Lectures 2021
La familia grande de Camille Kouchner
Après l’avoir entendue s’exprimer sur LGL j’ai souhaité savoir comment elle traduirait par les mots écrits cette sordide histoire, mieux comprendre aussi l’amour qu’elle ne cessera de porter à cette mère dérangée et ravagée. Et bien, je peine toujours à comprendre, moi qui n’ai pas pu excuser la mienne de certaines déviances… non prouvées. Quant au côté très désaxé de ce très « vilain » beau-père il n’y a rien à ajouter si ce n’est qu’il est dommage que la prescription ne puisse pas être remise en cause. Enfin, tout n’est peut-être pas encore joué j’espère… car enfin, ce jeune garçon a souffert de cet incestueux bonhomme et aujourd’hui on « remue toute cette merde »… Toutefois, on comprend les années de psy qui ont été nécessaires à CK pour « digérer » avec l’aide de son mari avant de prendre cette décision d’écrire.
On ne peut, en plus, s’empêcher de se poser nombreuses questions sur l’origine de la mort bizarre de la belle-sœur de ce triste bonhomme (tante de la narratrice, l’actrice Marie-France Pisier). Bref, une famille « brillante » qu’entourait bon nombre de personnages publics, une famille déséquilibrée mais admirée; flattée pourtant par des gens à qui les comportements « libertins » de cette famille ne devaient pas échapper…
L’Envie de Sophie Fontanel
Une période voulue et vitale de traversée de « désert » rédemptrice… plusieurs courtes histoires dont l’absence d’amour, de désir ou de trop de désir sont les sujets. Il m’a semblé bon de se retrouver un moment dans l’une ou l’autre de ces histoires ou dans plusieurs à la fois. C’est la vie et pas seulement QUE la vie d’une femme !
La vie est un roman de Guillaume Musso
Je suis déçue, c’est tiré en longueur et compliqué? Non l’histoire ne m’a pas captivée du tout !
« Les lettres d’Esther » de Cécile Pivot
Pour sûr, cette jeune femme a été à la bonne école… un immense plaisir à lire ce livre. Bien sûr, vous le savez, j’aime écrire et lire mais je pense que nul n’est besoin d’aimer écrire pour apprécier ces lettres, aussi touchantes les unes que les autres. C’est pourtant simple et si bien écrit, chaque mot est à sa juste place. J’avais suivi quelques ateliers d’écriture (pas de correspondances mais des textes libres) et ça me donnerait presqu’envie d’en refaire un ! Oui… on devrait s’écrire autre chose que des mails ou des SMS ! Un bon livre qui fait du bien !
« Fille » de Camille Laurens
Des années 60 à nos jours, la vie qui a été celle des filles ou peut l’être encore, selon les mutations sociales, les contextes sociaux. Super bien écrit, il y a de l’humour dans ces pages parfois tristounettes. Elle insiste beaucoup sur l’importance des mots dans la construction d’une vie et c’est bien !
BARBARA Mémoires interrompus
Intéressant quand on apprécie la chanteuse qu’elle fût… mais je reste très perplexe sur ces mémoires après avoir lu en p. 115 que l’auteur de « Quand les hommes vivront d’amour » l’auteur-compositeur « Raymond Lévesque, magnifique, halluciné et hallucinant… plonge déjà dans l’alcool qui va le tuer…« alors que M. Lévesque vient de mourir le 16 février dernier (2021), à l’âge respectable de 92 ans des suites du Covid-19 !!!
La vie est facile ne t’inquiète pas d’Agnès Martin-Lugan
Toujours du plaisir à lire ses romans bien construits (la suite agréable, bien que prévisible, des Gens Heureux…)
Michel Bussi Sang Famille
Le tissage de cette longue intrigue est bien travaillé, on essaie d’imaginer mais on est toujours « à côté de la plaque » et jusqu’au bout ! J’ai beaucoup aimé l’idée de ce trésor recherché et… trouvé !
