Transformation de la salle de bain, un vrai feuilleton…
Le camion de matériel passe tout juste le portail ! OUF ! sans écraser mes lavandes… 
Ce camion Gedimat livrait le matériel commandé, hélas il en manquait la moitié, heureusement Hector et Julien étaient là… ils ont râlé et le camion a dû revenir quelques heures plus tard pour apporter le solde, solde croisé avec une autre livraison… ! C’est dire si nos amis ont contrôlé la réception, mais néanmoins il manquait encore des pièces que l’on ira chercher ou échanger… parfois ce n’est pas les bonnes… cela donne des échanges de tickets de caisse forts animés…
Nous avions fait nos plans sur papier, tranquilles, en nous disant que ce n’était pas grand’chose, juste les lavabos à reculer, une baignoire et un WC à ajouter. Parce que je ne vous ai pas encore dit que les WC actuels deviendraient un bout de ma future cuisine… vous n’y comprenez plus rien… je compatis, bref, j’en reviens à aujourd’hui… eh ben… les canalisations à modifier et toute la tuyauterie à revoir en allant travailler dans les dessous humides et peu reluisants de la maison (« vide sanitaire » ils l’appellent, ce « bas-fond » où dorment et tissent, peinards sous les cailloux et dans l’obscurité, les scorpions et les arraignées), l’électricité à repenser puis à modifier, sans compter les décomptes d’espaces, remontées, dessous, pour les faïences et le carrelage, car ici on fait la différence : le carrelage va au sol et les faïences contre les murs. Il faut calculer pour les frises et les « bombato », petites listes de faïence pour border miroirs ou remplacer une frise, les angles, les quarts de rond, etc… et nous avons dû changer deux fois de matériel puisque le premier qui m’avait tant plu ne se faisait plus dans toutes les dimensions voulues et que le second choix – magnifique, bien sûr – nous doublait le tarif… conclusion « on se la joue provençal » à fond, avec du bleu comme l’est le ciel la plupart du temps.

avant pendant pour mes amies MIMUL et MIPAS, un peu de poussière ?
Donc, JP commence par démonter (il adore ça!) la paroi chambre à coucher – salle de bain, »fait sauter » la porte. Ensuite, arrivent à la rescousse nos deux copains Hector et Jullien pour casser le reste… et il faut taper dur deux jours durant ! Les jours suivants, il faut du cran comme ils en ont pour se traîner dans les sous-sol humides et terreux – dont je vous parle quelques lignes au-dessus – afin de modifier les trajectoires prévues pour les tuyaux. Ensuite, Julien se fait tout petit pour se hisser trois mètres plus haut, sous les « fermettes » c’est ainsi qu’ils appellent ici la charpente du toit; endroit guère plus sympathique que le sous-sol mais néanmoins, voie ouverte par Suso… pour aller vérifier les installations et tirer les fils pour l’électricité. Après il faut remonter les murs et replacer la porte de la salle de bain dans le corridor. Voyez donc les « dégâts » !

