Famille-Amis-Echanges-Loisirs-Voyages

26 septembre 2008

Marché du 18e à Pointe-à-Callière

Classé sous CANADA Le Québec — zuppigerjeanpierre @ 21:09

Sous une bonne chaleur, nous nous sommes bien amusés à parcourir ce marché du 18ème, organisé par le Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal. Il était intéressant et parfois très amusant de découvrir la façon de faire de certains artisans: confection des fils de lin, cardage de la laine, reliure des livres, fabrication du sirop d’érable, tonte des moutons, aiguiseurs de faux, etc.
marchmusearchologique012.jpg  marchmusearchologique029.jpg  marchmusearchologique067.jpg    marchmusearchologique042.jpg  marchmusearchologique047.jpg

Après ces quelques heures sur le bitume, qu’est-ce que j’ai été heureuse de tremper mes pieds dans le bassin du port… et Jean-Pierre de se mettre un peu à l’ombre dans l’herbette. Encore de jolies et sympathiques découvertes.
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22 septembre 2008

Le Bas St-Laurent – Rivière-du-Loup

Classé sous CANADA Le Québec — zuppigerjeanpierre @ 18:23

palaisdejusticedekamouraska.jpg     rivireduloupkamouraska030.jpg    rivireduloupkamouraska026.jpg
Kamouraska
Dans cette petite ville toute plate mais très jolie dont la plus grande maison aux allures de château est évidemment le « palais de justice », nous faisons juste une halte histoire d’acheter deux petites choses pour Antoinette et Jacqueline du choeur mixte de notre village « Les 3 sapins » qui sait si bien chanter  »Kamouraska » !

En descendant sur Rimouskic’est beau    unautoktone.jpg      endescendantsurrimouski017.jpg    

 endescendantsurrimouski009.jpg     endescendantsurrimouski008.jpg   un artiste « motochtone » génial !
Mais rien n’a vraiment, peut-être à tort, retenu notre attention en traversant cette ville.

St-Fabien
Au Gîte de l’Irlandais (également galerie de peinture) nous faisons halte d’une nuit dans une coquette petite chambre. Quand au petit déjeuner j’explique à Linda pourquoi nous pouvons rester deux mois elle me dit que ses soeurs sont très intéressées par un échange. Nous irons saluer sa soeur Reine et son mari qui à la retraite eux aussi, restaurent une très jolie maison au bord du fleuve. Le contact est très sympathique et ils se disent très intéressés. Ils nous font visiter le bas de la maison mais hélas ils doivent aller prendre leur maman. Nous partons au Parc du Bic tout proche dans l’espoir d’y voir des phoques. Nous serons comblés. Ils sont là, à 30 mètres! Une vingtaine, noirs ou tachetés, moyens et plus gros, affalés sur leurs cailloux à se gratter le vente, rotant et pétant, ou jouant dans l’eau comme des gamins.

stfabienrivireduloup022.jpg          Génial !!!          stfabienrivireduloup015.jpg

Rivière du Loup  les loups marins (phoques) qui s’arrêtaient autrefois en nombre à l’embouchure de la rivière seraient à l’origine du nom. La région de Rivière-du-Loup est située au carrefour des principaux axes de communications de Montréal à la Gaspésie en passant par le Nouveau-Brunswick… et ainsi donc nous retrouvons l’usage de nos mobiles. Depuis deux semaines environ on les avait presque oubliés mais je dois appeler Isabelle.

rivireduloupkamouraska021.jpg  stfabienrivireduloup062.jpg  rivireduloupkamouraska013.jpg  stfabienrivireduloup061.jpg 

