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16 juin 2012

Notre ixième échange de maison et le 2ème à Montauban

Classé sous FRANCE l'Uzège — zuppigerjeanpierre @ 21:42

Pour la deuxième fois nous avons accepté d’échanger avec Ginette et Bernard de Montauban qui avaient très envie de visiter le Gard ; en juin l’an dernier nous avions accepté de bon cœur estimant avoir encore plein de jolis endroits à visiter dans le Tarn et Garonne. Toutefois, ces vacances seront bien assombries car lorsque Ginette et Bernard sonnent à notre porte le téléphone sonne lui aussi. Véréna nous apprend qu’Adrien est décédé dans la nuit. Complètement chamboulés, pleins de chagrin, il est trop tard pour renoncer à cet échange. Après avoir hésité quelques heures à modifier nos valises et à monter à Val d’Illiez nous avons finalement, sagement, mais avec tant de peine, renoncé car cela nous ferait environ 2000 km à parcourir en quelques jours du fait que l’on devrait partir et revenir à Montauban avant de rejoindre notre chez nous pour laisser B. et G. terminer leur séjour. Dans l’état de fatigue que nous ressentions, nous n’avons pas eu le courage de faire tant de route en si peu de temps.

Après avoir mangé avec B. et G. bien désolés pour nous de cette triste nouvelle, nous sommes partis au milieu de l’après-midi en direction opposée à la Suisse, mais n’avons pas été très loin. Après avoir admiré les plateaux lozériens magnifiques à cette saison, les monts et les vaux des Causses, nous avons rapidement bu un Perrier à Nant où nous avons vu partir, à l’assaut des collines, pétaradant à fond, une série de belles Harley’s.

Notre ixième échange de maison et le 2ème à Montauban  dans FRANCE l'Uzège DSC_0131-99x150  DSC_00101-300x178 dans FRANCE l'Uzège  DSC_00151-300x199  DSC_0116-199x300  DSC_0118-300x199

Puis au détour de l’autoroute, voici enfin ce fameux viaduc de Millau. Magnifique, tout en finesse et quelle hauteur ma mamia! Il semble si léger, voire fragile, que j’ai presque eu peur en le traversant… nous sommes arrêtés sur le site pour monter au sommet de la butte et prendre des photos. C’est bizarre comme sensation de le voir pencher dans le paysage. Désirant prendre encore certaines photos sous d’autres angles, nous en avons finalement fait le tour complet et cela a représenté quelques bonnes dizaines de kilomètres passant d’une vallée à l’autre… jusqu’à ce que le soleil baisse. A passé 21 heures, nous décidons de passer la nuit à Saint Affrique (Sant Africa) en Aveyron. Nous avons opté pour l’hôtel restaurant Le Moderne en bordure de la ville et dans lequel il était trop tard pour pouvoir bénéficier d’un repas normal. Le patron n’a pas « perdu le nord » et nous a gentiment proposé une dégustation – commentée – de ses quelques roqueforts du coin et de derrière les fagots accompagnés d’un très bon Faugères, puis un dessert de notre choix. Il nous a expliqué comment les savourer puisque prétend-il, chaque palais étant différent, l’affaire est très personnelle et il n’y a donc aucun ordre à respecter dans la dégustation. Une bonne vingtaine de roqueforts nous a été commentée. Au hasard j’en ai choisi 4 : Crouzat, Templier, Vernières et Vieux Berger. Il nous a juste « imposé » de goûter le fameux Laguiole (fromage de vache), oui fameux ! Je dois dire que je n’ai pas pu finir mon assiette… et vous le comprendrez, le dessert choisi n’a pas été du fromage ! Mais du sucré ! L’endroit, style vieille brasserie un peu désuète, mais bien lustrée et sympa (avec un joli vieux billard), nous a fait penser à certains endroits chaleureux des campagnes québequoises. Une petite ville que nous avons traversé le lendemain en la quittant et qui nous a paru bien agréable pour être ans un coin si « égaré » sur notre vieille Europe !

DSC_0031-150x99  DSC_0052-99x150  DSC_0057-150x99  Musée de la Berbie à Albi :   DSC_0151-199x300             

JEUDI on file sur Albi et après avoir pris un parmentier de confit de canard aux pommes, sommes allés au musée de la Berbie voir les Toulouse Lautrec. Superbe endroit ; magnifique exposition.
En passant devant  la sublime cathédrale nous n’avons pas hésité à entrer. Tristes, nous avons allumé un cierge pour Adrien en souhaitant de tous nos cœurs qu’il repose paisiblement. Je ne peux croire que l’on n’aura plus à « s’enguirlander » ! J’aimais tant parler avec cet ami à l’intelligence vive, toujours plein d’idées trop en avance sur notre temps, à l’apparence si rude mais au cœur d’artichaut et fidèle.

