Le temps de faire un peu de jardinage, un peu de lessive et nous repartons pour Paris. Un deuxième échange non simultané avec Jean-Pierre et Rachid. Nous sommes contents de retrouver le quartier qui est calme et pourtant proche de République et d’Oberkampf. La Place de la République a fait peau neuve, dallée de frais elle n’a plus le charme d’avant… mais propreté et entretien obligent. Les sièges rouges vont-ils demeurer longtemps en place ? Les jeux pour enfants, parlons-en : je n’ai vu qu’une petite cuisinière et quelques ustensiles, se faire rincer sous les grosses gouttes de pluie. Le plus intelligent et sympa est un dispositif de jets d’eau qui, en beaucoup beaucoup plus petit, devrait ressembler au Miroir de la Place de la Bourse à Bordeaux ; mais bon, sous la pluie c’était pas une démonstration pas couronnée de succès… Nous avons retrouvé aussi Marcel et Nicole de l’Ile des Sœurs avec grand plaisir et avons passé quelques bons moments ensemble lors de deux repas. Le premier dans un endroit à déconseiller et l’autre dans un petit resto à vraiment conseiller . Il s’agit pour le premier de la Taverne Brasserie FLO, Cour des Petites Ecuries, joli décor MAIS dans laquelle nous avions commandé Nicole et moi des gambas qui se sont avérées avariées…, ce qui a été reconnu par le chef de rang qui s’est confondu en excuses et nous a offert à tous un excellent champagne et les cafés. Malgré cela, nous n’y mettrons plus jamais les pieds ! Pour le second, « AU JARDIN » rue Richer, très bonnes assiettes avec jolie présentation, un patron travaillant qu’avec des produits frais et refusant des clients car, victime de son succès, il a écoulé tous ses produits frais, concoctés au fur et à mesure de l’arrivée de ses clients. Chapeau bas !
Nous avons parcouru les Quais de Jemmapes et de Valmy, pas loin de « chez nous ». A l’ombre sous les grands arbres nous avons regardé s’ouvrir les écluses pour laisser passer quelques bateaux privés et ceux couverts de touristes. Avons mangé une petite assiette à l’Hôtel du Nord dans le fond duquel se tournait probablement une pub. Une très jeune femme belle et une très âgée qui avait dû l’être, installées autour d’un petit guéridon rond sirotaient je ne sais plus quoi. Elles étaient très « first class » : maquillées et coiffées « chignon » impeccablement, robes sombres et décolletées, jambes croisées, jolis habits et bijoux, elles étaient là depuis 8h. du matin et ne se parlaient que très peu ! La séance a tiré à sa fin peu avant que nous partions! et nous avons vu sortir la vieille dame, voûtée, métamorphosée : portant des habits colorés presque de mendiante, chaussures plates et cheveux tombant sur ses épaules, ne subsistait pas même le maquillage. Un jeune homme lui a aidé à traverser la rue puis elle a continué seule. Rentrait-elle dans son petit chez elle modeste et ne voulait pas choquer ses voisins en affichant ce qu’elle avait été durant quelques heures ? Ancienne actrice ? probablement. Tant mieux si elle a pu se gagner quelques sous. Mais peut-être vit-elle confortablement ne tournant qu’un peu pour ‘rester un peu dans le mouvement ». Un personnage pour début de roman.


Ensuite nous avons continué jusqu’à la station de métro aérienne de Jaurès et de là, après une petite bière, sommes remontés l’av. Carrel sur les Buttes de Chaumont, puis Belleville et Goncourt. Belle balade ! Les Français sont devenus plus disciplinés, la voirie aura fort à faire et pour récompenser ces bonnes volontés la Mairie pourrait mettre des cages grillagées afin que les oiseaux et autres petites bêtes ne viennent éventrer tout cela dès la nuit tombée: suggestion !

Le samedi, nous avons pris le train à la Gare Saint-Lazare pour nous rendre à Chaumont-en-Vexin puis ensuite faire un petit bout de route en voiture pour aller en campagne fêter les 60 ans de mon cousin Didier. Il fut très surpris de voir tout ce petit sortir des taillis les uns après les autres, tous réunis en son honneur. La journée fut belle et sympathique malgré que l’on ne connaissait pas beaucoup de personnes. Surtout j’ai eu du bonheur à revoir sa maman, cousine Hélène que j’apprécie tout particulièrement et à connaître sa fille, son beau-fils et ses petites-filles adorables. De plus, j’ai eu ainsi un bref aperçu de la Picardie (du sud), que j’aimerais découvrir plus amplement une autre fois, en échange.

Un soir nous sommes allés au Théâtre Rive Gauche voir une pièce de Bill C. Davis dans une adaptation de Jean Piat et Dominique, sa fille, dans une mise en scène de Steve Suissa, avec Francis Huster et Davy Sardou (fils de Michel). « Un affrontement plein d’humour entre un vieux prêtre attaché à ses principes et un jeune séminariste idéaliste. La pièce suit l’évolution des deux personnages : le voyage initiatique pour le séminariste et le retour aux sources pour son mentor. Petit à petit, les spectateurs deviennent les témoins d’un affrontement de plus en plus complice, et la pièce devient de plus en plus émouvante. » Perso, je n’ai pas trop aimé voir Huster dans ce rôle mais sa prestation est bonne. Celle de Davy Sardou est excellente !
En ville nous avons passé »à travers » ECOBOX, les jardins éphémères aménagés devant l’Hôtel de ville. Il se trouvent tout de même quelques personnes pour profiter des chaises-longues mises à disposition… sont-ils payés pour ? C’est bruyant et très chaud !