Isabelle, nous sommes en contact e-mail depuis l’an dernier. Elle souhaitait faire un échange de plusieurs mois. Comme promis je l’appelle. Elle vient nous chercher à un croisement stratégique et nous traversons, derrière elle, la jolie petite ville en paliers, aux rues animées par plein de magasins, commerces et bistrots. A son sommet, une vue très sympa sur le St-Laurent et un peu plus en retrait, la maison d’Isabelle dans un quartier assez tranquille. Roger est sur le seuil de la porte qui nous attend. Nous avons apporté une bouteille de rosé et cela leur convient bien. On la commence dans le jardin mais il faut bientôt rentrer, il fait frais. Ici c’est déjà l’automne. On jase, on se raconte des choses. On s’incruste quoi… comme toujours quand on est très bien quelque part… Nous avions prévu de redescendre sur Montréal en fin d’après-midi (500 km pratiquement tout droit, c’est pas un souci!) mais ils nous invitent à souper et à dormir. D’abord, en bons ch’tis Suisses on refuse mais le temps a filé vite et vînt donc le moment où nous n’arrivons plus à refuser et de plus, Roger a discrètement préparé, tout en placotant, un bon souper. Ce soir ils ont signé un acte d’achat d’un petit chalet dans la forêt (qui remet en cause momentanément leur échange avec la Suisse) et demain il commence un nouveau job. C’est un peu la fête! Le lendemain matin il nous laissera sur la table quelques mots tellement gentils! Avec Isabelle qui nous consacre sa matinée, nous ferons une grande balade à pied pour voir les chutes (veine fermées… c’est bien notre vannes !) et dans les bois, traversant de jolis vergers au bord de la rivière et retour par la ville. Quel accueil, quelle gentillesse!…. Nous nous quittons en fin de matinée. Isabelle doit travailler. Quelle belle rencontre! 

Aujourd’hui, trois semaines plus tard, je ne peux m’empêcher de vous communiquer ce que je viens d’apprendre par mail aujourd’hui 14 octobre : qu’en lisant notre blog Isabelle a constaté que nous avions la même date anniversaire (pas la même année, hélas pour moi!).

Transcanadienne
Retour donc sur cette imposante autoroute où nous côtoyons à nouveaux les monstres magnifiques, déboulant à très vive allure et vous collant tout à coup « aux fesses ». On s’habitue et on a pris confiance, mais la première fois, un frisson nous parcourt le dos et si on a oublié les meilleures scènes du film de Spielberg « Duel », je vous promets que ça vous les remémore illico! Mais les voir arriver en face de soi dans une interminable descente finissant en courbe… n’est pas moins impressionnant! J’vous garantis qu’on a tendance à se serrer à droite!!!
 
ir des phoques.

19 septembre 2008

Percé, le beau rocher

Classé sous CANADA Le Québec — zuppigerjeanpierre @ 3:50

PERCE et l’Ile de Bonaventure
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Arriver par la 132 sur Percé. J’écris arriver « sur » tant il est vrai que nous avons l’impression de plonger dans l’Océan. Le spectacle est – selon la formule consacrée – d’une beauté saisissante. De la forêt de tous côtés et tout en bas, comme si la route se coulait sur les plages, une petite ville blottie, jolie, certes semblable à bien d’autres en Gaspésie; toutefois c’est l’ensemble, et la vision de ce grand rocher percé, avec derrière, l’île de Bonaventure qui est extraordinaire. C’est Bô, c’est-y k’tu peux m’en croire vouz’aoutres !!! Le rocher posé là n’a rien à voir avec LE rocher du Midi de la France, certes beau lui aussi et aimant accueillir certains fous de passants. Mais celui de PERCE n’est habité que par les fous… de Bassan, quelques petits pingouins, goélands et sympathiques macareux (petits perroquets de mer), cormorans et autres mouettes. A la marée basse, lorsque l’eau a obéi à la lune, on peut alors, à pied, alors approcher le rocher momentanément relié hors d’eau à la terre. Malheureusement, il est interdit d’aller tout près car il s’effrite un peu et parfois tombe un gros morceau… hélas. Du bord de l’eau nous sommes époustouflés d’assister aux plongeons, que dis-je, aux piqués des fous… (d’où leur nom). Mêlés à d’autres oiseaux en vol, soudain, à une vitesse fulgurante ils plongent. Ferment leurs ailes à 60 cm seulement de la surface de l’eau et piquent comme l’éclair pour ressortir presque aussitôt avec un poisson dans le bec, ou parfois bredouilles (on ne peut pas gagner à tous les coups). La surface de l’eau est comme mitraillée d’obus blancs, ça crépite, c’est éblouissant.         

