Partie pour 14h00 chez le chirurgien afin de faire le point avec lui, me voilà dans une salle d’attente bondée. Au bout de quart d’heure un jeune homme m’invite à passer dans une petite chambre pour prendre des mesures orthoptiques. Après m’avoir instillé quelques gouttes dans les yeux, il commence son examen :des images originales, très colorées, kaléidoscopiques s’offrent à mes mirettes au travers de ces trois appareils différents. Ensuite de cela il m’installe dans une autre chambre sombre pour attendre le médecin. J’attends une demi-heure… il arrive, il reprend quelques mesures au moyen d’un autre appareil et me dis à bientôt donc à la clinique le matin à 7h30 par l’entrée de nuit car mon ophtalmo sera présent et doit ensuite remonter à son cabinet à Uzès : pouf ! 135 euros de moins…
Une heure et demie plus tard je suis juste juste pour arriver à mon rendez-vous chez l’anesthésiste – non sans avoir parcouru 300 mètres pour entrer dans un autre immeuble – (moi qui pensais avoir le temps de manger un sandwich et prendre un café entre les deux) que nenni… là, j’attends mon tour pendant 10 min. Je remplis tout un formulaire A4 de deux pages et je refais la queue pour le rendre à la réceptionniste. Je paie 90 euros…
Voilà… je peux m’en aller pour… passer maintenant à un autre bâtiment. Contente je suis en deuxième position ! Mais… la dame me tend deux numéros : 73 et 74… pourquoi ? parce que vous allez être opérée des deux yeux… vous remplissez ce formulaire (j’ai déjà tout dit dans le précédent formulaire de l’anesthésiste) et vous attendez votre tour… ! On n’est qu’au numéro 62… Je ne comprends pas, ce sera mon tour au 73, pour le 74 devrais-je repasser la porte en sens inverse et rentrer à nouveau par la même ou ce sera une porte à côté ?… Ah ! GRRR… Et JP le pauvre, qui piétine…
Une fois à l’intérieur, la dame souriante remplit encore de nombreux papiers qu’elle photocopie et plie soigneusement pour les enfiler dans les enveloppes, imprime des pages A4 de chiffres à coller sur ces immenses enveloppes oranges, deux par œil SVP ! Je me souviens des débuts de l’ordinateur lorsqu’on nous disait : « ce sera génial, on utilisera beaucoup moins de papier ! » Un gros gag ! Une heure plus tard, me voilà libérée de ces fastidieux préparatifs, je suis fourbue, la tête me tourne, j’ai rien mangé, je suis shootée à l’administratif ! Devant moi il y avait un monsieur handicapé et encore plus vieux que moi, il n’en pouvait plus et on ne lui parlait pas très gentiment parce qu’il avait de la peine à comprendre tout ce cirque… uit…
Appréciez, amis Suisses, les commodités que vous offrent vos médecins, les hôpitaux et les cliniques, certes plus chers… quoique…