Famille-Amis-Echanges-Aquarelles

28 avril 2019

Lectures 4

zuppigerjeanpierre @ 11:00

 

La maison de l’espoir de Claude Lafaye
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette saga familiale qui se déroule aux fins fonds de la Creuse ! Nous n’échappons, bien sûr, pas à certains aspects de la guerre en 39, surtout par le biais d’exploits héroïques de quelques résistant(e)s téméraires. Un livre qui fait du bien car malgré une enfance très difficile puis des choix malheureux, les deux personnages principaux (frère et sœur) se reconstruiront ensemble sur le coup des 50 ans, sauvés par cette demeure préparée et bichonnée pour eux par une tante ange-gardien décédée un an plus tôt, qu’ils ne connaissent pas mais qui, de loin, veillait sur eux. Soeur jumelle de leur mère morte alors qu’ils sont tout petits encore, elle leur lèguera l’histoire (et les biens) de leur vraie famille. Ce livre me fait penser à celui d’Ana Gavalda Ensemble et c’est tout que j’avais aussi beaucoup aimé !

Les Cigognes sont immortelles d’Alain Mabanckou
Un petit livre dans lequel – malgré quelques répliques drôles du petit Michel (Alain) – j’ai eu de la peine à me sentir à l’aise. Certes ces trois jours suivant l’assassinat de Marien Ngouabi décrivent bien l’état d’insécurité et les rivalités, la méfiance qui terrorisent les habitants jusque dans ce petit village pourtant très éloigné de Brazzaville. Ce jeune garçon intelligent analyse à sa manière ce qu’il entend ainsi que les différentes situations vue ou vécues. Il en perdra sa naïveté. Sa confiance envers les membres de sa famille sera sérieusement ébranlée et pour sauver sa mère, il fera l’apprentissage du mensonge, vital ! En bref, Mabanckou fait parler l’enfant mais j’ai trouvé peut naturel !

Le livre des Baltimore – Joël Dicker
On me dit tant de bien de ce compatriote écrivain que j’ai acheté son dernier livre : l’histoire de la famille de son riche oncle bien aimé. L’émotion n’était pas au rendez-vous, je trouve qu’il peine à décrire les sentiments, on ne vibre pas pour cet oncle brillant et bon, ni pour pour sa femme médecin si belle et si affectueuse, ni pour ce trio de cousins et encore moins devant leurs richesses. J’ai eu l’impression de lire un travail de « premier de classe » bien content de lui ! Le dernier quart de ce livre de presque 600 pages tardait à se terminer sur le mot FIN ! Déçue !

Corps et âme de Frank Conroy
Je n’apprécie pas vraiment les traductions. Cependant, conseillée par un ami averti (que je remercie au passage puisque je sais qu’il me lit souvent), je l’ai acheté et j’ai beaucoup aimé ce livre (Folio) de 600 et quelques pages. Plus j’avançais plus j’appréciais. Finalement c’est une très belle histoire : un pauvre gosse de 7 ans, chétif et vivant dans le sous-sol d’un immeuble d’un pauvre quartier new-yorkais dans les années 40, avec sa mère un peu détraquée et ne lui témoignant aucune tendresse. Sa mère est chauffeur de taxis. Il découvre un petit piano blanc sous des cartons dans la chambre du fond… La chance lui sourit sur le plan des rencontres. Avec ténacité, curiosité et intelligence il devient fou d’amour pour le piano, pour les sons. Croisant des personnes généreuses, il arrivera à être apprécié des plus grands. Il deviendra aussi compositeur. Le classique et le jazz, tout lui plaît. Ce livre souffre certes de maladresses dans sa traduction et de certaines longueurs dans les descriptions, mais cela vaut largement la peine de le lire ! C’est beau !

Miroir de nos peines de Pierre Lemaître
Aïe aïe aïe… quelle satire… un petit morceau de cette triste et impardonnable « débâcle » d’avril 1940 qui n’est pas sans nous faire penser à celle que nous vivons en ce moment… n’en déplaise à certains Français. Ce livre est écrit, et bien écrit, par un homme né à Paris et vivant en France ! Comment est-ce possible un tel gouvernement, une telle désorganisation ? Un tel mépris du peuple ? Et aujourd’hui un tel manque d’anticipation, une telle foule de contradictions ?