percbonaventure134.jpg percbonaventure085.jpg percbonaventure127.jpg L'oeil  
En bateau, avec les derniers touristes de l’été, nous traversons pour rejoindre l’île de Bonaventure. A pied ensuite nous passons sur sa côte nord. La forêt est belle, sans moustiques car il vente assez fort. Des arbres morts aux squelettes argentés se détachent au-dessus de la verdure, dans le ciel bleu. Des arbustes aux baies rouges et oranges égaient le décor. Au fur et à mesure que nous approchons la falaise au vent, une odeur se répand. Puis viennent tournoyer en criant, quelques fous de Bassan. Arrivés sur leur rocher, la limite est claire; nous sommes à un mètre d’eux mais personne ni d’un côté ni de l’autre ne la franchit. Sauf, car il faut toujours une exception, deux ou trois jeunes fous aux plumes grises et encore duveteuses par endroit, ont pour des raisons supposées par nous, quitté leur nid qu’ils ne pourront plus retrouver. Les parents ne recherchent pas leurs petits non plus et ceux-ci sont assurés de mourir dans les trois ou quatre jours en bordure immédiate de leur territoire. Sélection naturelle nous dit-on avec raison, n’empêche que l’œil de ce fou, vivant encore, je l’emporte avec moi. Ils sont environ 110’000 sur ce rocher. Les couples formés le sont pour le restant de leurs jours et ce n’est pas pour cette raison qu’on les appelle les « fous », je vous l’ai dit plus haut, et le célibat n’existe pas chez les fous de Bassan !

Rencontre avec deux baleines 
Le lendemain, nous prenons encore le bateau pour aller plus au large tenter d’observer quelques baleines. Le vent souffle, la mer, agitée, est belle. D’aucuns nous disent qu’avec le vent nous aurons de la peine à les voir et d’autres (que nous croyons) nous rétorquent que les baleines, « on peut les voir par tous les temps ». Certains sont affalés sur le bastingage ayant trop présumé de leur « pied marin ». Moi, j’adore, c’est bon et c’est tellement beau. Soudain le deuxième à bord nous intime de nous accrocher solidement. Le bateau vire brusquement et là, à une centaine de mètre: un jet! Sorte de geyser jaillissant à 100 mètres de nous et pouvant atteindre de 7 à 12 mètres. Elles sont là, dans les parages, y’en a deux! Tous cramponnés d’une main à nos appareils de photos et caméras. Voilà, elle émerge et nous montre son immense dos arrondi, gris anthracite, mouillé et brillant sous le soleil.  L’instant est à la fois long et court. Fantastique! Ensuite, la deuxième fait un passage de l’autre côté du bateau. Et hop! tout le monde à babord! Comme c’est grand une baleine… Génial, quand même! A mon goût, un bémol: avec le moteur du bateau, nous n’entendons pas leur souffle. Quitte à les voir de plus loin, j’ai préféré les entendre. Le bruit de ce souffle, de ce jet d’eau, m’émotionne. On dirait celui d’un ami géant qui respire un peu trop fort à vos côtés. Vibrant! Trois jours à Percé c’est pas assez !
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Mais il faut reprendre la route. En « redescendant » nous découvrons la vallée de la Matapédia, croisant le Patapédia, en passant dans l’Avignon, puis Amqui petit ville sympa où nous arrivons tout droit devant une jolie façade ancienne d’un resto-tea-room-boutique et où nous ne nous retiendrons pas d’entrer et de prendre (puisque nous venions de pique-niquer) rien qu’une tarte légère : noix de pécane et sirop d’érable! De retour en Suisse, nous apprendrons de leurs bouches gourmandes… que José et Bernard ont aussi « craqué » pour y dîner peu de jours avant nous en rentrant des Iles de la Madeleine. Ensuite, Mont-Joli, longeant le Rimouski-Neigette et  nous arrêter au Parc du Bic (Cap à l’Orignal). Là, sur une immense plage, toujours à marée basse, nous sommes quatre et avons la grande joie d’assister à la récréation d’une vingtaine de phoques gris et noirs, gros et moyens. Je me demande d’entre nous tous lesquels s’amusent le mieux ? Je crois que nous sommes des privilégiés, car ils sautent à l’eau, font des allers-retours, rotent bruyamment ou se dorent sur le dos en se grattant le ventre. C’est enchanteur ! Nous restons longtemps à les observer et je peine vraiment à les quitter.

Nous continuons, sur notre maintenant familière 132, vers Kamouraska  – que le choeur mixte « Les Trois Sapins » de Peney-le-Jorat a su si bien chanter – via Amqui, Mont-Joli et Rivière-du-Loup !

