Une très très brève aventure
Nous nous réjouissions beaucoup de ce séjour dans une calanque, au bord de la Grande Bleue, que nous aurions pu admirer, matin, midi et soir. Hélas, lors du premier appel que je lance à la propriétaire depuis Marseille, je comprends que quelque chose cloche sérieusement. Sa façon de me raconter le pénible week-end qu’elle a vécu – avec d’autres propriétaires – tous victimes de cambriolages (la première fois en 30 ans…) qui ont vu s’envoler beaucoup de leurs effets : chèques, contrats et bijoux, affaires personnelles de toutes sortes. Clope au bec et jeans troués, Mme semble encore paniquée car elle doit jongler avec les locataires qui arrivent et qu’il faut changer de cabanon, mais elle n’a plus «rien»… «Notre» cabanon (réservé depuis janvier), je le reconnais d’après les photos vues sur le net, est occupé par un couple qui vient d’arriver et fait une drôle de tête… au fond de l’impasse, le pseudo petit coin terrasse à même le goudron est entouré serré des autres cabanons de même style. Pas de parasol à disposition et on ne voit surtout pas la mer. Mme nous propose deux autres cabanons (dont un de luxe…un peu plus cher bien sûr) mais il n’est pas propre : des cheveux encore sur le protège matelas douteux. Elle va bien sûr le changer de suite me dit-elle, mais tout le reste : … oh ! il n’y a pas de clim, un escalier de grange très raide et les WC sont en bas. En effet, la serrure vient d’être changée mais on voit le jour sur les côtés… Et puis nous constatons avec désespoir que nous sommes loin d’être les seuls attendus. C’est l’affluence, dans cette rue principale, un cortège de touristes avec leurs valises à roulettes et leurs sacs à dos car on ne peut pas parquer, à peine pour déposer nos affaires. Ce que nous ne ferons pas, car ces cabanons sont tout juste salubres. L’endroit ressemble plutôt à un bidonville amélioré…j’ai revu le modeste « Passage Fleuri » de Bagnolet de mon enfance… mais là au moins il y avait de jolis petits jardins fleuris.
Je ne récupérerai sûrement pas mes 100 euros de réservation mais on s’en fiche, on s’en va ! Mme m’affirme qu’elle ne l’a pas tiré, qu’on lui l’a certainement volé avec les autres papiers et que je devrais faire opposition…
Nous ferons un petite halte à Martigues pour nous rasséréner. La petite ville nous semble bien mignonne et bien calme…
Complètement dépitée de m’être fait avoir de la sorte, nous décidons de quitter les bords de mer et de rentrer chez nous !








































































