En conséquence, toujours ces mêmes sentiments que la guerre exacerbe chez le commun des mortels : peur, espoir, égoïsme, générosité , lâcheté, courage… comment réagirais-je dans les mêmes circonstances !?

Trois jours avec Norman Jail d’Eric Fottorino

Je vais vous dire pourquoi j’ai tant aimé ce petit livre qui, je pense, s’adresse à ceux qui aiment lire, mais surtout écrire. C’est donc l’histoire d’un passionné des mots.

 « Un jour j’ai réalisé que le mot «écrire contenait toutes les lettres du mot crier. Un homme qui écrit est un homme qui crie… »

 Cela paraît lent, descriptif d’états d’âme et de sentiments contradictoires. Presque normal, en somme… mais si bien écrit !

p. 22 déjà : « Un roman est le plus beau roman du monde tant que vous ne l’avez pas écrit… Patatras. La météorite entre dans l’atmosphère. Elle pesait des tonnes de sentiments, de puissance et d’éclat, et la voilà broyée, réduite à la dimension d’un trognon de pommes ! » mais encore,

p. 71 : « L’attente est une épreuve pour un écrivain. Vous devez avoir l’instinct du chasseur. Suivre les mots à la trace. Au réveil ou dans une absence de vous-même, vous avez l’impression que des mots vous ont visité. Vous vous précipitez sur le premier papier qui vous tombe sous la main et… au moment d’écrire, tout s’est envolé, évaporé… pourtant vous savez que ces mots sont venus à l’intérieur de votre esprit avant de ficher le camp. »

Aussi, p. 90 : un beau passage sur le silence. L’envie, voire un sentiment de jalousie vis-à-vis de cette personne qui lit des notes de musique et donc qui l’entend dans sa tête… Puis, p. 98 : « Je me suis équilibré avec des mots. Ceux que je n’avais pas reçus à ma naissance… C’est la plume à la main que j’ai déchiré le brouillard de mon identité.
L’escargot, le seul animal de la création qui ne recule jamais. »

Et p. 136 : « pourquoi cadeau se dit aussi « présent »… je sais désormais. Le seul cadeau qui vaille c’est de pouvoir dire maintenant « je suis,  je vis ».

RIEN à ajouter, lisez !

J’ai dû rêver trop fort de Michel Bussi
et moi… j’ai pas aimé si fort… un peu ! je préfère Musso et Marc Lévy

La Librairie de la Place aux Herbes – Eric de Kermel
Ma voisine m’a prêté ce petit livre : un bouquet de qualités de coeur qui fait tant de bien par les temps que nous courons… et en plus, elle est à Uzès cette libraire charmante ! Dix petites histoires très agréables à lire, décrivant chaque fois la rencontre avec un personnage différent : apprentissage de la lecture, retrouvailles grâce à la lecture, introspection heureuse, miracle des voyages imaginaires, etc.
Des phrases que je retiens : « Entre chaque mot, un espace toujours égal garantit une distance de courtoisie qui permet à chacun de ne pas marcher sur les pieds de son voisin et de respirer à sa guise. Si nous étions comme les mots sur une page je suis certaine que la bienveillance trouverait davantage de place pour s’épanouir. Une phrase m’a surtout interpellée : « … aujourd’hui la psychologie est passée par là… chaque ressenti est décortiqué, analysé, psychanalysé; non seulement ce que nous vivons mais aussi ce que nous rêvons; ce que nous mangeons, tout est matière à dissection psychologique. Il y a dans cette volonté de tout expliquer et de tout comprendre quelque chose qui est parfois dangereux. » Puis aussi celle-ci qui me définit depuis longtemps : « … j’ai toujours été attirée par des gens pas comme les autres. Les marginaux sont souvent des visionnaires, des éclaireurs, parfois des résistants. » Mais encore celle-là : « … le bonheur des uns n’aggrave pas la situation de ceux qui souffrent mais il est important de vivre en ayant conscience de la chance de… et des multiples possibles »…

Madame Pylinska et le secret de Chopin – Eric-Emmanuel Schmitt
J’ai bien aimé ce petit livre qui parle d’apprendre la musique au piano d’une drôle de manière avec un professeur qui ne vous fait pas jouer à chaque leçon mais vous incite à jeter des cailloux dans l’eau, écouter en regardant les branches et les feuilles des arbres se balancer dans la brise, faire l’amour avec amour et observer les chats qui parfois sont mélomanes… joli petit livre !