15 septembre 2008

A bord d’une péniche

Classé sous FRANCE Canal du Midi,FRANCE Sommières — zuppigerjeanpierre @ 21:55

Septembre 2007 :
Avant de rejoindre nos amis dans le Minervois, nous passons quelques jours à Sommières
que nous aimons bien et connaissons depuis fort longtemps. L’Hôtel de L’Orange que nous avons découvert avant le propriétaire actuel, Philippe de Frémont, est un lieu adorable, comme son patron! En fait c’est plutôt une chambre d’hôtes qu’un hôtel. C’est encore un endroit où nous nous sentons très très bien. La « Terre de Sommières », vous connaissez tous j’espère! C’est une terre si fine qu’elle « pompe » le gras. Elle a peut-être contribué à la renommée de cette ville très ancienne qui est enfin devenue ville historique depuis le 1er janvier 2007 si je ne fais erreur, elle le mérite amplement. Au bord du joli et apparemment paisible Vidourle (qui parfois se transforme en furie et fait monter toute la ville aux premiers étages des maisons). De là, nous rayonnons dans les alentours: petite virée à vélo et petit saut en Camargue sont incontournables !
pniche2007165.jpg pniche2007161.jpg pniche2007218.jpg  http://hotel.delorange.free.fr/

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Puis nous partons pour Béziers. Fait creuser par Pierre-Paul RIQUET , génial concepteur, pour relier l’Atlantique à la Méditerranée, le Canal du Midi (ou des Deux-Mers) traverse le territoire du sud minervois. Sa statue à Béziers :
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Le Somail : adorable petit village. Ici, dans une ancienne cave de 1000 m2, c’est l’écrit qui coule à flot : 50 000 livres en tous genres, anciens et d’occasion vous attendent. Impossible de ne pas trouver l’ouvrage recherché.
Voici l’adresse e-mail :    
trouve.tout.livre@wanadoo.fr

La croisière s’amuse…    emoticone    

En septembre nous avons vécu de bien jolies vacances, tranquilles et amicales à bord d’une péniche sur le canal du Midi. Partis de Colombiers sur cette péniche qui est en réalité une minuscule « maison d’hôtes » à bord de laquelle Raphaël donne chaque jour quelques heures de cours de dessin (perspectives… avant tout), acrylique, fusain, aquarelle, etc. Bernadette nous soigne aux petits oignons dont elle orne ses délicieuses salades, ou nous mijote, entre deux lignes de son livre du moment, potées savoureuses. Les chambres à coucher étaient un peu petites mais  »grands » les moments à l’extérieur de la péniche ou sur son toit. A bord, nous n’avons pas bu l’eau du canal… ah non !!! Nous ne sommes allés que deux fois au restaurant le soir car on avait du plaisir à être ensemble. Sauf le dernier soir lorsque Raphaël s’est laissé aller et a sauté à l’eau en toute fin de soirée !!!   

 doucement... on glisse  pniche2007359.jpg  pniche20074201.jpg pniche2007465.jpg

 premier dessin au fusain premier dessin au fusain     pniche2007301.jpg  et voici le modèle 

Bernard et moi, étions censés peindre et dessiner… certes nous avons utilisé pinceaux, fusains, papier, toile… difficilement, car il fallait pour cela lâcher nos verres! Les résultats n’ont pas été fantastiques mais il faut un début à tout, n’est-ce pas ? L’environnement était si beau, les lumières superbes que je ne pouvais qu’avoir l’impression de faire du barbouillage. 

coule... la vie pniche2007362.jpg pniche2007360.jpg pniche20072791.jpg
Et puis, il y avait d’autres attraits…   se laisser vivre sans n’avoir rien d’autre à prendre en charge que soi-même, voilà avec Michèle, ce que nous avons apprécié par dessus tout. Tous les jours nous avons beaucoup ri. Parfois à gorge déployée… jusqu’à en avaler une mouche en vol… heureusement après quelques gros efforts… elle est ressortie !!!

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Avec Michèle et Bernard nous avons aussi visité la petite ville de Capestang où nous sommes montés au sommet de la Collégiale, d’où la vue est superbe sur toute la région. Depuis le temps que nous la voyions depuis la péniche à travers les arbres, tantôt à droit, tantôt à gauche! Même Bernard a eu le cran de monter! Vous dire combien la pause sur la balançelle de la jolie petite place du village a été appréciée est superflu, n’est-ce pas ?
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Mais le vendredi fut vite là et nous avons décidé de passer encore une soirée ensemble à Avignon. Malheureusement, ni la table ni le confort ne furent à la hauteur du tarif   Nous avons fait connaître à Michèle et Bernard notre « coup d’coeur » : la Villa Agapé de Michèle de La Pommeraye.
C’est un havre de paix idyllique au centre d’Avignon où j’étais allée aussi avec Jojo (ma soeur) et qui avait adoré, bien entendu. 

pniche2007101.jpg   pniche2007099.jpg   pniche2007089.jpg A ce jour de l’été 2015, la Villa Agapé n’existe plus en tant que chambre d’hôtes., hélas Je crois qu’elle a été vendue à une famille.

