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29 octobre 2019

Quelques beaux jours en Campanie, à Naples

Classé sous ITALIE Campanie — zuppigerjeanpierre @ 19:46

Après une courte et jolie soirée, une bonne nuit dans un hôtel très agréablement confortable, tout proche de l’aéroport mais bien insonorisé, nous nous levons de bon matin pour ne pas rater notre avion à neuf heures. Anouck qui a fait la route après le travail a bien dormi dans cet immense lit de 2 x 2, nous ne risquions même pas de nous gêner !

 

Le vol est super agréable, accompagnée par ma fille et mon petit Martin, je n’ai pas même l’ombre d’une appréhension. Martin, assez indifférent à ce qui se passe de l’autre côté du hublot dessine bien tranquillement. On admire quelques sommets enneigés dans les Alpes, puis les côtes italiennes, laissant Rome sur notre gauche. Nous amorçons notre descente sur Naples pratiquement en rasant les toits de la ville et en suivant notre ombre au sol !

Le taxi nous attend comme prévu et nous emmène aussitôt sur le grand boulevard. C’est presque des trous d’air tant les larges dalles de lave noire sur lesquelles il roule nous secouent les tripes. On roule fenêtres avant grandes ouvertes afin d’être mis de suite dans l’ambiance napolitaine : gaz d’échappement, kérosène, chaleur, klaxons. Il se faufile dans la circulation sans être guidé au sol par des lignes blanches. Soudain nous voilà dans le vieux quartier de Spaccanapoli, les ruelles sont très étroites, s’il y a un feu rouge et que la voie est libre, on se lance… au stop, c’est pareil, on ne s’arrête que s’il y a quelqu’un à laisser passer… autrement, on fonce ! Les fenêtres des rez ont souvent une petite balustrade et parfois une dame y est appuyée et notre chauffeur en profite pour confirmer son chemin ! Des commerces en tous genres sont installés dans des garages : petits ateliers de réparations motos, lessiverie, épicerie, tissus, par exemple. Tout le monde semble rassemblé sur ses trottoirs ou assis sur leurs Vespas ! Là aussi on se fait bien secouer ! C’est un autre monde… Puis on arrive devant notre immeuble, une ancienne belle grande demeure, transformée autrefois en usine à chaussures puis devenue copropriété !

L’appartement est magnifique : quelques marches et nous voici dans un salon, très haut de plafond, confortable et spacieux. Aux murs, d’anciennes peintures napolitaines. Une jolie cuisine bien équipée et décorée de mosaïques anciennes séparant par un large corridor chacune de nos grandes chambres avec chacune sa salle de bains. Je dors toutefois les fenêtres ouvertes après aération car j’ai frôlé la crise d’asthme une nuit, la circulation effrénée du samedi a failli m’asphyxier. Faut dire que derrière la maison la route passe juste au-dessus de ma chambre.

Pour le repas de midi nous allons manger dans une Osteria que la propriétaire nous a conseillé. Au carrefour de petites rues hyper animées par la circulation, nous prenons notre apéritif-clopinette sur le trottoir car, ici, pas de place pour une terrasse, même petiote ! Le spectacle est constant : entre les voitures qui passent et repassent, les Vespas chargées de 2 à 4 personnes, porteuses parfois d’une dizaine de cartons à pizza où d’un parapluie ouvert… se faufilent ! Waouh !!! Une petite sieste nous fait le plus grand bien. Après, nous montons, avec le funiculaire qui est juste à côté, dans le proche quartier de Vomero. La station du haut « Piazza Fuga » me plaît bien, style «art déco». On se promène un peu, on fait quelques courses puis on redescend pour prendre un Spritz apéro avant de rentrer, tous les trois un peu fatigués et contents !