Les prénoms épicènes – Amélie Nothomb
J’ai au moins appris trois nouveaux mots : épicène, un autre que j’ai déjà oublié mais qui va me revenir… et puis j’ai appris ce qu’est un coelacanthe ! Comme souvent, ce livre est sombre. Une sombre histoire d »amour qui traite très superficiellement de la résilience : une enfant qui aime un père qui ne le lui rend pas et l’ignore ! Ce père est le personnage central, pourtant ce sont deux femmes : l’une modeste et docile amoureuse de son mari; l’autre, brillante et riche, est l’objet de l’amour fou, refusé, de la part de ce mari. C’est la fille qui soutiendra sa mère quand elle perdra momentanément pied.

Le Consentement – Vanessa Springora
Aprés l’avoir entendue à LGL je ne me suis pas refusé l’achat de ce livre, j’avais envie de lire ses mots pour comprendre mieux cet envoûtement… car c’est à cela que cette pseudo histoire d’amour ressemble à s’y méprendre. Et puis le rôle de la mère m’interpellait beaucoup mais quand j’y apprends que même (entre combien d’autres), Françoise Dolto avait, en 1977, signé une lettre ouverte en faveur de la dépénalisation des relations sexuelles entre mineurs et adultes, intitulée « A propos d’un procès »… Je me demande comment cela a pu exister sans faire plus de bruit et m’échapper. Je lisais Halimi, Groult, Marie Cardinal, Libres enfants de Summerhill, puis Bruno Bettelheim, etc. m’indignait tant sur l’infibulation des femmes africaines, etc. J’étais à Tlemcen à cette époque-là, mes enfants avaient 3 et 7 ans, mais tout de même j’avais pris des livres avec moi. Nous n’avions de radio qu’algérienne. Cela ramène au cas Polanski car je lis p. 194 : « En dehors des artistes, il n’y a guère que chez les prêtres qu’on ait assisté à une telle impunité. La littérature (ou autre art) excuse-t-elle tout ?« 

Demain les chats – Bernard Werber
Intéressant pour connaître un peu l’origine et la « diffusion » des chats de par le monde : amour, désamour ou haine selon les époques et les endroits. Toutefois, pas emballée… quelques passages marrants tel que celui-ci :« … ainsi les humains ont découvert l’importance de l’art. Cela ne sert à rien… pourtant c’est leur force… si un jour nous voulons les égaler il faudra qu’une chatte miaule aussi bien que la Callas sur un air aussi beau que celui de Casta Diva de Bellini » ou d’autres passages assez pertinents sur le comportement des humains à leur égard ou, en général.

Le bal des folles – Victoria Mas
Expérimentations du professeur Charcot à la Salpêtrière dans les années 1885 : c’est dur, même si on connaît déjà l’histoire de cet hôpital. L’écriture de cette jeune femme de 31 ans est fine, pleine de tact et permet de passer ces tristes histoires de femmes. J’ai pensé entre autres à Camille Claudel… qu’a retenu de tous ces malheurs la mémoire collective de nous les femmes ? Je vous cite ce seul passage  : « … leur jugement réside dans leur conviction. La foi inébranlable en une idée mène aux préjugés. T’ai-je dit combien je me sentais sereine, depuis que je doute ? Oui, il ne faut pas avoir de convictions : il faut pouvoir douter, de tout, des choses, de soi-même… »

Le ciel par-dessus le toit – Natacha Appanah
Au dos de la couverture il est écrit ceci : « … Comme dans le poème de Verlaine auquel le titre fait référence, ce roman griffé de tant d’éclats de noirceur nous transporte pourtant par la grâce de l’écriture de NA vers une lumière tombée d’un ciel si bleu, si calme, vers cette éternelle douceur qui lie une famille au-delà des drames« . Mais
NON, je n’ai pas été transportée, malgré la qualité de l’écriture… et la douceur de la famille est bien furtive… faut vraiment faire un effort d’imagination… en bref, ce livre ne m’a pas plu !