Rencontre originale dans le Parc Forillon

Classé sous CANADA Le Québec — zuppigerjeanpierre @ 15:04

D’orignal nous ne voyons que les noirs et jaunes sur les panneaux routiers. Pourtant, soudain, un nouveau panneau nous prévient: « Les animaux ne sont pas que sur les panneaux! » (photo Cap Rosiers). Mais notre curiosité n’est toujours pas satisfaite et nous désespérons de voir un orignal vivant, depuis Montréal qu’on nous le promet en les signalant constamment sur le bord des routes… pourtant nous nous sommes bien enfoncés dans les bois par des routes pas goudronnées. Nous avons pique(ah oui)-niquer en guettant l’ours et l’orignal qui devaient rire sous cape derrière les buissons. Quand j’écris pique, en effet, on s’est fait assaillir par les moustiques et les mouches noires. On en était couverts, ils entrent dans nos oreilles, nos narines, sous nos lunettes, se collent à notre sandwich, nous les sentons crapahuter dans nos cheveux, pouah! Et en plus, elles piquent ces sales bestioles. Moi surtout, avec mes cheveux blancs brillant au soleil qui semblent les exciter. On n’a « pas fait vieux » et tout penauds avons repris la route pour Murdochville. Amélie, je t’assure que nos « crapules de mouches » à Peney, bien que très envahissantes ne sont pas si pénibles à vivre

Pour parcourir entièrement la pointe extrême de la Gaspésie nous traversons par le parc Forillon. On nous conseille de rouler à 30 km/h. Bon, allez… on ne sait jamais! Le paysage est celui d’une banale (pour moi) forêt du Jorat, un peu plus serrée. Soudain une ombre surgit à ma droite. Merveille! Mme Orignal est à mes côtés, à deux mètres! Puis son petit poulain arrive en trottinant pour chevaucher à sa gauche, plus près encore. C’est beau mais je les imaginais plus grands de taille. Ils filent « gentil-joli » le long du chemin qui forme à cet endroit une boucle. Nous nous en retournons donc doucement et alors là que voit-on? Le mâle! Grand, immense, brun-noir, le poil luisant, le panache plus clair autour du cou, large et haut. Il a l’air inquiet. Il se retourne et me regarde. Je sors de la voiture et le photographie. Je ne peux plus arrêter. Il voit une autre voiture au loin, en sens inverse. Hésite, revient sur ses pas, retraverse la route. Personne ne bouge plus pour lui laisser le temps. Mais le voilà qui revient sur ses pas car il sait où est partie sa famille. Il traverse la route une dernière fois, en regardant dans notre direction. Il est majestueux, silencieux, courageux. C’est plus haut encore qu’un grand cheval et sa tête est étroite mais très longue. On n’en peut plus… c’était trop beau!

capdesrosiers005.jpg  capdesrosiersgaspperc022.jpg  maman et son petit  capdesrosiersgaspperc023.jpg papa (majestueux) suit

Pleins de cette émotion nous continuons notre route lentement en demandant au grand ordonnateur de notre monde de préserver encore très longtemps ces bêtes majestueuses (et les autres) dont le territoire se rétrécit de jour en jour. Mais aujourd’hui, il est à relever aussi que de jour en jour, conscience de l’urgence est prise et assumée par quelques-uns.  La route jusqu’à Gaspé est bordée de merveilles. Parfois on pourrait se croire en Normandie car les bandes de pelouses verdoyantes, piquées de maisons blanches, lèchent la mer. La baie plus loin on se croirait en Suisse car les vaches paissent à l’abri de sapins dans des pâturages. En Bretagne soudain car il n’y a plus que des rochers, des falaises et plein d’oiseaux qui les survolent. Ou encore sur la Côte d’Azur car il y a des pins maritimes aux écorces rouges qui tranchent sur le bleu de la mer. Seul l’étendue des paysages me rappelle que je suis en Amérique du Nord, au Canada… en Gaspésie. 

Nous poursuivons jusqu’à Rivière-au-Renard et Cap-des-Rosiers, où nous dormons. Suite dans « Gaspésie ».

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