Famille-Amis-Echanges-Aquarelles

9 mai 2009

Le baptême d’Alicia

Classé sous SUISSE — zuppigerjeanpierre @ 23:16

Aujourd’hui 9 mai 2009 c’est un grand jour pour Alicia: on va la baptiser dans une église catholique, à Lausanne. Le curé est polonais bien sûr. A mon goût de « mamie Agla » protestante, la messe sera un peu longue… mais au moins, je ferai de belles photos-souvenirs, en plus des bonnes choses à grignoter… pour les ajouter à celles de mamie Graziena et de Monika. Quand le curé a versé l’eau bénite sur le front d’Alicia… elle l’a regardé avec étonnement muet puis a constaté et conclu : « L’EAU » ! Qu’elle était mignonne ! Ensuite la famille a chanté la chanson d’Yves Duteil : « Prendre un enfant par la main » et les enfants qui étaient présents dans l’église (cathécumènes) ont suivi en admirant à haute voix notre petite Alicia avec sa grand bougie. Papi Jean-Pierre est celui qui a chanté le plus juste et le plus fort car bien sûr il a du « métier » maintenant… toute la famille était présente, il y avait bien sûr : mamie Graziena, papi Irek, tata Anouck, Amélie, et puis aussi ma copine Xénia et sa jolie maman. Amélie et Alicia ont été de pures merveilles de sagesse !

Son parrain et sa marraine sont Magda et Fred… Là, y’a pas à dire, il n’y a avait pas de meilleur choix possible, c’est sûr !

Le soleil était de la partie et les enfants se sont bien amusés dans la petite cour sous les arbres; même parrain et marraines ont joué à l’élastique, comme quand ils étaient jeunes…

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Fred est aussi le parrain d’Amélie :  aliciabaptme064.jpg   et sa marraine, c’est tata Anouck : aliciabaptme015.jpg

Ce fut une heureuse journée parmi nos enfants et tous ceux qu’ils aiment. 

Mes relents d’éducation religieuse font que je trouve bien que mes petites-filles soient baptisées. On ne sait jamais… et puis il y a eu mariage à l’église alors c’est dans l’ordre des choses. Toutefois je constate une fois de plus que la plupart de ces gens assidus aux messes, accros à toutes ces rites, et en admiration devant les curés puisent en cela une confiance en eux qui leur permet de croire qu’ils sont meilleurs et plus près de la perfection que ces mécréants qui ne fréquentent pas ou peu ces endroits. Ceux-ci, d’ailleurs ne sont pas athées pour autant, mais pour eux, la foi se situe ailleurs; l’Amour, le respect des autres et la croyance en la VIE se pratiquent et se manifestent différemment.

Petite anecdote : une personne me dit un jour : « tu sais Agla, je ne suis pas meilleure qu’une autre » !
Muette d’étonnement je suis restée comme une carpe, mais: (ben… je ne le pensais pas non plus tiens !)

5 mai 2009

5e semaine et derniers jours sur l’île Maurice

Classé sous AFRIQUE Ile Maurice — zuppigerjeanpierre @ 21:07

Dimanche 3 mai
Nous nous levons à 5h45 heure mauricienne et 3h45 heure suisse. Nous quittons presque à regret notre chambre et nos moustiquaires: quel beau mois. Azad est à l’heure comme toujours pour nous emmener à l’aéroport : 1h. de trajet en admirant le soleil levant, c’est splendide et je suis frustrée de ne pouvoir faire de belles photos en roulant. A 8h. on s’envole. Nos sièges étant dans la rangée centrale nous ne ferons aucune phot de ces paysages extraordinaires, j’enrage. Le vol s’annonce long, déjà après 2h. j’ai les fourmis dans les jambes.  Nous survolons un épais et probablement violent vent de sable car nous sommes à 13’000 m., le ciel est rose. Cela me rappelle des souvenirs… A Francfort, 11 heures plus tard, nous sommes cassés. On espérait une bonne choucroute mais c’est raté. Condor est si mal organisé que nous perdons tout notre temps dans les interminables couloirs de l’aéroport. Enfin Anouck nous attend à Genève, et là est tout le plaisir de notre retour.

