Nous sommes à Lyon pour le week-end chez John, Virginie et Mathieu
Un vrai réconfort après notre déçevant échange avec Angel à El Campello…
Nous sommes bien arrivés à Lyon avec, en avant-goût, une très belle vue sur la vielle ville depuis le bord de la Saône que nous avons longé puis contourné pour atteindre le quartier St-Jean. Devant le parking, John nous attendait. Il doit avoir l’âge de Janoche, je l’ai trouvé bien sympathique. JP déplie la chaise roulante…eh oui, je n’arrive pas à marcher plus vite qu’un escargot, ni plus de 5 à 10 minutes. John nous emmène chez lui, au cœur du Vieux Lyon : super, on ne peut guère être mieux placés. En montant la ruelle, JP a mis « ma » chaise dans le premier trou du trottoir… oups ! puis ensuite les pavés… donc j’ai quand même fini a pedibus les derniers 100 m. puis les 3 étages. L’appartement est spacieux, ensoleillé, très confortable. Pourvu que l’on ne me pique pas mon carrosse parqué au bas des escaliers… sinon je vais être transformée en grenouille par l’assurance, d’ailleurs, il pleut ce soir alors nous remettons la sortie à demain. Devant la table de salle à manger, comme un tableau, dans l’encadré de la fenêtre, la très belle basilique de Fourvière, illuminée, s’offre à nos regards admiratifs. Je me réjouis d’en voir davantage dès demain matin.
Et nous voilà en route! Nous partons à travers la vieille ville : la Cathédrale St-Jean juste au bas de « chez nous » sur la place du même nom, une très jolie brocante, puis, petit arrêt « noisette » en passant sur une sympathique terrasse, avec un patron non moins sympa, visez la présentation de nos cafés :
Céti pas meugnon ? Oui, c’est donc LE pied… mais pas le mien qui vire au violet
mais… 
… on est gonflés et y’a de la concurrence :

Nous faisons un tour au marché. C’est drôle d’être à ras les étals, le nez pratiquement dans les fromages, les fraises, les pains ou les saucisses… Puis nous traversons le pont Wilson, longeons les quais et arrivons devant le magnifique portail d’entrée « des Enfants du Rhône » du Parc de la Tête d’Or. C’est un des plus grands d’Europe: 105 ha. Des pelouses impeccables, des arbres immenses et splendides, des promeneurs couchés dans l’herbe, un grand lac avec plein de pédalos à « toiles pare-soleil » romantiques, des canards de toutes sortes sur ses rives et un zoo que nous ne visiterons pas. Nous allons au Musée d’art contemporain visister l’expo de Benjamin Vautier (dit BEN) dont je vous ai déjà présenté un sympa et immense trompe-l’oeil (« Il faut se méfier des mots« ) sur une façade de la place Fréhel, à Paris. Les trois étages du musée lui sont consacrés. Chaque jour des ateliers pour enfants y sont proposés afin de stimuler leur esprit critique. C’est intéressant de voir toutes ces « oeuvres » le même jour. JPierre n’aime pas DU TOUT et trouve qu’il se fout de la gueule du monde; moi, pas vraiment fan, mais j’apprécie quand même beaucoup certaines « maximes ». J’ai relevé une phrase de John Cage qui me plaît infiniment : « La situation étant désespérée tout est maintenant possible« . J’ai suggéré à JPierre de mettre cela sous mon faire-part mortuaire et sur ma tombe.
Je vous mets ci-dessous le lien Picasa des quelques photos que j’ai faites au long de cette exposition pour que vous puissiez me donner vos impressions ensuite… OK?
http://picasaweb.google.ch/gladys.zuppiger/20100612LyonExpoBen
Conçu par l’architecte Renzo Piano (Fondation Beyeler à Riehen, Centre Georges Pompidou, diverses tours immeubles à Potsdamerplatz à Berlin, Centre Paul Klee à Berne, parmi tant d’autres)… le Musée des arts contemporains de Lyon fait partie du grand complexe de « La Cité internationale », l’édifice de 2800 m2 allie une façade des années 30 (les anciens palais de la Foire de Lyon) à la modernité d’un volume de briques rouges, sous toiture-verrière. La façade des années 30 donne sur le Parc de la Tête d’Or tandis que les parois en verre ouvrent sur la rue intérieure (long serpent de verre de cette Cité, composée de plusieurs salles de cinémas, d’une immense hall, de bars, restos, du Centre des Congrès, de bureaux, etc. Le musée peut être librement traversé par le public lorsqu’il est ouvert. Nous sommes revenus dans le Vieux Lyon – quelle chance on a d’être situés dans ce quartier - par à peu près les mêmes quais puis par d’autres ruelles en évitant le plus possible les rues pavées sans passage central… car JPierre a les bras mis à rude épreuve, le pauvre! Le soir on ressort tout de même pour un petit tour nocturne… c’est lui qui insiste !
Lyon est une belle ville et qui paraît tranquille, - il doit y faire glacial en hiver – avec ces deux rivières – mais nous y retournerons volontiers. 2 jours et demi, c’est court, nous avons juste fait un « tour d’horizon » et frimer l’ambiance qui est vraiment touristique bien sûr, dans le Vieux Lyon, mais tellement agréable.
Impressions d’une « handicapée » momentanée :
C’est bizarre et barbant de se promener constamment au cul des voitures et au ras des fesses des gens (avec tous les risques d’injtoxication que cela comporte…). J’en ai vu de toutes sortes (Pierre Perret préciserait…). Au bout de quelques heures j’avais l’impression d’être à moitié beurrée. De ne pas décider droite, gauche, en arrière et en bas des trottoirs, la tête vous tourne. J’ai aussi bien relevé que dans les passages étroits ce ne sont pas souvent les enfants avec vélos, poussettes et … parents… qui se retirent mais la chaise-roulante qui doit s’écarter. Certains vous sauteraient par dessus pour passer. En fait, c’est triste, mais la majorité des gens ne sont pas gentils et prévenants.




