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Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner qu’Anouck est allée chercher, nous partons à pied à travers notre pittoresque quartier Espagnol, par lequel nous sommes arrivées hier. Ces ruelles étroites, souvent en escaliers, décorées comme il se doit de linge bariolé suspendu aux balcons me plaisent, la vie autour est trépidante mais chacun semble tranquille, parle avec son voisin, balaie ou lave devant sa porte malgré les ordures qui ne sont pas ramassées. Nous devons nous rendre à la gare principale. Cela nous donne l’occasion de découvrir la très jolie station de métro Toledo. Tous ses murs et son plafond sont décorés de minuscules mosaïques d’une variété infinie de nuances bleues. Au-dessus de nos têtes, comme un entonnoir à l’envers d’une belle clarté turquoise, on croit entrer dans le ventre d’un bel océan !

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Nous revenons par le quartier Espagnol, pauvre… et là, on ne serait pas très étonnés d’apprendre qu’un immeuble s’est effondré… les murs lézardés, les rues sont un peu défoncées, il manque bien des bouts aux larges pavés descellés et il faut vraiment regarder où l’on pose les pieds pour ne pas se retrouver par terre. Le linge aux balcons ou aux fenêtres tentent d’égayer un peu cette grisaille ! Puis nous visitons la belle basilique de Santa Chiara et son cloître. Dans les jardins de très belles majoliques, des fresques contre les murs et des plafonds magnifiques. Puis nous cheminons en passant devant l’étonnante façade de l’église Gesu Nuovo (qui n’a pas été toujours une église) dont les pierres sont taillées en pointes de diamant, puis la très sympathique Place Bellini jusqu’à la rue des santonniers, la via San Gregorio Armeno. Des santons de taille humaine montent la garde devant certaines échoppes remplies de toutes sortes de milliers de santons jusqu’au fond des grandes cours, ça m’a coupé l’envie d’en acheter… mais on dirait que je suis la seule car il y a beaucoup de monde, c’est tant mieux !
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Ce troisième jour sera consacré à la visite de Pompéï. Nous nous y rendons en taxi. Notre joli chauffeur a son téléphone portable dans la main droite et parle de l’autre… heureusement il a le genou habile… Beaucoup moins drôle et surtout impressionnant et émouvant le parcours dans ces ruines. Un site d’environ 60 ha (nous n’en visitons évidemment qu’une infime partie), plus de 2000 ans en arrière… et les traces des roues des chars sont incrustées à jamais dans ces pierres. L’écartement des rues est prévu pour leur circulation. Pas encore de passages piétons mais des pierres hautes de 40 cm environ traversent les avenues de manière à ce que les passants n’aient pas à se mouiller les pieds ! Dans les belles domus, des pans de peintures ont conservé leurs teintes, de superbes mosaïques de verre ornent les murs ou les sols (comme dans la chambre des amoureux), des thermes aux canalisations sophistiquées et avec vestiaires, s’il vous plaît, devaient être accueillants ! En général, on peignait sur un mur de la maison le portrait du propriétaire, plus rarement de LA propriétaire…

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casa dell'Orso Ferito 1 (2) vestiaire plafond petit théatre 3 petit théatre 2 DSC_6439 (2) DSC_6424 2 (2) DSC_6418 2 (3) DSC_6479 (2) DSC_6476 (2) food truck 1

Dans un quartier, des cuisines publiques : les premiers fast food ! Des comptoirs de pierres dans lesquels ont été creusés des trous pour y placer des brasiers et tenir au chaud des plats cuisinés à vendre aux passants. Des murs sculptés à même la pierre témoignent de talents incroyables ! Des gradins de théâtres grandioses en plein air ou plus petits, pour être à l’abri, avec sol en marbre rose. Une place des fêtes, large et spacieuse au centre de la ville est magnifique ! Notre guide nous dit que tout cela était sous des mètres de cendres calcifiées, ainsi que les corps pétrifiés d’humains ou d’animaux dont on a pu réaliser des moulages. Mais, avant de nous lâcher traîtreusement, elle nous dit aussi qu’il y a encore beaucoup à déterrer et à découvrir ! Au Musée de la Romanité à Nîmes, où je suis allée avant de partir pour voir l’exposition « Pompéï », j’ai aussi appris que ces Romains avaient inventé les premiers HLM ! Époustouflant de raffinement !