 Samedi 2 mai
Dernier jour déjà ! Ah! là là que le temps file, c’est pas croyable déjà !? Le matin, on fait un dernier petit tour à Grand Baie avec la voiture. Je cherche des timbres postes. Il faut aller à la poste… mais elle est fermée à cette heure-là! Les cartes feront « poche restante » et seront envoyées de Suisse. En repartant avec la voiture, JP tourne à droite et reste à droite… on voit un flot de voitures nous arriver contre… oups… un coup de volant et hop… nous revoilà à notre place! On a eu un coup de chaud de + (heureusement en sortant du parking, donc à petite vitesse).

L’après-midi, une dernière séance de bronzette et admirons le dernier coucher de soleil sur notre plage habituelle. On a presque eu le « rayon vert ». Ce soir nous avons prévu d’aller souper « dehors » tous les trois. Finalement JB n’est pas bien et se trouve obligé de nous faire faux bon. Nous décidons donc d’aller manger dans un petit bistrot du quartier qui a l’air pas mal du tout mais ils ne prennent pas les cartes et on est obligés de renoncer.
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Nous nous rabattons sur un autre qui nous semble faire assez « attrappe touristes » car l’ambiance est jolie de loin mais dont le patron est venu cet après-midi sur la plage « raccoler » les clients. Il est au premier étage d’un immeuble qui au rez est occupé par une boutique souvenirs-club de plongée. Une fois à l’étage, c’est encore plus joli et soigné. De belles tables en bois avec plateaux en verre, fauteuils confortables avec petits coussins, jolis sets du pays, belles lampes suspendues style oriental. Une ambiance chaleureuse, une terrasse joliment aménagée d’où l’on regarde se croiser ventre à terre, les bus à l’inverse de chez nous, et ça fait vraiment des frissons dans le dos. Apéritif Ti-punch très bon et impeccablement servi avec de délicieux samosas aux légumes (minis bricks aux légumes). Le garçon est beau et très agréablement sympa. Nous mangeons créole : vindaye de calamar pour JP et curry d’agneau pour moi, le tout très bon et bien servi. Du rosé bien frais. Desserts créoles, étonnants, pas très légers mais pas mal bons, je vous dirai les noms lorsque j’aurais retrouvé mon papier… Le garçon m’a offert un sachet de cari poulet (caloupilé) séché et le patron un de curry, parfumé, hum… Le patron nous a expliqué que, n’étant pas au bord de la plage, ces deux derniers mois il avait 60 à 80% de clientèle de moins et qu’il était obligé d’aller chercher les clients. A l’unanimité, la crise se fait durement sentir par ici. On nous avait annoncé 30 à 40% de moins dans la fréquentation des hotels.

 

Vendredi 1er mai
C’est férié et les mauriciens se partagent les plages et les manifestations du 1er mai dans le Sud. Nous ont est du côté des plagistes … comme de bien entendu ! C’est donc pour ici un week-end prolongé et nous voyons déjà installés ou en cours de montage, des tentes improvisées, des tables se dresser, des cordes et des foulards se tendrent entre les filaos pour définir les « espaces », la musique dans tous les coins… le lendemain hélas… les séquelles sont tristes à voir. Les papiers, les cannettes, bouteilles verre ou PET jonchent le sol partout. Ils ne sont pas encore écolo et loin de là hélas !

Jeudi 30 avril
Aujourd’hui nous retournés à Port-Louis faire quelques emplettes… acheter du tulle pour confectionner une « mouchtiquaire » à poser sur notre terrasse à Peney… acheter de la cannelle, des grains de moutarde jaune, de la cardamone, du cumin (koumoun vraiment au même parfum qu’à Tlemcen), de la vanille et de l’anis étoilé. Hum… ça sentait bon dans notre sac. Je me suis munie aussi de quelques paréos à offrir. J’ai voulu également choisir des petites sandales de plage afin que nos petites chéries soient à l’aise pour jouer à la fontaine… mais alors là… quelle histoire. Janoche m’a indiqué en 2 temps 3 mouvements depuis la Suisse les pointures par SMS… ce fut facile… mais ce qui le fut moins c’est de trouver la bonne taille car le 22 était plus grand que le 28, etc. etc. Nous changeons de marchand et au prochain, même cirque : deux paires de 22 ne se correspondent pas du tout… la « nana » me répond : « alors prends les grandes sandales, comme ça elle les mettra plus longtemps… » en plus elle m’a regardée très méchamment lorsque j’ai renoncé à acheter, ne sachant plus à quelles saintdalles me vouer…

A côté du Caudan Waterfront nous avons visité le très joli musée Blue Penny Museum qui retrace impeccablement l’histoire de l’île, celle des premiers timbres postes ainsi que celle dePaul et Virginie en détail, agrémentée de très jolies gravures, sculpture, peintures. Un des exemplaires originaux du livre a été retrouvé à Lausanne !

