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24 septembre 2014

Escapade dans l’Aveyron du sud, sur les plateaux du Larzac

Classé sous FRANCE Aveyron LARZAC — zuppigerjeanpierre @ 19:46

LA COUVERTOIRADE à 2 h. 30 de chez nous… (commune du Parc naturel régional des Grands Causses) fondée par les moines (soldats également…) Templiers sur la route du sel au XIIe. Une petite escapade donc dans le sud de l’Aveyron avec pour but de découvrir ce village dont on nous a souvent vanté l’authenticité et qui vient de passer sur Arte jeudi 25 septembre (TF1 aussi). Ce magnifique petit village (mini Carcassonne) se situe sur le plateau du Larzac et n’a bénéficié de l’eau courante que dès 1975. Auparavant, par un système de chenaux en pierre ou en bois soutenus par des « corbeaux », l’eau de pluie était récoltée; chaque maison, séparée de sa voisine par un étroit passage de 50 cm. permettait de remplir les citernes individuelles. La rue principale était en terre battue jusqu’en 2006, elle est maintenant encaladée (je tremble de vous sembler soudain pédante, mais j’ai appris ici qu’une calade est une rue « pavée » de pierres posées sur la tranche) ! Les fils électriques et autres câbles sont enterrés, seules les antennes TV sur les toitures témoignent du présent. Les boutiques, échoppes n’ont pas encore envahi le village comme aux  Baux de Provence, juste un commerce de beaux cuirs travaillés par des tanneurs, un tisserand, une boulangerie produisant sur place les délicieux « biscuits à la broche » (merveille avec le café du matin : une pâte coulée lentement et régulièrement en couches successives sur un moule conique tourné à la broche sur feu de bois) et deux discrets cafés restaurants très sympathiques. C’est sur l’une de ces terrasses que l’on nous a dit vouloir préserver le village de l’invasion d’étrangers commerçants pour le laisser appartenir à ses habitants. Bravo ! mais cette très belle intention résistera-t-elle au temps et au profit ? Je le souhaite !

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LE CIRQUE DE NAVACELLES : enfoui 325 m. plus bas, au cœur des gorges de la Vis, est une curiosité géologique naturelle (à laquelle la main de l’homme a contribué); il est « à cheval » sur les départements du Gard et de l’Hérault. On l’admire du haut des Causses de Blandas ou du plateau du Larzac. Le sculpteur Paul Dardé aurait dit : « on pourrait y cacher la Tour Eiffel !« .Pour atteindre ce méandre verdoyant formé par le détournement de la Vis, il faut descendre… mais en bons Suisses ce n’est pas la descente vertigineuse toute en lacets serrés qui nous arrête, nous « sombrons » dans un havre de paix, sur « l’huître » ou « rocher de la Vierge », où coule, paisible aujourd’hui, la Vis qui s’étire en une très jolie cascade d’environ 8 à 10 m. Une vingtaine d’habitants se partagent trois pâtés de vieilles maisons grises (dont une ou deux datent du Xe), de beaux arbres et dans la prairie poules et oies picorent en liberté. Ce méandre fertile dans lequel pousse la luzerne. La faune et la flore sont exceptionnelles ici.
DSC_0014 DSC_0016 DSC_0039 un indien et une grand-mère nous surveillent DSC_0045 DSC_0051 DSC_0056

Le Causse du Larzac : un plateau karstique splendide de 1000 km2 (vous voyez, j’aime le Jura et ça lui ressemble, mais en tellement plus vaste qu’on croirait voir le bout du monde). Elle est tellement belle cette région sauvage, aride, modelée par des siècles de passages de troupeaux et d’entretiens agricoles. Piquée ici et là de buissons épars gris, jaunes, des buis vert foncé, des genévriers puis par endroits un groupe de sapins, des rochers ruiniformes (comme ma tête d’indien juste plus haut), des chênes noirs, de la terre rouge et des troupeaux de moutons, parfois quelques vaches. Les brebis fournissent leur lait pour la fabrication du fameux roquefort. Vous souvenez-vous des années 70 lorsque qu’un projet d’agrandir la zone militaire de La Cavalerie avait mobilisé plein d’opposants venant de toutes parts pour soutenir les paysans… ? on en retrouve quelques-uns de ces 68tards (même des Hollandais) bien enracinés et très heureux. Si j’avais 20 aujourd’hui je suivrai probablement un de ces « défenseurs » pour un temps… ;-)) Lorsque l’on vient de Paris via Clermont-Ferrand, la porte d’entrée en est le beau Viaduc de Millau. Ces trois sites font partie des Causses et des Cévennes inscrits aux patrimoine mondial de l’Unesco en 2011.
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Nous nous arrêtons aussi dans le très pittoresque village de Ste Eulalie de Cernon, une des premières paroisses de l’Aveyron au VIe, berceau des Templiers qui y construisirent une très grande commanderie, mais surtout pour aller voir ce qu’est le fameux « vélorail ». Des chariots à deux sièges-pédaleurs et un petit banc pour les enfants. Pas de chance, il est en entretien et ne fonctionnera que demain… zut on aurait bien fait un petit tour dans les collines : montée en petit train et redescente en vélorail par le viaduc et les tunnels. L’idée est super et remporte semble-t-il un grand succès.
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L’orage est arrivé durant la nuit, un orage violent. Dans notre joli petit gîte si mal pratique, si peu confortable et pas très propre l’électricité a cédé. Tant pis puisque nous n’avions même pas une bouilloire pour nous faire thé ou café et que mon mobile a une lampe de poche intégrée ! Une adresse très médiocre cette soit disant chambre d’hôtes… Nous avons pris, sous la pluie, le chemin du retour en direction du soleil que nous retrouvons radieux sur une terrasse à Sylvanès.

