donnent pas de conseils de ce genre, pourtant simplea. Je ne prends plus de médic depuis longtemps mais parfois j’ai des « bonnes décharges »…

Je commence à pouvoir poser le pied jusqu’à la naissance des doigts mais ne peut pas encore appuyer… Donc patience….  voilà selon le Dt Vaney l’évolution est normale. 6 semaines jusqu’à ce que tout soit normal… sauf l’insensibilité dans 1 doigt et demi. Pour l’instant mon pied devient vite rouge bleuâtre assise ou en station debout, la cheville gonfle encore un peu. Mais avec la temprature estivale de ces derniers temps c’est peut-être un facteur de + Tout cela je vous le dis pour si jamais vous devez subir la même intervention… car moi je croyais que c’était anodin, qu’en 3 jours je marcherai normalement. C’est pas tout à fait le cas mais au moins, c’est fait et me réjouis d’être à la fin de la 6ème semaine.

Voilà, j’en suis  bientôt au 6ème mois… et c’est encore problématique. Avant de vous faire opérer TENTEZ TOUT TOUT (ostéo, physio, semelles orthopédiques, autres chaussures, etc.)… maintenant c’est un nouveau petit Morton au pied opéré qui me chicane après une heure ou moins de marche et surtout le pied droit ! Mais je me dis qu’il y a tellement plus grave !

19 MOIS PLUS TARD (9 décembre 2011)  :mon pied reste handicappé. Je ne supporte plus les talons , parfois une heure ou deux s’ils ne font pas plus de 3-4 cm. J’ai des crampes la nuit dans quelques positions. Celui qui n’est pas opéré me gêne finalement beaucoup moins. Je porte des semelles bien entendu… mais la sensibilité des deux doigts de pieds opérés n’est toujours pas complètement récupérée ! Je crois que le Dr Philippe Vaney de Lausanne ne m’avait pas bien préparée à tout cela et que son suivi a été léger, léger. Vraiment ne vous faites opérer que si c’est INTENABLE !!!

FIN 2014 : Rien ne s’est amélioré depuis 2011… je m’habitue… sauf la nuit quand mon orteil se prend dans un bout de tissus ou la journée si je marche sur un petit caillou, là c’est une piqûre fulgurante… je suppose qu’un nerf (lequel ?) ne supporte pas la pression ! Et les talons (très bas, 3 cm) ça va une petite heure et lorsque je les enlève ça refait plus mal qu’avant, une douleur alors dans tout l’avant pied ! Je dois attendre quelques minutes pour qu’elle passe. Vraiment cette opération a été ratée en fait. Je me souviens encore et entend toujours Vaney (mon ex-voisin de Belmont et toubib à la Clinique de Montchoisi Lausanne) dire à l’assistant (que j’avais autorisé pour lui être agréable) : « MERDE, non pas ici ! »

J’aurais dû être plus méfiante et faire contrôler le travail… c’est dég… !

11 juin 2010

Nous sommes à Lyon pour le week-end chez John, Virginie et Mathieu

Classé sous FRANCE Lyon — zuppigerjeanpierre @ 23:21

Un vrai réconfort après notre déçevant échange avec Angel à El Campello…

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Nous sommes bien arrivés à Lyon avec, en avant-goût, une très belle vue sur la vielle ville depuis le bord de la Saône que nous avons longé puis contourné pour atteindre le quartier St-Jean. Devant le parking, John nous attendait. Il doit avoir l’âge de Janoche, je l’ai trouvé bien sympathique. JP déplie la chaise roulante…eh oui, je n’arrive pas à marcher plus vite qu’un escargot, ni plus de 5 à 10 minutes.  John nous emmène chez lui, au cœur du Vieux Lyon : super, on ne peut guère être mieux placés. En montant la ruelle, JP a mis « ma » chaise dans le premier trou du trottoir… oups ! puis ensuite les pavés… donc j’ai quand même fini a pedibus les derniers 100 m. puis les 3 étages. L’appartement est spacieux, ensoleillé, très confortable. Pourvu que l’on ne me pique pas mon carrosse parqué au bas des escaliers… sinon je vais être transformée en grenouille par l’assurance, d’ailleurs, il pleut ce soir alors nous remettons la sortie à demain.  Devant la table de salle à manger, comme un tableau, dans l’encadré de la fenêtre, la très belle basilique de Fourvière, illuminée, s’offre à nos regards admiratifs. Je me réjouis d’en voir davantage dès demain matin. 