Nous avons traversé le Jardin de la Compagnie (des Indes) pour admirer encore une fois ses majestueux banians et l’ambiance qui règne sous leurs « ailes ». Nous souhaitions monter à la Citadelle mais on nous l’a déconseillé à pied (30 min) et ça grimpe… mais surtout parce que « mal famé » !

Puis, nous nous sommes offert un excellent repas (langouste pour moi) et JP, plus modeste, un steak de calamar avec petite sauce délicieuse, légumes et bol de riz parfumé. Tout cela en plein coeur de la ville, sur une terrasse adorable au choix sous les arbres, sous une des tonnelles ou la varangue. Une affiche d’Aristide Bruand nous clignait de l’oeil ! enduits d’anti-moustiques, nous avons fort apprécié le moment dans ce joli cadre qui s’appelle

Et sommes revenus en bus »express » comme l’autre soir… même trouille, la surprise en moins ! On ne roule pas, on glisse sur les routes en frôlant les piétons, les motos, les voitures, les arbres ! On est bringuebalé de droite, de gauche, on saute et tressaute à chaque bosse et il y en a… on manque de verser dans les rond-points… c’est vraiment une Aventure ! Avons été gratifiés d’un coucher de soleil splendide, orange feu sur lequel se détachaient en ombres chinoises, les arbres et palmiers… mais à toute berzingue donc !

 

 

24 avril 2009

4ème semaine sur l’île Maurice

Classé sous AFRIQUE Ile Maurice — zuppigerjeanpierre @ 20:54

Mercredi Nous partons tôt (8h. !!!) en minibus pour nous rendre à l’Ile aux Cerfs dont on nous parle tellement. En route évidemment nous nous arrêtons pour prendre 6 autres personnes et le trajet dure 1h45. Arrivés à Trou d’Eau Douce une barque de pêcheur nous attend et en 15 min. nous sommes sur l’île des Cerfs qui ont déguerpi depuis des lustres pour laisser la place aux touristes le long de ses flans. L’île aux Cerfs est la propriété d’un hôtel de luxe qui tolère les touristes la journée et leur propose dans sa petite forêt, un enclos rond, en pierres de lave : douches, vestiaires et WC à ciel ouvert mais très propres, quelques femmes y veillent. Tout autour, plein de petites échopes souvenirs sous les épais dais végétaux. De cet espace, un très joli banian est la sentinelle frémissante à la chevelure orangée.

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Mais l’endroit le plus original est un passage large d’une cinquantaine de mètres, turquoise et blanc, scintillant entre l’île et son îlot de « lot koté », sorte de grande et longue piscine sablonneuse que l’océan remplit au fur et à mesure que la marée monte. C’est beau. Nous faisons un petit tour à pied mais la pluie nous ramène au joli bar de charpente arrondie et sous les toits de palmes sèches (paillottes) où nous dégustons un délicieux cocktail de fruits. Passage obligé vers le petit débarcadère, nous traversons la longue cabane-boutique, construite de la même manière, pour reprendre la barque qui nous amène sur l’autre îlot où nous attend le repas. Une bouteille de rosé, de l’eau dans des gobelets en métal (imitation étain), poulet, saucisse, poisson, christophines, riz… une équipe sympa… une bribe d’orchestre (tam-tam surtout) qui n’ajoute rien à l’ambiance rigolarde. Le dessert : délicieuses bananes grillées et sucrées servies sur simples serviettes en papier !