L’orage violent est arrivé durant la nuit. Dans notre (joli sur photo) petit gîte si mal pratique, si peu confortable et pas très propre, l’électricité a cédé. Tant pis puisque nous n’avions même pas une bouilloire pour nous faire thé ou café et que mon mobile a une lampe de poche intégrée ! Une adresse très médiocre cette soit disant chambre d’hôtes de « La Salvétat du Larzac »… Nous avons pris, sous la pluie, le chemin du retour en direction du soleil (soit la direction contraire au Mont Aigoual sur lequel nous voulions grimper…) que nous retrouvons radieux sur une terrasse à Sylvanès. Un tout petit village qui compte une belle église  abbatiale que nous n’avons hélas pas pu visiter entièrement. Pour nous consoler nous voulions nous rendre pas loin sur le site d’une église orthodoxe toute en bois, arrivée en pièces détachées de la forêt de Kirov en Russie et remontée ici en 1994 sans clou ni cheville. Malheureusement, l’orage avait défoncé le chemin d’accès et il a été impossible de passer, même à pied. L’orage de la nuit a causé bien des dégâts et les trax, pelles mécaniques et camions sont à l’œuvre. C’est boueux et très glissant, des arbres ont été déracinés. Finalement, nous arrivons à en perdre le soleil pour nous retrouver dans le brouillard dense au col de Coustel à presque 900 m. mais de belles images s’offrent à nos yeux : des châtaigniers vigoureux et  des bruyères bicolores splendides. On est dans la ouate et c’est ce que l’on préfère… Une superbe entrecôte dans un pub de motards à Hérépian et on roule pour Saint Quentin ! On verra le Mont Aigoual une autre fois !
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24 juin 2014

Virée dans le Massif Central… ou… en voiture, sur les chemins de Compostelle !

Classé sous FRANCE Aveyron LARZAC,FRANCE Massif Central — zuppigerjeanpierre @ 16:14

Envie d’une escapade découverte dans le Massif Central: après avoir contourné Montpellier, nous filons droit sur Rodez en admirant au passage les beaux paysages sauvages du Larzac (salut les 68tards : moutonniers et autres chevriers déchus ou déçus !), puis les plateaux rocailleux et magnifiques des Grands Causses. Nous passons une nouvelle fois sur le viaduc de Millau (œuvre de Jean Nouvel) dont je vous ai déjà touché quelques mots… en route, nous « tombons » très bien dans un resto « Le Planol » à Flavin. Arrivés à Rodez, nous stationnons direct devant le  Musée Soulages inauguré le 30 mai dernier. L’exposition du moment : « Outrenoir(s) » porte tellement bien cette désignation. On reste ébahis par la vibrance des noirs selon la lumière et notre positionnement. Le bâtiment lui-même est surprenant pour celui qui ne connaît pas encore Pierre Soulages, mais l’atelier espagnol RCR Aquitectes (Catalans ayant étudié à Toulouse, aussi) a conçu quelque chose de très adéquat et élégant.
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Ensuite, nous laissons pour une autre fois la visite de  la ville car un souper dégustation nous attend à Sénergues . Ce calme petit village  est la dernière étape avant Conques pour les pèlerins venant de Puy en Velay sur le fameux GR65 (via Podiensis, XIe siècle). L’accueil de Maurice et Ginette est vraiment chaleureux ; elle nous a concocté une succession de plats locaux délicieux et solides. Tout commence par un apéritif « soupe au champagne » et cubes de melon, farçous verts (blettes), chevreau à l’oseille,  puis le célèbre aligot, des fromages auxquels hélas personne n’a pu toucher comme dessert des crèmes caramel et une fouace légère  avec une bougie dessus pour l’anniversaire de Serge. Nous finirons la fouace lors de nos deux prochains petits-déjeuners, à 4 ! Nous avons passé une bonne soirée et on s’est régalés, nom d’une pipe, tout était délicieux. J’ai adoré les farçous et le chevreau à l’oseille … quoique l’aligot, travaillé comme celui de Ginette, est une merveille ! Repus et fatigués, nous dormons comme des bébés (ayant le rhume) dans de bons lits avec des draps bien repassés et parfumés à la fraicheur du séchage à l’air libre !