paroi remontée salle de bain vide corridor sans porte et paroi remontée mon « boudoir »
Etant donné qu’au « point où nous en sommes » et que nous ne pouvons pas être 4 dans la salle de bain, JP et moi nous occupons du jardin : on lutte contre l’invasion des fourmis, il tond le gazon, je désherbe un peu l’allée et les pieds des lilas, surtout j’admire et hume mes beaux iris.
Aujourd’hui jeudi, à 08h30 Hector et Julien, vraiment sympas et tout chauds encore de la livraison Gedimat, étaient présents pour réceptionner le carrelage que nous livrait, avec sa petite fourgonnette traînant l’arrière-train, le patron lui-même, du fait que lundi le camion italien avait une première fois « oublié » d’embarquer notre commande. Hector coupait minutieusement les carreaux et faisait chaque fois le trajet dehors-dedans, pendant que Julien les posait consciencieusement. Le sol est donc posé, restent les joints. Ce sera pour la semaine prochaine, avec les murs. On se réjouit car on commence à en avoir assez de se laver à la cuisine et de « bouffer » de la poussière de ciment. Demain samedi on va nettoyer la chambre à coucher à fond, chaque livre devra être pris en main, l’armoire et les tiroirs vidés et nettoyés, etc. etc. Bouh là là !!! que je me réjouis mercredi soir… je crois que nous aurons terminé. Ne restera plus que la peinture, les portes du meuble sous lavabo et le plafond….
Nous sommes jeudi matin et ce n’est pas fini… il y a beaucoup de carreaux à couper, donc encore énormément de poussière. Les miroirs sont posés et encadrés. La corniche finissant le carrelage est collée. Restent les essais de tuyauterie et canalisations, les plinthes à replacer dans le corridor, tout à nettoyer ces surfaces afin qu’ils puissent jointoyer, en blanc. J’espère que ce ne sera pas trop salissant et que cela égayera un peu mes murs bleu car les faïences ont de telles nuances surtout à la verticale, que je trouve un peu sombre. Celles du plan de travail sont plus claires… c’est comme pour la laine ou les tissus, tout dépend du « bain ».
Tout le monde se donne beaucoup de peine pour que tout soit joli. JP a aussi « attaqué » l’autre paroi, celle de la chambre à coucher. Hier il a posé la couche de fond sur les deux parois restantes, mais ça pue tellement que j’ai dû dormir au salon. On commence à fatiguer de devoir se laver comme il y a 50 ans, à la cuisine… de courir après nos effets. Je ne pensais pas que ce serait un tel boulot de refaire (intégralement il est vrai) cette petite salle de bain ! Par moments je ne sais plus où me mettre, à part la cuisine. Enfin heureusement il y a le jardin… JP a posé les canisses car les températures grimpent et on ne tient plus en plein soleil, même avec chapeaux et lunettes. Ca fait joli, j’adore! C’est enfin la Provence! tous les soirs nous prenons l’apéritif ensemble et c’est un moment bien sympathique. On se fait bien à l’accent et on apprend des choses intéressantes sur notre nouveau coin. Par exemples : les chenilles processionnaires. Hier soir Julien a dû revenir dans le quartier car un ami à lui avait sur l’un de ses pins des nids de ces chenilles ravageuses que tout le monde craint. Elles font de gros nids soyeux au bout des branches alors si j’ai bien compris il faut tirer à la grenaille pour tenter de couper la branche. Ces bestioles qui se déplacent comme leur nom l’indiquent en « file indienne » sont dangereuses pour les animaux et pour l’homme. Il ne faut surtout pas les toucher car leurs poils peuvent rendre aveugle, provoquer des problèmes de peau et gêner gravement la respiration.
Cet après-midi ils nettoyent, les pauvres ils sont blancs de partout car ils jointoyent : on approche du but et le résultat a l’air pas mal du tout. Les joints éclaircissent le bleu des faïences et ce n’est pas fini ! Je me réjouis enfin ! Il faut préciser toutefois que nos deux amis et nous-mêmes n’avons pas l’habitude de faire une salle de bains « rustique provençal » dont les carreaux ne sont pas vraiment des lignes droites… et les angles pas toujours évidents non plus à « gérer »!
Revenons » à demain : il y aura tous les appareils à poser. La douche, le lavabo et la baignoire à habiller MAIS, comme tous les deux jours il manque une petite pièce (le détail qui tue) à l’emballage vendu par Gedimat. JP ne fait que courir à Uzès pour tenter de trouver ce dont nous avons besoin. Aujourd’hui c’étaient le joint pour le WC, pièce entre le réservoir et la cuvette qui manquait, ainsi que la poignée de la porte de douche. Ils nous en ont refilé une en bois « en attendant » (c’est joli sur la porte transparente), l’autre que nous avons bien sûr déjà payée arrivera… on ne sait quand ! Le kit n’était pas complet et ils ne sont pas responsables, les pauvres, c’est le fournisseur… mais M… ils vendent et ne contrôlent rien de ce qu’ils reçoivent. Aucun matériel n’est commandé à l’avance et de plus, ils n’exposent plus les matériaux (ou à un mètre et demi du sol et encore car ils se les font voler) alors tout ce que l’on choisi, c’est sur catalogue ! Vraiment tout cela me fait penser non seulement à Peter Mayle mais aussi au livre que je viens de lire « La Ballade de Lila K.) que je vous invite à lire (voir ma rubrique « nos intérêts-loisirs » : Lectures).
Hector et Julien ne peuvent plus venir nous aider, ils doivent bosser « sérieusement » maintenant. Nos apéritifs du soir vont bien nous manquer… Vendredi soir on a fait des grillades et Sandra avec le petit Etienne se sont joints à nous, bien sûr. C’était très sympa mais je me suis retrouvée en milieu de soirée avec la Terre qui tournait autour de moi, malheur ! Ca fait longtemps que ça ne m’était plus arrivé, j’ai été malade, évidemment ! Je crois que j’ai un peu oublié de manger…
Lundi soir c’est FINI! Mardi ça sèche et on essaie d’enlever poussière et pollens! Mercredi on enlève la poussière et les restes de pollens. Je fais des lessives. Ne restent plus qu’à habiller tout ce carrelage par des étagères, des portes ou des rideaux, peindre les murs et le plafond, MAIS on peut ENFIN SE DOUCHER ET SE BAIGNER !!!
Jeudi matin on attaque la peinture des murs et du plafond :

Cerises sur le gâteau, la première figue a pointé au fond du jardin, j’ai reçu ma carte pour le site du Pont du Gard, si vous venez on pourra y parquer et entrer gratuitement et également nos permis de conduire français. OUF de OUF !











































