Dimanche : On a une chance incroyable avec la météo radieuse, c’est magnifique ! Nous n’osions pas tant en espérer dans cette vallée que d’aucuns médisants surnomment « le pot de chambre du canton » !
A l’Alpage de They, en compagnie d’Anouck et Sylvain, nous avons participé à la Journée des raclettes. Une sorte de marché d’alpage ou chacun des stands propose son ou ses fromages à fondue, à racler ou à déguster froids, ses tommes. En desserts, des tartes aux fruits et des meringues copieusement garnies de double crème (pas de Gruyères mais tout aussi délicieuse)! Nous avons admiré les belles vaches noir/brun du Val d’Hérens ornées de belles courroies (colliers) magnifiques au bout desquelles sont accrochés les toupins ayant tous un son différent et que j’aime beaucoup entendre. Il semble que cette race donne moins de lait que les Emmenthal et sont de caractère plus doux; surtout, on m’a dit que leur viande est meilleure ! Alors ?
Quand nos jeunes sont repartis, nous sommes revenus tous les deux à Morgins par le bord de la Vièze. Très agréable petite promenade sur l’instructive piste « apicole », un petit ruisseau d’eau rouge (ferrugineuse) une végétation de forêt tropicale à côté de mes garrigues… et de jolies petites cascades! Des endroits de rêves pour pique-niquer.

une capitelle ratée: le monsieur a dû partir fâché vu l’état dans lequel il a laissé le tas de pierres !!!
Lundi : Après avoir emprunté une route sinueuse, forestière, puis truffée de tunnels à fleur de roche au-dessus de ravins vertigineux, enfin je découvre Derborence et sa vallée ravagée en 1714 une première, et en 1749 une seconde fois par une partie du massif des Diablerets (d’ailleurs nommés ainsi depuis les sinistres événements) qui s’est éboulée sur ce versant valaisan formant ainsi le plus jeune lac naturel de montagne d’Europe dans lequel aujourd’hui se reflètent paisiblement les sommets le dominant. Charles-Ferdinand Ramuz a beaucoup écrit sur cette vallée et la vie de ses habitants. Des films aussi : Si le soleil ne revenait pas de Goretta, et Derborence de Reusser. Le gigantesque éboulis formés par ces deux catastrophes mesure près de 5 kilomètres de long et, selon l’estimation de géologues, le volume serait de 50 millions de mètres cubes. C’est une réserve naturelle qui vous laissera admirer inlassablement sa faune et sa flore. J’ai vu des nuées de petits papillons beige et bleu, ravissants mais si lestes qu’il fut bien difficile d’en photographier un ou deux, sur les autres photos ne me restaient que les cailloux ! Paysage grandiose qu’il faut oser mériter… une vraie route de montagne ! Faut pas avoir le vertige mais une excellente fondue aux tomates me récompensera de ma « témérité » !

Mardi : un petit saut à Lausanne juste le temps de prendre un café dessert avec ma sœur et, comme nous l’avions demandé à leur papa, l’autorisation de pouvoir embrasser nos petites chéries à la sortie de l’école. Triste situation pour nous, pour leur papa et les petites, je crois, car Alicia m’a dit qu’elle reviendrait bientôt, à 7 ans, et Amélie a rétorqué : « moi je veux venir à Pâques et plein d’autres fois » ! Mais y aura-t-il (et laquelle) dérobade pour les en empêcher ? Le soir nous avons été invités à manger chez Anouck et Sylvain : des frites merveilleuses (comme seul lui sait les faire) et un excellent poulet, etc. Du baume au cœur !
ah, la vache, pas de Sylvana !

Mercredi : Petite marche en solitaire le matin pour JP, lessive-repassage pour bibi, puis une bonne assiette valaisanne sur l’alpe, au lieu-dit Le Ferrage. Un endroit très joli d’où on savoure à chaque fois la vue sur les Dents-du-Midi. La dame qui nous a servis vient de Montpellier, je ne sais si c’est la nouvelle patronne, mais en tout cas ce n’est plus comme avec les Guérin: ce n’est plus un alpage tranquille où l’on grignote bien à toute heure… plutôt un restaurant et la cuisine venait de fermer et les tranches de viande séchée que l’on a daigné nous servir étaient transparentes ! Le grand plaisir a été de contempler le panorama puis, pour moi, de redescendre à pied à travers les pâturages et la forêt. JP (grand sportif) m’a rejoint à mi-parcours après avoir posé la voiture au bas du village !

Jeudi : Journée peinarde, super cassolette de cèpes sur la terrasse de l’Auberge de la Bourgeoisie à Troistorrents! Puis, lèche-vitrines et courses diverses « en plaine » (chocolat, entre autres) ! En fin d’après-midi nous retrouvons à Monthey mon frère, Christine et leur fils Sylvain pour un bon souper en terrasse. Il fait agréablement doux et nous passons ensemble un excellent moment. Sylvain est à la veille d’un dernier très gros challenge, qu’il remportera avec succès! Félicitations pour ces quatre années d’efforts enfin récompensés (aujourd’hui nous le savons ce sera un bon radiologue !) Dommage les autres photos sont ratées !
c’est vrai, le fendant faut le boire « sur place » !

Vendredi : le soleil joue à « cache-cache » avec les nuages… va falloir se préparer à rentrer chez nous. Pour profiter encore un peu d’une éclaircie, on monte dîner à Tovassières ! Le soir rejoint les Batata chez Michèle et Bernard pour une sympathique soirée avec Stéphanie.

Samedi : On a réservé la journée pour faire honneur à Mitzou qui se donne tant pour « son » Jorat Souviens-toi que j’aime ! Nous y retrouverons les Pipioux pour manger un excellentissime schubling… mais j’en profiterai peu puisque toute occupée à faire des photos que je refilerai à Mitzou. Nous avons eu l’immense joie de revoir trop brièvement aussi Christine et Frédy ainsi qu’Aloïs, Ernest et Jacqueline Rod avec qui nous avions baratter pour faire le beurre il y a trois ans, déjà ! La journée a été belle, la fête du musée avait pour thème LA POSTE avec dans le décor paysager de vieux cars postaux et même une diligence ! Dans le musée proprement dit qui ressemble tant à la maison que nous habitions avec mes grands-parents à Servion, tout un historique très intéressant sur La Poste et les postiers de la région. Beaucoup d’artisans à l’abri du soleil sous leurs stands, dont Madelon qui est la propriétaire de la maison – et y vite – que nous habitions autrefois. De la danse country plus originale que ce que nous avons vu ailleurs. Peu vu donc notre Mitzou fort occupée à gérer tout ce monde; elle devrait se ménager un peu plus, mais ça elle ne sait pas… on est comme on est dans ce Gros de Vaud si attachant !

Dimanche, après valse-hésitation nous décidons de prendre la route malgré les orages annoncés qui semblent moins violents l’après-midi… nous subirons des pluies diluviennes, encore… jusqu’à avoir contourné le massif de l’Isère, Grenoble. Mais à choisir entre cette situation et les camions du lundi… je préfère encore la pluie ! A Montélimar nous retrouvons le ciel bleu mais le soleil se couche ! Peu après, nous aussi, contents d’être à la maison que je retrouve impeccable !