Ensuite on vient nous chercher et nous montons sur un petit hors-bord pour partir avec nos nouvelles connaissances : un couple de français depuis deux ans à Mayotte et un couple de deux femmes, Joëlle et Marie, d’Orange. Nous croisons quelques pêcheurs à la ligne dans le lagon. Ensuite, c’est : génial… on s’éclate, on s’éclabousse, on s’en tape… à choper le hoquet de rire. A fond les manettes en faisant des virages serrés notre pilote qui n’en avait pourtant pas l’air, est un nerveux. Ils n’en ont pas l’air ces mauriciens mais dès qu’ils ont un engin entre les mains… c’est des intrépides pilotes, que ce soit de bus ou de hors-bord (hormis Azad qui assurait avec sagesse et en qui nous avons une confiance aveugle). Notre destination est les « Cascades de la Rivière Noire Sud-Est ». Avant de les découvrir, nous fonçons comme je vous l’ai dit, à toute pompe, aperçevant à peine les pêcheurs à la ligne, paisiblement installés à mi-cuisses dans le lagon pour déboucher dans la mangrove tranquille. Puis les falaises rocheuses grises, noires, jaunes, ornées d’arbustes verdoyants dans lesquels s’immiscent les rayons du soleil sont magnifiques. Soudain on aperçoit les cascades. Notre pilote s’approche, très près : eaux blanches rageuses dévalant la roche dont une partie qui n’y trouve pas sa place se perd dans les airs en douches furieuses, nous aspergeant pour mieux retomber dans les eaux vert foncé de la sombre mangrove. Après la partie de rigolade que l’on vient de vivre, c’est du sérieux qui nous tient maintenant en respect ! Nous sommes admiratifs, c’est beau et un brin surréaliste !

p1110397.jpg 2009mauriceileauxcerfs033.jpg 2009mauriceileauxcerfs032.jpg 2009mauriceileauxcerfs030.jpg 2009mauriceileauxcerfs031.jpg 2009mauriceileauxcerfs029.jpg

A la fin de la journée, nous échangeons les adresses… ce que j’adore dans ces voyages: les rencontres ! Sauf celles avec les serpents… et aujourd’hui nous rencontrons le deuxième dans un petit palétuvier de l’embarcadère ! Personne n’en a jamais vu… et nous, deux en un mois…. Selon notre entourage, une couleuvre marine jaune et brune… mais de taille : 1 m. et qui file comme l’éclair à la vue de l’objectif !!! Il paraît qu’elle ne vont pas sur les plages… encore heureux !

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Chez Jean-Bernard, un souper succulent nous attend; ce n’est pas du créole hélas, mais la compensation est de taille. Des côtes de boeuf grillées parfaitement… elles ont le goût de la viande rouge que l’on aimait tant au Canada. Une mereille, avec des frites, de la salade, du vin, des fromages extras… et JB qui nous gratifie d’une compagnie allongée ce soir… tant mieux pour lui il se sent bien et nous en tout cas, on est gavés et heureux comme des « coqs en pâte » ! Il fait toujours aux environs des 30 degrés et le soir c’est très agréable ça descend à 26-28, enduits d’anti-moustiques qui n’aiment que les touristes hélas pour nous !

 

 

Mardi Nous faisons la connaissance de trois personnes. Mme, M. et la soeur de Mme. Des gens charmants qui nous proposent d’aller ensemble faire un tour avec le bateau à fond de verre pour y voir plus clair… question dessous du lagon. Nous sommes très sceptiques mais afin de pouvoir confirmer ce que l’on en pense… on se joint à eux… virée sympathique mais notre seul étonnement a été de voir les vagues déferler pour aller avec rage se briser sur le récif et non pas brisées et écumantes, venir mourir sur la plage… c’est différent je vous assure. Ce couple habite depuis 11 ans à La Réunion et je crois bien que nous irons les trouver l’an prochain…

p1110368.jpg   p1110366.jpg   p1110365.jpg  ce n’est vraiment pas les poissons des Maldives !!!

Lundi : grande journée pour notre Tidoux qui a passé à la douche… surprise, il aime ça et se laisse faire les yeux fermés. Donc, rien de « croustillant » sauf l’ébrouage… jugez par vous-même ! Par contre, Copine qui ne passera à la même douche que samedi, nous faisait de la déprime toute la soirée… je crois qu’elle ne reconnaissait pas l’odeur de son Tidoux et comme elle est très jalouse… elle était toute frustrée !

2009mauricepierres002.jpg   2009mauricepierres006.jpg   2009mauricepierres007.jpg   Maintenant regardez bien : 2009mauricepierres008.jpg le Séga de Tidoux !

L’après-midi nous sommes repartis à travers les routes de terre battue car JB croit que nous n’étions pas au bon endroit pour les « digues » de pierres… moi je crois que oui maintenant, et voici ce que nous avons rapporté des champs avoisinant ceux de l’autre jour :

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Ce matin dimanche, juste après déjeuner JB m’a alertée car il y avait une procession religieuse sur la route. Tous les hindous se rendaient au temple dont je vous ai déjà parlé et montré quelques photos, il se trouve à 500 mètres environ de la maison. Les femmes étaient très belles et souriantes dans leurs saris de voile. Les hommes portaient des plateaux avec des fleurs et des fruits. Devant ce cortège qui n’occupait que la chaussée gauche de la route, un camion laveur l’arrosait abondamment. Je ne connais rien de leurs rites mais c’était joli à voir !

