Arrivée : La route a été facile et sympa: peu de circulation et des autoroutes bien entretenues. Quoique, il faut bien s’en souvenir, nous avons essuyé un orage de tous les tonnerres avec vent violent. Bien avant d’arriver à Paris et de revoir Saint-Germain-des-Prés nous avons passé par Saint-Germain-des- Montages… Notre entrée dans Paris s’est faite par l’avenue de la Grande Armée entrant sur la Place de l’Etoile, comme dans du beurre… (merci GPS) et un peu déserte (heureusement) en ce jour férié.

Contrairement à nos habitudes, nous sommes arrivés en avance chez nos échangeurs, n’ayant pas reçu à temps leur dernier mail. Ils nous ont remis l’appartement bien rangé et propre. Dès qu’ils furent prêts nous sommes partis avec leurs deux « enfants » pour aller manger les 6 dans un bistrot pas très loin et faire plus ample connaissance. Après cela, lâchés par les z’enfants, nous sommes allés, à deux pas, jusqu’à l’Arc de Triomphe. Là, depuis la Place de l’Etoile–Charles de Gaulle, nous avons pu guigner les derniers feux d’artifices et voir la Tour Eiffel scintiller, mais oui nous sommes le 14 juillet et ce matin nous n’étions pas là pour le grand défilé militaire ! L’acceuil de nos échangeurs fut correct (mis à part ma chaise dont un pied s’est cassé en me levant, ce qui a fait dire à notre « charmant » échangeur : « faut savoir se lever » et le repas pas sur une terrasse exigue, pas désagréable (bien que j’aie dû changer de table pour fumer ma cigarette). Rentrés à l’appartement, nos échangeurs ont filé (comme les bonnes d’autrefois: par la porte de service de la cuisine pour se rendre au 5e dormir chez les parents, absents en ce moment pour cause d’ascenseur en révision: à 89 ans, on comprend que ce soit dur dur de monter jusqu’au 5ème). Mais avec ma piaute pas encore 100% c’est pas super non plus en fin de journnée et nous apprenons ce matin de la gardienne que ce ne sera pas réparé avant la fin du mois… comme annoncé déjà avant le début des travaux et comme l’affiche dans le hall d’entrée l’indique d’ailleurs clairement. Faux-culs donc les mails nous disant que ce serait de courte durée et tout le bla-bla… (donc les parents aussi ne sont pas partis que pour 3 jours de réparation…) et aujourd’hui encore, fin novembre 2010, je peux affirmer qu’Alice et François ne respectent pas les choses d’autrui… fonds de casseroles brûlés (Kuhn Rikon, qu’elle n’a pas su utiliser), entre autres ! Et l’appartement n’était pas nickel comme ils l’ont trouvé… vraiment des petits !
Dans le quartier des Ternes, d’un côté du Bd de Courcelles c’est le 8ème et de l’autre le 17ème, faut bien décider une fois, il faut fixer les limites! Nous nous sommes promenés (comme des petits vieux à cause de mon pied qui enfle au bout de 2 heures) dans le Parc Monceau qui est agréable et tout près de l’appartement. J’y ai revu, à peine repeints et toujours payants, les balaçoires-bateaux de mes 9 ans… c’est pas un quartier très populaire… qu’est-ce qu’on était venu faire là? Ou alors y avait-il les mêmes au jardin d’acclimatation? Le portail d’entrée et la rotonde sont beaux mais le bassin devant les colonnes corinthiennes pas très propre! Ensuite on a admiré les magnifiques façades d’immeubles, des hôtels particuliers transformés en PPE devant l’un d’entre eux le gardien attendait le traiteur. On voit beaucoup de femmes noires promener des bébés blancs. Nous sommes revenus par l’avenue Hoche, peuchère, sur la Place Ch. de Gaulle – Etoile puis l’avenue Wagram : passé devant la célèbre salle Pleyel et celle de Wagram. Il y a aussi dans le quartier une très jolie église russe.