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Et nous voilà en route! Nous partons à travers la vieille ville : la Cathédrale St-Jean juste au bas de « chez nous » sur la place du même nom, une très jolie brocante, puis, petit arrêt « noisette » en passant sur une sympathique terrasse, avec un patron non moins sympa, visez la présentation de nos cafés : 20100612lyonjp032.jpg  Céti pas meugnon ?  Oui, c’est donc LE pied… mais pas le mien qui vire au violet  lyon2ejour136.jpg mais…  20100612lyonjp005.jpg

… on est gonflés et y’a de la concurrence :   lyon2ejour042.jpg   lyon2ejour065.jpg  20100612lyonjp072.jpg  20100612lyonjp081.jpg   lyon2ejour145.jpg

Nous faisons un tour au marché. C’est drôle d’être à ras les étals, le nez pratiquement dans les fromages, les fraises, les pains ou les saucisses… Puis nous traversons le pont Wilson, longeons les quais et arrivons devant le magnifique portail d’entrée « des Enfants du Rhône » du Parc de la Tête d’Or. C’est un des plus grands d’Europe: 105 ha. Des pelouses impeccables, des arbres immenses et splendides, des promeneurs couchés dans l’herbe, un grand lac avec plein de pédalos à « toiles pare-soleil » romantiques, des canards de toutes sortes sur ses rives et un zoo que nous ne visiterons pas. Nous allons au Musée d’art contemporain visister l’expo de Benjamin Vautier (dit BEN) dont je vous ai déjà présenté un sympa et immense trompe-l’oeil (« Il faut se méfier des mots« ) sur une façade de la place Fréhel, à Paris. Les trois étages du musée lui sont consacrés. Chaque jour des ateliers pour enfants y sont proposés afin de stimuler leur esprit critique. C’est intéressant de voir toutes ces « oeuvres » le même jour. JPierre n’aime pas DU TOUT et trouve qu’il se fout de la gueule du monde; moi, pas vraiment fan, mais j’apprécie quand même beaucoup certaines « maximes ». J’ai relevé une phrase de John Cage qui me plaît infiniment : « La situation étant désespérée tout est maintenant possible« . J’ai suggéré à JPierre de mettre cela sous mon faire-part mortuaire et sur ma tombe.

Je vous mets ci-dessous le lien Picasa des quelques photos que j’ai faites au long de cette exposition pour que vous puissiez me donner vos impressions ensuite… OK?

http://picasaweb.google.ch/gladys.zuppiger/20100612LyonExpoBen 

Conçu par l’architecte Renzo Piano (Fondation Beyeler à Riehen, Centre Georges Pompidou, diverses tours immeubles à Potsdamerplatz à Berlin, Centre Paul Klee à Berne, parmi tant d’autres)…  le Musée des arts contemporains de Lyon fait partie du grand complexe de « La Cité internationale », l’édifice de 2800 m2 allie une façade des années 30 (les anciens palais de la Foire de Lyon) à la modernité d’un volume de briques rouges, sous toiture-verrière. La façade des années 30 donne sur le Parc de la Tête d’Or tandis que les parois en verre ouvrent sur la rue intérieure (long serpent de verre de cette Cité, composée de plusieurs salles de cinémas, d’une immense hall, de bars, restos, du Centre des Congrès, de bureaux, etc. Le musée peut être librement traversé par le public lorsqu’il est ouvert. Nous sommes revenus dans le Vieux Lyon – quelle chance on a d’être situés dans ce quartier - par à peu près les mêmes quais puis par d’autres ruelles en évitant le plus possible les rues pavées sans passage central… car JPierre a les bras mis à rude épreuve, le pauvre! Le soir on ressort tout de même pour un petit tour nocturne… c’est lui qui insiste !

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Lyon est une belle ville et qui paraît tranquille,  - il doit y faire glacial en hiver – avec ces deux rivières – mais nous y retournerons volontiers. 2 jours et demi, c’est court, nous avons juste fait un « tour d’horizon » et frimer l’ambiance qui est vraiment touristique bien sûr, dans le Vieux Lyon, mais tellement agréable.

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Impressions d’une « handicapée » momentanée :
C’est bizarre et barbant de se promener constamment au cul des voitures et au ras des fesses des gens (avec tous les risques d’injtoxication que cela comporte…). J’en ai vu de toutes sortes (Pierre Perret préciserait…).  Au bout de quelques heures j’avais l’impression d’être à moitié beurrée. De ne pas décider droite, gauche, en arrière et en bas des trottoirs, la tête vous tourne. J’ai aussi bien relevé que dans les passages étroits ce ne sont pas souvent les enfants avec vélos, poussettes et … parents… qui se retirent mais la chaise-roulante qui doit s’écarter. Certains vous sauteraient par dessus pour passer. En fait, c’est triste, mais la majorité des gens ne sont pas gentils et prévenants.

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