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 Ce soir nous sommes partis en vélo sur la grande route de TrouBiches… sans lumière! JP était un peu « gringe » parce que c’était dangereux mais enfin qui ne risque rien n’a rien et j’avais envie de voir le spectacle de Segadonné par le groupe de Cynthia. On l’avait admiré ici à la maison de JB mais dans un hôtel … rien que pour voir l’hôtel… ça valait la peine. Alors on a roulé prudemment, en s’arrêtant tous les 300 m. car n’y voyait RIEN de RIEN devant nous, ni dessous: les « nids d’poule », ni les bas-côtés (qui parfois ici font 30 cm au moins) et laisser passer la voiture qui arrivait par derrière. La soirée était sympa: bons, la pinacolada et le planteur… l’hôtel, assez joli (seulement 3 piscines à 100 m. de la mer…) et on était là pour regarder Cynthia et ses amis. Le retour a été plus simple… il y avait moins de circulation et peu d’alcool dans nos « breuvages » donc on a pu rouler au milieu de la chaussée pratiquement jusqu’à la maison. Mais ici, la nuit est vraiment sombre… pas l’ambiance !

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Aujourd’hui le ciel est resté assez couvert, alors nous sommes partis en voiture. JP commence à s’habituer (… sauf en cas de stress… où le naturel revient au galop et les réflexes aussi…) à la conduite à gauche ! A travers les champs de cannes à sucre, par les petites routes, nous avons été à la recherche des travaux monstrueux effectués autrefois par les esclaves et dont JB nous dit qu’il reste de bonnes traces (dixit Google Earth) entre Grand-Baie et Petit Rafray. Il s’agit des tonnes de pierres arrachées une à une à la terre par les seules mains d’esclaves et entassées en hautes digues entre lesquelles les champs devenaient ainsi cultivables. La végétation a bien repris le dessus, cela forme dans les champs d’immenses grandes vagues vertes; il n’était pas évident de trouver les pierres apparentes. Nous avons donc demandé à un jeune motocycliste que l’on croisait, qui s’est arrêté et nous a le plus naturellement du monde, accompagnés, oubliant ce qu’il allait faire. Ainsi, pour lui qui n’a que 24 ans le temps de l’esclavage est loin et il était très fier de nous emmener dans une forêt où les sentiers sont balisés de chaque côté par ces fameuses pierres qui petit à petit sont récupérées… sur ces gros tas… (il n’en connaît visiblement pas l’origine) pour laisser souvent la place à des lotissements à construire. Dans ces jolis bois sont également aménagés des bancs, parfois circulaires, avec table (toujours en pierres), foyers pour grillades : endroits rêvés nous dit-il pour les pic-nic du week-end en famille mais très mal fréquentés par des voyous le reste du temps… c’est pour cela qu’il nous accompagne… à me fiche la trouille du coup quand son natel a sonné et que je n’ai rien compris à son créole sauf qu’il était au fond des bois avec des zétranzères… le pauvre quand il a voulu nous prendre en photo … j’ai tout de suite dit à JP de lui prêter le sien ! Un jeune cuisinier d’hôtel et dont la mère a 6 garçons, 6 filles. Après environ 45 min. de promenade… j’en pouvais plus… on est ressorti boursoufflés de piqûres de moustiques… ah! les salauds ils nous ont pas ratés… même, y’en a un qui nous a tellement appréciés qu’il est monté en voiture et qu’on a eu toutes les peines du monde à l’achever… et dire que j’avais de l’anti-moustiques dans le sac à dos…

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Puis en tournant encore par les petites routes nous avons trouvé des endroits très pittoresques et… finalement dans différents endroits, quelques tas de gros « cailloux » noirs, ocres, gris. Je vous l’ai dit je crois, ils en font des murs en pierres sèches tout à fait magnifiques ou des façades de maisons, avec des varangues en bois, c’est du plus bel effet.

goodlands030.jpg  goodlands013.jpg  goodlands0251.jpg   goodlands034.jpg  goodlands041.jpg  goodlands019.jpg  goodlands046.jpg bord de mer à Pereybère