Dans la rue Oberkampf nous avons mangé du bon poisson dans une vieille brasserie parisienne « Le Charbon ». En entrant, je vois un monsieur seul devant une appétissante assiette et comme il nous fait un grand sourire, je lui demande si c’est bon ? Oui, très ! J’apprends par la suite qu’en effet le plat est excellent, que le monsieur est le patron et de surcroît que cette brasserie n’est pas vieille du tout, plutôt même récente, mais qu’il a fait appel à d’excellents décorateurs, peintres et qu’il a déniché les lampes, bien loin de Paris et pas en France. Bref ! c’est un endroit où nous retournerons probablement.
Nous avons fait comme dab de jolis crochets en remontant complètement Ménilmontant et déambulant dans Belleville. Un petit saut au Pavillon Carré de Baudoin que j’aime bien mais qui présentait cette fois un itinéraire fantasmé photographique de Nicolas Frémiot intitulé « Traversée » : une honte… si j’avais mis toutes mes photos ratées, c’eût été mieux; sur le Livre d’Or j’ai lu également plein de commentaires de gens écœurés ! Heureusement l’entrée est gratuite pour visiter ce bel espace.
Un soir nous retournons au théâtre (des Variétés), pour une pièce dont je me méfiais un peu de la qualité mais nous y voilà pour voir Chantal Ladessous (vue à ses débuts au Point Virgule… ça fait une paie…) dans une pièce de et avec Isabelle Mergault : ADIEU, JE RESTE ! Quelques phrases font sourire mais à part cela on a trouvé NUL !
Près de chez nous, nous avons trouvé un petit bistrot où l’on est retournés manger car avons apprécié la cuisine simple et bonne, la gentillesse du (es) patron(s). Il s’agit du Charbon
Un après-midi j’ai eu envie de découvrir les nouveaux « habitants » du Grévin et me suis promenée pendant plus d’une heure parmi tous ces personnages. Il y en a qui surprennent par leur taille petite ou plus grande qu’imaginée. C’est du beau travail en général car en fin de parcours, dans la grande salle, on ne sait plus très bien si tel et tel est un touriste ou un « habitant » ! J’ai aimé aussi la petite salle où les explications sont données sur le façonnage, avec choix des yeux… des cheveux. On peut si l’on veut mettre sa main dans une petite niche pour tâter la cire, seule dans cette salle un peu macabre, je ne l’ai pas fait ;-(( J’avais tiré quelques photos avec mon Iphone mais comme on m’a changé l’appareil, le gars « super pro » ne m’a pas sauvé mes photos et j’ai tout perdu. Bravo Apple Paris Opéra ! Celles que j’enrage d’avoir perdu sont celles des trois expos vues au Petit Palais: 1) les peintures, dessins et magnifiques aquarelles de Félix Ziem, peintre orientaliste solitaire qui mourut à l’âge de 90 ans, en 1911 à Paris, après avoir beaucoup voyagé. 2) . Événement très attendu, l’exposition «Dalou : le sculpteur de la République» est la première exposition monographique consacrée à Jules Dalou (1838-1902). Elle devrait rendre à l’artiste sa place majeure dans l’extraordinaire mouvement qui porta la sculpture française du XIXe siècle au sommet, à l’égal d’un Rude, d’un Carpeaux ou d’un Rodin. Vous connaissez tous probablement sa belle et immense statue, Place de la Nation : « Le Triomphe de la République« . Heureusement JP a pris quelques photos aussi, ainsi je peux vous montrer la tête à Jules quand on le chatouille sous le bras… et ses têtes de paysans européens : magnifiques !

3) État de l’ex-Yougoslavie devenu indépendant en 1991, la Slovénie est encore une province de l’empire austro-hongrois (la Carniole) quand elle commence à s’ouvrir à la modernité à la fin des années 1880. Cette période est aussi celle de l’affirmation d’un fort sentiment d’identité nationale auquel les artistes (peintres, sculpteurs, écrivains, architectes) vont tenter de donner forme. Leur style, cependant, se réfère moins à l’impressionnisme originel né en France dans les années 1860-1870 qu’à l’évolution que lui firent suivre Monet dans ses séries des Meules et des Cathédrales de Rouen, Van Gogh dans sa gestualité expressionniste ou encore Giovanni Segantini qui conféra un caractère symboliste à ses paysages et dont l’influence fut grande dans cette partie de l’Europe. J’ai particulièrement aimé les paysages de neige de Matija Jama. Quelques œuvres étaient splendides et je n’ai plus de trace personnelle… grâce à un pignouf d’Apple Paris Opéra !
Nous avons été très contents de notre séjour, nous aimons tellement flâner dans cette ville ! Il y a toujours tellement de découvertes à faire dans tant de domaines différents ! On se réjouit déjà d’un prochain séjour !