L’Envers du décor de Tatiana de Rosnay
J’ai bien aimé ces 12 nouvelles, certaines bien sûr davantage que d’autres. Un peu loufoque celle de Lady Landifer qui veut revivre avec son mari – plongé dans les brumes d’Alzeimer – un court instant de bonheur et engage pour cela une jeune fille (minée par un chagrin d’amour dévalorisant) et qui retrouvera à la fin du compte une certaine paix intérieure et prendra confiance en elle. Celle du Parfait est parfaite ! La lettre de Miss Sebold m’a touchée aussi !
Un fils en or de Shilpi Somaya Gowda
J’ai beaucoup aimé, et dévoré autant que dégusté, ce livre. L’histoire de ce jeune homme déraciné, venant de l’ouest de l’Inde. Sa volonté de devenir un bon médecin cardiologue l’oblige à s’exiler à Dallas pour poursuivre ses études. La vie y est dure pour lui : la nourriture américaine, la jalousie, une hiérarchie chauvine, un environnement raciste, les mensonges, la promiscuité avec de dangereux loubards; il souffrira beaucoup, regrettera parfois son coin de pays mais il résistera (à la volonté de sa mère veuve et à l’amour) pour ne pas perdre de vue son but. On découvre quelques facettes de la vie indienne pleines de belles senteurs et de couleurs, mais aussi ses lois implacables pour les castes inférieures et l’effroyable condition des femmes soumises.
Le Pays des autres de Leila Slimani
J’ai également beaucoup aimé lire ce livre, car pour avoir un peu connu le Magrheb, le ton me semble tellement adéquat (années 50 pourtant, mais les choses ne changent pas aussi vite là-bas que chez nous). Durant cette lecture, plein de senteurs me remplissaient le coeur et les paysages, je me les représentais si bien ; mais surtout toujours émue par les conditions de vie des femmes et leur courage. Celui aussi de certains hommes décidés à cultiver ces terres arides. En l’occurrence, le courage et l’amour d’Amine pour son épouse étrangère, l’autre qui est-ce ? Le Pays des autres, oui… on connaît l’adage « les voyages forment la jeunesse » et lorsqu’on a la chance de pouvoir voyager on se retrouve chez « l’autre », on apprend à mieux comprendre, du moins cela en donne l’envie… Mais aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes sans cesse l’Autre, pour un voisin, une connaissance, un ami; c’est aussi une forme de voyage… qui nous ouvre l’esprit et le coeur ! Peut-être y aura-t-il une suite… ?
Du plus loin de l’oubli de Patrick Modiano
J’ai eu du plaisir à relire ce livre qui décrit si bien certains jeunes des années 60/70 et les rues du quartier latin !!!
Le mystère Henri Pick de David Foenkinos
Je n’avais jamais rien lu de Foenkinos. Dès le début, le ton est donné. J’aime. Dans les livres refusés : « La culture des fleurs à la lueur des bougies dans une chambre d’hôtel » ! Ses tournures de phrases sont rigolotes : « plongé dans un sommeil à l’allure d’un lac suisse« . Je crois que là il ne connaît pas le Léman en colère, mais pas important…
P. 271 : « La vie possède une dimension intérieure, avec des histoires qui n’ont pas d’incarnation dans la réalité mais qui pourtant sont vécues« .
J’ai apprécié cette lecture, l’écriture me plaît bien. L’intrigue est un peu prévisible, mais c’est vraiment un bon moment !
La Delicatesse de David Foenkinos
Encore bien apprécié ce roman dont le titre est si bien choisi. Le cheminement des trois personnages principaux est vraiment agréable à découvrir. Et toujours une tendance à l’humour !
Les Souvenirs de David Foenkinos
Apprécié là aussi les souvenirs qui ponctuent ce roman plein de… délicatesse. La vieillesse des grands-parents vue par un jeune, le stress d’un amour débutant, puis le mystère de l’amour dans les couples (celui de ses parents puis le sien), les événements du hasard… J’ai aussi aimé ce livre. Il y a juste ses petites considérations sur la Suisse ou les Suisses (que l’on retrouve dans chacun de ses livres) qui m’échappent, visiblement il n’en connaît qu’une petite partie… et n’a jamais vu la Venoge quand ses chutes se prennent pour celles du Niagara
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