DSC_0172-199x300   DSC_0171-150x99   DSC_0164-99x150   ruelles du centre d’Albi :   DSC_0141-199x300   DSC_01391-300x199

VENDREDI : Le lit nous a paru bien étroit… à notre âges, on dirait que les lits rétrécissent, comme la liste d’amis diminue hélas… on n’a pas très bien dormi bien sûr, surtout que la température est montée. Le matin nous allons commander une gerbe pour Adrien. On est si malheureux de ne pouvoir lui faire un dernier honneur. Ensuite, comme on est « vidés » on fait une longue sieste dans le jardin puis on part faire quelques courses à Saint Martial, juste à côté, retrouver Florian, un excellent boucher.

SAMEDI Nous nous réveillons en pensant fort à Vreni, et à Adrien. Quelle horrible journée elle va encore devoir vivre.  Petit déjeuner dans le jardin et départ à travers la campagne pour rejoindre le très beau village de Puycelsi « la forteresse des bois », un des « plus beaux villages de France ». Solidement accroché à son rocher, on le voit nous défier depuis la plaine. Certaines maisons résistent aux siècles qui passent, et à toutes les intempéries, moyennant parfois certains ravalements de toitures ou façades. Les habitants sont fiers de contribuer à la décoration florale du village que l’on pourrait surnommer « le villages des roses ». Avec l’hiver rude que nous avons tous subi, les parasites sont probablement moins nombreux et les arbustes croulent sous les rameaux surchargés de fleurs allant du blanc pur au rouge le plus foncé, en passant par les jaunes et les oranges. Ils embaument les petites ruelles pavées sous les balcons ou façades de vieilles briques rouges dans lesquelles sont emprisonnés les colombages, pour certains depuis le XIIIe siècle. Une mignonne chapelle St-Roch construite par les habitants en 1703 après les épidémies de la peste et le chemin de ronde du château (paraît-il le préféré des comtes de Toulouse… mais il me semble avoir déjà lu cela quelque part…) surplombent les forêts (celle de Grésigne notamment) et les vastes champs fraîchement cultivés en contrebas dans la vallée de la Vère.
DSC_0044-150x99    DSC_0038-99x150  P1140269-150x112 P1140268-150x112  DSC_0047-150x99  DSC_0040-150x99                          

Ensuite nous avons pique niqué sous les arcades de la jolie place du village de Castelnau-de-Montmiral et y avons pris le café en assistant à une joyeuse manifestation des enfants et de leurs parents « en colère » contre la fermeture annoncée d’une classe de primaire. Un corbillard décoré, entouré d’enfants et de certains adultes déguisés, portant pancartes et soutenus par une clique musicale hétéroclite néanmoins très joyeuse. Une petite fille à qui j’ai demandé si c’était la fête des écoles m’a répondu : « non, c’est le carnaval ! » A chacun sa vision de l’événement !

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Nous avons fait un tour de ville à Gaillac, assez jolie elle aussi, sans y retrouver notre beau vieux pont. Il faisait trop chaud pour continuer à le chercher (33) et nous sommes contentés de parcourir les vieux quartiers pas vus la fois précédente.

LUNDI  nous partons à travers les campagnes pour atteindre le village de Puymirol dont les alentours sont marqués en vert sur la carte, pour être vert c’est vert, on se croirait en Suisse du côté de Moudon, vous savez, la jolie petite route Peney-le-Jorat–Hermenches-Moudon mais en beaucoup plus vaste. Les champs travaillés sont magnifiques, les machines à ensemencer laissent pparaître des traces parfaitement parallèles du plus bel effet ! Parfois les champs tout fraichement labourés donnent une impression désertique avec juste un ou deux  bosquets de verdure et deux peupliers pour l’esthétique. J’en reviens à Puymirol : petit village dans le même style que beaucoup d’autres dans la  région, rien de dépaysant. Par contre Montjoy au-dessus du Séoune est très coquet : petites maisons pimpantes, ruelles proprettes, presque une maquette grandeur nature. Qui l’habite je ne le sais, on n’a pas vu grand monde…  quelques chats, mais en apparence c’est loin d’être une cité populaire, et sans bistrot SVP ! La vallée de la soif , quoi! On s’arrête donc à St-Maurin , modeste mais mignon. On mange une « formule » à 12 euros qui nous rassasie complètement. Tout était très frais, bon et fort sympathique : mériterait de figurer dans Le Routard ! Tous ces villages sont paisibles, surtout en après-midi.

Ensuite nous remontons un bout pour revoir Lauzerte et retrouver sa place pavée et carrée aux angles relevés. Son joli musée exposant deux artistes très doués. J’ai adoré les sculptures de Patrick Vogel et ai bavé devant le laborieux et inouï travail de Charlotte Massip. Nous pensions aller boire une bière au Café du Commerce. Hélas il était fermé bien que nous ne soyons pas mercredi… dixit sa pancarte; à la lire, nous sommes rassurés : ce doit bien être toujours le même patron ! J’ai encore admiré l’enseigne du cabinet vétérinaire et celle du forgeron.

Nous avons terminé notre « ronde » sur la place carrée et dite Nationale de Montauban en faisant quelques courses dans les rues agréables malgré le drame qui s’y est déroulé il y a quelques mois.

 la Place Nationale à Montauban : DSC_0001-150x99         et la maison de G. et B. : DSC_0010-150x99 

 

A terminer et photos à ajouter

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