19 avril 2009

3ème semaine sur l’île Maurice

Classé sous AFRIQUE Ile Maurice — zuppigerjeanpierre @ 19:58

23 avril 2009
Aujourd’hui ce sera journée plage de Trou’biches et flemme! Si je veux rentrer presqu’aussi bronzée que Sylvana… faut que je m’y mette sérieusement , comme me le conseille Patrick. Il fait si chaud que l’on tient pas vraiment au soleil… sauf si on est mouillé de la tête aux pieds. Puis tout à coup le ciel se couvre de nuages et le soleil disparaît… RA aurait-il une dent contre moi ? il ne fait pas froid pour autant !

Vous ai-je précisé que Maurice, ainsi que Rodrigues, Saint-Brandon et Agaléga, font partie de l’archipel des Mascareignes (d’après le nom du navigateur portugais Pedro Mascarenhas), propriétés Mauriciennes, tout comme La Réunion qui est, elle, Française. Nous sommes ici à 9,500 km de Paris et 220 km au nord-est de La Réunion. Maurice fait environ 65 km de long sur 45 km de large. Son point culminant Piton de la Rivière Noire se hisse à 828 m. La langue officelle est l’anglais. Depuis les dernières élections en 2005, Navin Ramgoolan en est le Premier ministre. On nous dit qu’à première vue toutes ces ethnies, ces genres politico-socio s’entendent à merveille mais qu’en réalité le contentement n’est pas « total ». Par contre ils sont tous très heureux de ces splendides palaces, des golfs qui grignotent leur littoral ainsi que des gros trusts automobiles qui viennent construire des buildings.

mauriceplages002.jpg     p1110160.jpg  en ville : maauriceportlouis105.jpg  maauriceportlouis054.jpg  p1110081.jpg

 

22 avril 2009
Nous sommes partis ce matin avec Azad pour aller admirer les côtes extrême-Sud de l’île Maurice. D’abord nous avons été sur le site de Souffleur: pour y arriver c’est pas simple… il faut trouver le village de l’Escalier et… à plat… continuer … au fond des champs de canne à sucre et sur des pistes en terre battue avec gros nids de poule, comme dab, remplis d’eau de pluie ou d’irrigation.  Même Azad a dû demander confirmation pour notre chemin… au bout de quelques km, on trouve la cheminée et le splendide banian d’au moins 30 m. de haut qu’indique enfin précisément Le Routard et on continue sur notre piste, un moment donné à un carrefour (de pistes)… un gros caillou noir (de lave je vous le rappelle) indique, écriture manuscrite blanche : « Le Souffleur ». On continue encore quelques km en traversant des clairières, des forêts de toutes sortes d’arbres différents et magnifiques, bordées de murets mauriciens comme j’aime, en pierres sèches artistiquement disposées, de beaux buissons fleuris également mais je sens que les moustiques sont tous déjà aux aguets et prêts à m’agresser que je renonce aux photos. On se gare enfin sur une espèce de grande pelouse pourdécouvrir finalement la côte sud. Faite de rochers, d’éboulis ou de falaises noires se détachant sur le fond d’écran bleu turquoise de l’Océan indien. Ici, les vagues furieuses parce que aucun récif ne les retient, et bien que le vent ne soit que brises aujourd’hui, s’engoufrent dans ces espèces de marmites creusées par elles depuis des siècles et jaillissent rageuses au-dessus de certains blocs en faisant un bruit sourd et profond, pour en redescendre, écume blanche de mes limonades d’autrefois. Nous nous promenons à pied une petite heure à travers ces clairières magnifiques où le noir des pierres et des troncs s’accordent si bien avec tous les tons de verts. Du plus tendre au plus fluo en passant par les verts de gris et vert bouteille; des fines et longues aiguilles des filaos aux grosses feuilles de gommiers bien lourdes au-dessus d’un tapis de touffes fines et frémissantes… c’est très beau… autant que l’océan !

