… assez rapidement nous devons grimper les routes de montagne en Lozère. C’est magnifique ces rochers piqués de différents genêts, tous jaune or : des balais assez hauts mais aussi des genêts des teinturiers (plus bas) et des genêts épineux plus denses (scorpius). De ces rochers je crois que l’on tire les lauzes pour les toitures (l’ardoise est plus fine et noire). Nous atteignons le col de Jalcreste à 930 m. et y prenons un « goûter ». Il ne fait pas vraiment beau mais il ne fait pas froid. En montant, puis en redescendant de l’autre côté dans la vallée, nous apercevons au loin des boules argentées suspendues aux pins (ce n’est plus ou pas Noël); hélas, ce sont des cocons de (je ne sais pas si on peut appeler cela de ce joli nom) chenilles processionnaires. C’est impressionnant et bien triste de voir tous ces énormes cocons et les squelettes de pins après leur passage. Cette année surtout, des attaques épouvantablement dévastatrices et dangereuses pour les hommes comme pour les animaux, comme vous pourrez le voir ci-dessous dans ces petites vidéos.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/aveyron/rodez/invasion-chenilles-processionnaires-sud-aveyron-1439589.html
http://lereveillozere.reussir.fr/actualites/chenilles-processionnaires-la-grande-invasion:WE6XPQ3A.html
Nous apercevons « vite fait » un des ponts de Gustave Eiffel… en attendant de revoir sa grande belle tour, la grande dame de fer, à Paris !
Enfin, nous retrouvons, au loin, la chaîne des Puys, la très agréable ville de Clermont-Ferrand et sa jolie place de Jaude sur laquelle trône toujours impassibles Vercingétorix et son cheval. La sculpture a été réalisée par le même sculpteur que la Statue de la liberté de New-York, soit : Auguste Batholdi. Le tramway rouge, sans conducteur, ne nous aura pas fait le plaisir de se monter; nous nous en sommes étonnés et on nous a informés qu’il était en révision. Nous souperons d’un bon repas tunisien.
Vierzon :

Le lendemain on reprend la route. Ce sont ensuite les magnifiques et doux paysages de l’Allier. Tout ce que j’aime ou presque : des champs à perte de vue jusqu’aux lointaines collines, des petits villages pelotonnés dans une combe, le fameux bocage Bourbonnais, on voit défiler les panneaux de Vichy, Nevers, Orléans… nous passons au milieu d’une forêt domaniale de 3 000 hectares (qui semble ne jamais finir), on file parfois entre les monstres éoliennes et nous arrêtons à mi-parcours pour manger à Vierzon, ville d’eau à la croisée de cinq rivières dont l’Yèvre et le Cher, traversée par le Canal de Berry (un peu sale…), Vierzon est située à la frontière entre la Sologne et le Berry. Autrefois il y en avait des seigneurs qui ont dû « se la faire belle » dans ces vertes et vastes étendues… mais nous avons pensé aussi au grand Jacques, Brel qui a dû y passer (en chanson tout au moins) avant d’aller à Vesoul… puis subir les flonflons de Paris pour sa belle !
Armée de mon IPhone nous avons pu accéder à Paris par le sud comme des grands… Montrouge, Montparnasse, traverser la Seine, voir les pyramides et les autres automobilistes nous frôler, accéder à la Place de l’Opéra… se retrouver dans son dos et, là, STOP ! notre Toyota se pâme d’admiration et ne veut plus avancer. Par chance une place sur libère dans l’angle qui n’en compte que cinq… quelques bonnes minutes de patience et puis elle accepte de repartir – comme à Grenoble – !

On se retrouve facilement à la Place Clichy, passant au-dessus du cimetière et, entre autres, de Dalida, puis devant notre immeuble. L’appartement de deux pièces très lumineux avec grand corridor séparant le jour de la nuit est joli. Les fenêtres bien fleuries et il fait beau ! C’est une petite place sans voitures, au pied de Montmartre, avec un petit troquet bien sympathique à l’angle pour le café après petit déjeuner ou l’apéro.