DSC_0036 DSC_0053 DSC_0068 DSC_0084  DSC_0042 DSC_0051 DSC_0161 un peu à l’écart, en raison du brasier (sans flammes) qui y était entretenu, le sécadou servait à sécher les châtaignes pendant 2 à 3 semaines !

Je me réveille avec mal de tête et un rhume « carabiné » mais nous sommes ici pour découvrir et après le petit déjeuner nous partons pour Conques, à une vingtaine de km. Haut lieu des pèlerins en chemin pour Compostelle. Nous découvrons une merveille du Moyen-Age, un village niché serré au cœur de la verdure. Ses ruelles de beaux pavés mènent en pente douce à l’Abbatiale Ste-Foy qui est un splendide chef-d’œuvre de l’art roman: le tympan au-dessus de l’entrée a été méticuleusement rafraîchi, l’intérieur est beau, lumineux. Ses vitraux originaux complètent notre découverte de Soulages qui les a tous conçus dans un verre translucide particulier, venu d’Allemagne. La sobriété est très belle ici. Les façades de pierres rouge, jaune ou grises atténuent la sévérité de l’édifice. L’ancien cloître est très beau également. Nous avons paraît-il bien fait de venir en ce moment, Serge nous dit qu’en été c’est le coude à coude. Je n’ai pas de peine à le croire quand je vois les parkings (à l’extérieur) et compte le nombre de bistrots, boutiques (pas tous encore ouverts) ! Avec Najac et Carcassonne c’est un des plus beaux villages que j’aie vu en France.

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Nous rentrons faire une sieste puis repartons pour Belcastel. Encore un village répertorié comme l’un des Plus Beaux Villages de France dans l’ancienne province du Rouergue. Il semble que l’Aveyron soit le département le plus fourni dans cette liste de référence. Comme tous les villages par ici, les toits sont en lauzes, sorte d’ardoise mais plus épaisse, et justement plus large qu’épaisse, dite lave de Bourgogne aussi. Dans la verdure exubérante c’est beau tous ces gris ! Belcastel dont le château-fort bâti au IXe, modifié et agrandi jusqu’au XVIIe,  a été restauré dans le respect parfait  de l’art médiéval dans les années 70-80 par le célèbre (et réhabilité grâce à F. Mitterand), architecte Fernand Pouillon, né pas très loin. Il est devenu depuis un adorable petit bourg, également tout en pente, au pied duquel un joli vieux pont du XVe  vous attend et sous lequel coule  peinard, l’Aveyron. C’est bucolique à souhait. Le  soir, nous retournons à Conques pour y manger, avec les lumières ce fut encore plus prenant, surtout lorsque, par chance, nous avons entendu de la rue jouer de l’orgue, ainsi nous avons pu écouter quelques morceaux dans cet édifice
chargé d’Histoire.

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Le lendemain, journée du retour, nous faisons une première « escale » à Estaing, chez les Estagnols… Une famille d’Estaing était autrefois très puissante ici mais, bien sûr, faute de « relève »  masculine, s’éteignit. En 1922, des membres de la famille de Giscard Destaing  transforma son véritable patronyme pour reprendre celui de l’illustre famille, n’ayant toutefois aucun lien de parenté avec eux. Au sommet de cette petite bourgade pratiquement entourée du Lot, un château bien sûr, qui fut acheté en 2005 par Valéry et son frère Olivier, ancien maire de la ville. Il n’est pourtant pas très beau, d’extérieur en tout cas. Au bas du village, joliment fleuri, nous admirons le pont gothique sous lequel coule le Lot et dans lequel vient se jeter un discret ruisseau serpentant entre les vieilles bâtisses, la Coussanne. Puis nous allons dîner sur une terrasse au Trou de Bozoul… une curiosité en forme de fer à cheval au fond duquel s’épanche le calme Dourdou. On dit qu’une fois de plus il ne faut pas se fier aux apparences et que parfois il se transforme en furie. Henri Réchatin, alias Henry’s, le célèbre funambule français l’a traversé plusieurs fois. Ca fait froid dans le dos, je vous jure ; en fait j’ai froid partout, bien qu’il fasse beau je crève de froid et j’ai mal à la tête… je dois avoir de la fièvre !

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Nous avons vu et admiré plein de merveilles naturelles ou construites par l’homme. J’espère revenir un jour en Aveyron, il y a encore tant à découvrir de villages, villes, monuments ou paysages grandioses.

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