Le marché, deux rues plus bas est assez sympa d’ambiance. Ce n’est pas Montorgeuil mais presque. Faut choisir son magasin et l’étal de fruits et légumes : j’ai vu des cerises à 23 euros le kilo, elles étaient belles et charnues mais tout de même… Plus loin elles sont à 6.95 euros. Le café en terrasse lui aussi passe du simple au triple selon le resto ou le bar. Certaines terrasses sont déjà non fumeur; d’autres autorisent la cigarette mais n’ont pas le droit de mettre de cendrier sur les tables et nous disent de mettre par terre…, d’autres se permettent le tout et c’est bien sympa, les dessous de tables sont moins « dégueu » et on peut poser son sac à main… En tout cas des fumeurs y’en a toujours et encore à voir les trottoirs, les escaliers et pourtours de bancs publics jonchés de mégots. On se croirait revenus en 1968 !
coup de balai sur la tombe du « soldat inconnu »

Parcourir le Bd de Clichy sans être pressé c’est toute une poésie colorée… y’a de quoi regarder partout : devant, derrière, en-haut et par terre! Si la tête vous tourne un peu, prenez une bière sur une terrasse et regarder les images passer. Beaucoup d’asiatiques se font de véritables mises en scènes à filmer avec leurs mobiles, d’autres des photos de mode. A Montmartre, une foule incroyable. On ne sait plus à quel angle on se trouve tant il y a la foule. Les peintres se sont fait grignoter des bons bouts de la place centrale aménagés en terrasses de bistrots. La qualité des « oeuvres » également ne procure plus le même plaisir. Fallait voir ça une fois en été : c’est fait !
une vocation…
L’autre jour nous sommes retournés à Belleville, on aime bien son ambiance cosmopolite et le marché bien garni est à portée de notre bourse. Le métro étant direct depuis « chez nous » on ne s’est pas privés. Un melon délicieux à 0.40 euros, les abricots gros comme en Algérie à 1 euro, les côtelettes de porc immenses pour 4 euros, etc… le café, la bière en terrasse aussi sont trois fois moins chers qu’en ville. Je me suis à nouveau arrêtée à la rue Denoyez pour parler avec deux jeunes hommes fort sympathiques et passionnés de graffitis, des « bombeurs ». Ils étaient bien sûr en train de peindre sur un mur, doués et sans autre intérêt que celui du plaisir de faire, sachant pertinemment que le soir même leurs oeuvres seraient remplacées par d’autres. L’emplacement est gratuit mais éphémère est leur travail. BRAVO les (vrais) artistes !

La Défense : y’en a qui vont admirer le coucher de soleil sur la mer ou au bord du lac Léman, et nous, cet été, nous admirons le coucher de soleil sur la Grande Arche. C’est magnifique aussi et joyeux grâce à la musique des îles qui fait danser (presque) tous les badauds.


L’autre soir, avant de partir, nous voulions manger. Ratatouille faite, je grille doucement quelques côtelettes et tout d’un coup l’alarme feu du corridor se met à hurler. Emotion! Ensuite, nous sommes allés au théâtre de La Gaïté Montparnasse, heureux de retrouver un quartier que l’on avait arpenté gaiement pendant trois semaines au début de notre retraite et beaucoup aimé (voir début du blog janvier 2008). Francis Huster a écrit et mis en scène « Sacha le magnifique » un éloquent hommage à Sacha Guitry. Je vous en dirai un peu plus dans ma page « théâtre ». En tout cas il y avait plein de gens sur les terrasses et même après le spectacle on a pu prendre un pot avant le dernier métro. 
Vendredi soir nous étions invités pour l’apéritif chez Jean-Pierre et Rachid, mais ce dernier avait également préparé un très bon souper d’été que nous avons partagé avec sa soeur et sa nièce venues de Tunisie. La soirée a été fort agréable, ce fut un petit moment de grand plaisir. Ils nous ont raconté leur bel échange à Venise, décrit les châteaux de la Loire que nous verrons en fin d’été et plein de petites choses bien sympas. Nous avons pour notre part parlé de notre bel échange dans le Tarn et Garonne et de celui d’Alicante. Voilà qui nous a fait terminer cette première semaine en toute amitié.
