
A bord du bus de Sympatours, Jojo et moi étions accompagnées de 11 autres personnes bien sympathiques pour franchir gaillardement la « barrière de rösti » samedi 13 novembre dernier… Jean-Luc et Francine Tappy nous emmenaient au bord du Lac de Zürich pour assister à l’illumination de la petite ville de Richterswil. Depuis 50 ans, c’est devenu une jolie tradition : chaque 2ème samedi de novembre ses habitants organisent le ou la »Räbechilbi », cela veut principalement dire que 29 tonnes de raves, joliment gravées et creusées illuminent tout le centre ville pendant une heure et demie.

Dès 17h30, les préparatifs vont bon train, les stands de boissons, de saucisses et autres nourritures de fête sont en place. Devant et autour des maisons, dans les jardins, sur les perrons et sur les balcons il faut allumer, sans se brûler les doigts, chacune de ces raves afin qu’elles deviennent de si jolis lampions. La foule, environ 19’000 personnes, attend en se promenant dans les cours, sur les placettes et dans les rues en écoutant la fanfare et en buvant du Glühwein comme apéritif… Environ 55’000 bougies à allumer pour le plaisir des yeux, pour un moment de féerie. En effet, au fur et à mesure que le jour baisse la petite ville commence à scintiller de partout. A 18h30 les lumières électriques de la ville s’éteignent et le cortège de lumières s’ébranle. Plus de 40 décors scintillants défilent, ils sont les oeuvres des sociétés et clubs de la ville mais également de tous les écoliers de Richterswil. C’est une ambiance formidable, un brin mystérieuse et joyeuse. Je crois que l’événement figure dans le Guiness Book.
Une dame nous explique que la tradition remonte à 1905 – qu’elle a juste été abandonnée quelques années. Son origine remonte à l’époque où les « gens du château » descendaient en ville pour chercher « la lumière » et de nuit remontaient la colline en formant un cortège, avec leurs précieuses flammes.
En ce 13 novembre 2010, pas moins de 19’000 spectateurs se sont serrés au coeur de la petite ville pour participer à cette fête des raves, dont la chaleur des bougies faisaient, par moment, planer une senteur subtile et douce.
Je constate aujourd’hui; dix ans plus tard, que je n’avais pas terminé mon récit de ce week-end ! Je ne sais plus où nous avons dormi, à Richterswill je crois bien et c’est une jolie petite ville au bord du lac de Zürich.