La rêveuse d’Ostende – Eric-Emmanuel Schmitt
L’étonnant pouvoir de l’imagination dans nos vies ! J’ai beaucoup aimé (surtout La rêveuse d’Ostende et La Guérison); j’ai dévoré ces cinq histoires. A part M. Ibrahim et… j’avais un a priori vis à vis du personnage Schmitt (que ma fille aime bien). Comme on m’a offert ce petit livre, je l’ai lu, et… avec grand plaisir !

Le Merle Bleu – Michèle Grazier
Un roman dont l’histoire se déroule aux proches environs ou sur la Place aux Herbes d’Uzès, ça ne se rate pas ! Et de plus j’ai bien aimé cette histoire touchante. Un vieux couple d’octogénaires, passionnés d’ornithologie, prend en amitié un beau jeune homme étrange et étranger. Faisant fi des conventions et de la méfiance des amis ou de la famille ils le logeront dans leur bel appartement. Il leur apportera plein de petits bonheurs et seront heureux ensemble…

Changer l’eau des fleurs – Valérie Perrin
Un très joli roman, quelques longueurs. La vie d’une gardienne de cimetière : tout un monde dans un petit village de Bourgogne ! Beaucoup d’amour, de solidarité et d’amitié avec quelques échappées dans les calanques de Marseille.

La Saga des Bédigas: deux tomes - Claude Brahic
J’ai revu M. Brahic à l’occasion d’une exposition et j’ai acheté son deuxième tome pour connaître la suite du premier que j’avais bien aimé ! Il écrit lui aussi bien sur ces belles Cévennes et leurs habitants. Je me suis un peu ennuyée au milieu du livre…

A cause d’un parfum – Françoise Vielzeuf
J’ai eu bien du plaisir à lire ce roman qui parle d’amour(s) bien sûr et qui décrit si bien un environnement de la campagne Cévenole ! J’ai bien aimé la manière de faire exprimer, tour à tour, le point de vue des intéressés en constituant pour chacun d’eux un chapitre.

Les promesses de l’âge – Perla Servan-Schreiber « à 75 ans, ma nouvelle liberté »
J’aime bien ce livre et même si certains passages me semblent être des répétitions d’autres lectures ou banales… je le garde sur ma table de nuit ! Je retiens par dessus tout ceci à la page 157 : »Quoi que je fasse, mon ignorance restera insondable » et pour sourire, une phrase de Benoîte Groult ; »La vieillesse est si longue qu’il ne faut pas la commencer trop tôt ! » et en conclusion une phrase du début du livre : »Il nous appartient de trouver ne nous la tranquillité d’accepter notre âge pour agir en conséquence, non pour nous résigner » !

Comment vivre en héros – Fabrice Humbert
J’ai beaucoup aimé de nombreuses pages, j’ai trouvé des longueurs (quand il parle politique ou administration), j »étais intéressée et j’ai bien fait d’aller jusqu’au bout ! J’ai aimé quand il imagine des vies possibles avec des « SI à ce moment-là précisément… ? » C’est bien écrit, il y a de l’humour et c’est actuel, subtil, original, brillant je crois même ! La fin m’a tiré des larmes. Un excellent livre finalement !

L’autre George de Mona Ozouf – L’autre George
Je ne suis pas arrivée très loin dans ce livre qui m’a cassé « les pieds » – cette comparaison incessante entre George Sand (que j’aime pourtant) et George Elliot… en conclusion : trop intello pour moi !