Ascension du Vésuve : on y monte pas comme on veut ! Faut « montrer patte blanche »… un premier barrage vous oblige à grimper dans un mini bus (pas gratuitement) et vous emmène à un arrêt intermédiaire d’où vous payez votre entrée sur le site et continuer de cheminer 200 m. à pied ! Là, des cabanes de souvenirs vous attendent et vous devez encore franchir un petit tourniquet pour enfin accéder aux pentes balisées… 300 m. disent-ils mais ça m’a paru bien plus long. Bref, les cailloux roulent sous mes pieds, je glisse, je m’essouffle mais je monte doucement. Quelques photos pour me reposer car le paysage, sans être grandiose, est joli ! La terre est parfois belle rouge comme j’aime ! A force de transpirer, j’arrive au bord du cratère où Martin est fier de moi et ds’écrie : « voilà ma mamia »! Intéressant de voir ces différentes couches de pierre, mais ces fumerolles me font froid dans le dos… bien que je sois plutôt en sueur !

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Le lendemain nous prenons le bateau de taille normale pour nous rendre sur la petite île de Procida. Jolie arrivée dans ce petit port coloré et animé d’une vraie vie de village. Mais nous voulons faire de la plage pour nous reposer de hier et faire plaisir à Martin. On embarque dans un taxi qui nous mène dare-dare à travers les ruelles, de vraies ruelles : étroites, mes aïeux ! Un autre mignon et plus petit port (pour un peu je me croirais de retour à San Antonio d’Ibiza en juin 69…) avec deux ou trois pêcheurs âgés qui refont le monde de la mer… Nous trouvons un resto qui a une jolie terrasse et une plage devant. Quel bonheur : nous mangeons et buvons très bon ! La chaise-longue, même en pente, me sera très utile… et Martin peut se baigner et naviguer. Anouck a trouvé un petit pneumatique délaissé au fond de la plage vers les rochers. Vraiment cela nous donne envie de revenir dans cette adorable petite île… mais pour aujourd’hui, nous devons la quitter pour rejoindre Napoli ! Y’a encore tant à voir.

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Ce matin, c’est le dernier jour à Naples ! nous partons prendre un complément de petit déjeuner aux Galeries Umberto Ier ! MAGNIFIQUE endroit, je me régale les yeux et les papilles à une terrasse sous ces verrières splendides. Hélas Martin n’aimera pas ce (nouveau) jus de pommes vertes, ni les viennoiseries, pourtant très bonnes… Les couloirs de la galerie ou des galeries, sont en forme de croix, avec au sol d’extraordinaires mosaïques, représentant plus ou moins les signes du zodiaque. Il faudrait rester des heures à admirer ou à faire des photos. La magie du lieu opère car Martin court au centre, sous la grande verrière, pour lui aussi faire des photos !

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Puis ensuite le Castel Sant’Elmo sur la colline du Vomero, du haut de ses 250 m., domine Naples aussi bien côté de la baie que côté jardins! Une gigantesque forteresse du XIVe, en tuf napolitain (sorte de roche volcanique très ancienne), d’où la vue est splendide de tous côtés. Dans l’une de ses grandes salles (sûrement une ancienne garnison) nous avons vu une exposition de peintres napolitains anciens, classiques et contemporains. Pas vraiment emballées ! Nous nous arrêterons aussi pour prendre un pot au célèbreet magnifique Café Gambrinus !

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Notre taxi sera à l’heure ainsi que la propriétaire pour remettre les clés. Le vol sera très agréable. Ce n’est qu’une fois sur sol Français que le stress me gagne : dans trois quarts d’heure j’ai mon train pour Avignon mais 3 ou 4 avions viennent d’arriver, les halls sont pleins à craquer, plus de couloirs pour les Européens ou les non-étrangers et il n’y a que deux guérites de douane… alors nous serpentons pendant plus d’une heure et je rate mon train ! Je devrai courir pour en trouver un autre, plus de réservation… Heureusement, au bout du quai à 400 m., deux employés OUIGO m’arrangent le coup avec grande gentillesse. Je peux partir… avec deux heures de retard ! JP m’attendra à Avignon…

 

 

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