Marceline Loridan-Ivens (avec Julie Perrignon) – L’Amour après
Après quoi… après l’horreur : l’indicible effroi, l’insupportable douleur de perdre les siens sous la torture, d’être témoin de tout cela puis vivre avec ces visions, ces odeurs, ces cris dans les oreilles encore et encore ! Bouleversant et courageux. Avancer par le biais de rencontres apaisantes vers un ailleurs en cherchant l’Amour… qui se fera attendre mais qui posera enfin un baume sur les blessures. 

Je relève p. 114 et 115 : « L’antisémitisme a ressurgi. Et au fil du temps, le chantier de ma jeunesse vibrante et militante est devenu un foyer de l’islamisme qui frappera le monde au tournant du siècle. Les poseurs de bombes agissent partout au nom d’un fascisme religieux et non plus au nom de la liberté des peuples… » – « Il faut répéter qu’une Juive survivante d’Auschwitz a tout fait pour sauver des femmes arabes de la torture et du viol. Il est là le sens de l’Histoire et de l’Humanité. Mais nous l’avons perdu…. » et de C.G. Jung « La vie non vécue est une maladie dont on peut mourir… »

Jean-Pierre Ryf , Le vieux monsieur à Venise : j’ai adoré ce petit livre d’un peu plus de 100 pages, comme tous les autres de Jean-Pierre d’ailleurs… A Venise, un vieil homme rencontre un autre homme ; au fil des rencontres la confiance s’installe et le vieux monsieur raconte sa vie, finalement dans l’espoir que l’homme rencontré l’écrive. On voyage dans le Nord-Est de l’Algérie, on admire ses paysages superbes et sa capitale, passant des années 1962 puis à 2010.

Sa grande sensibilité, la qualité des mots choisis, m’émeut toujours. Voici quelqu’un de très cultivé qui pourtant aime beaucoup, simplement déambuler dans les rues des grandes villes pour se laisser surprendre. Y découvrir des choses ou des endroits nouveaux pour le plaisir de la surprise, de la curiosité satisfaite, l’étonnement et connaître. J’ai moi aussi le goût de visiter les cimetières (je pense à celui de Pointe-à-Pitre, notamment, si gai, visité il y a 20 ans et dans lequel on se sent bien) ainsi que l’an dernier, l’ancien paisible cimetière de Massiliergues dont vous trouverez des images un peu plus haut dans mes articles.  Jean-Pierre a une façon très personnelle et si fine de dire ou de décrire pourquoi il n’apprécie  pas certaines personnes ou ne cautionne pas certains événements, sans agressivité jamais. A la p.57 une belle citation tirée des Mémoires d’Hadrien et celle-ci plus courte de Jean Guéhenno (que je ne connaissais pas) : « La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir mais pour se trouver ».

Je n’ai que du bonheur à le lire et je vous recommande ses livres. Bien sûr, ceux sur  l’Algérie… ou « Tombeau pour mes chiens » qui est un petit bijou. Je  prends la liberté d’écrire que je le considère comme «un sage» .

Je dis souvent que «rien n’est parfait en ce bas monde»… oui, un court passage m’a « chiffonnée »… mais ça, je le garde pour moi seule, peut-être que je le lui dirai, si j’ai le plaisir de le revoir …

Perla Servan-Schreiber, Les promesses de l’âge (à 75 ans ma nouvelle liberté) : je vais en faire mon livre de chevet, pour un temps en tout cas. P. 157 : « Quoi que je fasse, mon ignorance restera insondable. J’ai le sentiment que tout ce qui est essentiel est mystérieux. Naître, aimer, mourir. Et c’est bien ainsi : la seule pratique utile est celle de l’acceptation, de l’ouverture à ce qui advient. Dire OUI, y compris à l’âge… » A-t-on le choix ? Essayons d’être philosophe à défaut d’être intelligent…

Eric Fottorino, Dix-sept ans : Dans un moment choisi par une maman de 75 ans qui convoque  ses trois fils pour enfin leur confier son douloureux secret de jeunesse… beaucoup d’émotion dans cette subtile recherche d’amour entre un fils et sa mère qui arrivent finalement, bien que difficilement, à se REtrouver ; ce livre m’a beaucoup « remuée », évidemment !

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