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Après avoir fait chemin inverse nous nous sommes rendus à Souillac pour y rejoindre, en bord de mer, le quartier pittoresque de Gris Gris (paraît que ce nom provient de séances de magie noire pratiquées autrefois… sur cette plage). Mais… pourquoi n’auraient-elles plus court de nos jours, je me le demande… Nous avons mangé chez Rosy trois excellents repas pour 700 RP (sans vin) soit 28 CHF presque en face d’une adorable vieille maison dont les quelques murs résistent comme ceux de l’ancienne fontaine du village. Aux alentours existent déjà et se construisent encore d’immenses complexes hôteliers de luxe, s’octroyant ainsi d’immenses domaines de cannes à sucre… anéantis également pour laisser la place à des terrains de golf… mais faisons en sorte que subsistent encore de très longues années ces petits bistrots aussi authentiques que sympathiques dans lesquels l’envie de faire plaisir s’allie tellement bien à celle de rencontrer d’autres gens et souhaitons que ces qualités demeurent encore le sel de la vie au pays de la canne à sucre !

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Dans l’après-midi nous avons repris la route pour longer encore les côtes et admirer les murs borgnes des palaces ou futurs palais à touristes… qui doivent admirer la vue sur l’Océan de leur piscines extraordinaires. Plus tard, nous avons retrouvé de belles plages plus populaires mais aux baignades dangereuses, l’eau est presque invisible tant elle est transparente. Il semblerait que les fonds soient irréguliers, tranchants parfois de débris de coraux et que le courant nous entraînerait facilement vers le récif. Seuls quelques pêcheurs y faisaient trempette jusqu’au ventre… Nous avons pu admirer de près le Morne Brabant… très belles côtes que le Sud, mais moins hospitalières que celles du Nord de l’île.

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Dans notre escapade d’aujourd’hui, nous avons probablement vu le plus grand palmier de l’île, de modestes pêcheurs revenus du large dans leur petites barques pour vendre au hameau leurs poissons tout frais sur le bord de la mangrove. Jean-Pierre et Azad ont vu deux singes traverser la route devant nous; JP a cru que c’étaient des chiens mais quand ils les a vus sauter dans les branches de l’arbre…  Hélas, j’ai raté cela ! Mais en deux ou trois fois que nous allons dans le Sud j’ai l’impression que les gens y voient le touriste avec moins de plaisir que dans le nord où je crois, il se « mélange » davantage à la population locale. J’écris bien : …c’est une impression.

 

Aujourd’hui 21 avril 2009 :
Vous ai-je dit que JB nous prêtait aussi deux vélos et que c’est avec ces 2-roues que depuis dix jours nous familiarisons avec la route, déjà pour aller à la plage. Ce matin on s’est baladé un peu dans les environs du quartier, mais il fait à nouveau plus chaud (32 au moins) et je crois que c’est par litres que l’on sue par le front ! Quant à notre douche, plus de mauvaise surprise, le bouchon a été remis par Azad et Sandra a fait « à-fond » tout le coin, le tuyau par lequel avait dû rentrer notre serpent et notre gros escargot n’est maintenant plus praticable…
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Après dîner, un peu de blog, un peu de lecture et hop à la plage. Là, nous avons admiré la dextérité d’un homme pelant, enfin, nous préparant de fort jolie manière un délicieux ananas… ah! Roland si tu voyais la vitesse ! Inutile de dire que je n’ai pas résisté, qu’il était savoureux et nous que nous l’avons dégusté ! Puis coucher de soleil très joli, douche, bon souper, bavardages, blog puis Skype appelle… Génial ce Skype, c’est notre Amélie Chérie qui nous raconte depuis avant-hier ses prouesses à vélo sans les petites roues… que je me réjouis d’assister à cet immense essor ! Elle nous a montré aussi des dessins plein de coeurs qu’elle préparait pour la fête des mamans. Alicia était, dommage, déjà couchée.

 

GRANDE PREMIERE :
Nous avons enfin osé prendre la voiture que Jean-Bernard nous met, aussi généreusement que tout le restse, à disposition. Jean-Pierre s’est installé à droite au volant dont les vitesses sont évidemment inversées… et nous voilà partis, sur la gauche de la route… nous concentrant à fond dans les carrefours. Les essuie-glaces entrent en action chaque fois qu’il veut mettre le signophyl… paraît que c’est à cela surtout que l’on reconnaît les nouveaux arrivés sur l’île… ils aspergent régulièrement leur pare-brise ! Moi je ne suis pas encore mûre pour conduire ici.

  mauriceanselaraiepeyreybre018.jpg Cap Malheureux, renversant pour les bateaux…      mauriceanselaraiepeyreybre005.jpg  mauriceanselaraiepeyreybre020.jpg

Nous sommes donc gaillardement partis en direction conseillée par JB : Cap Malheureux est un petit village agréable au nord de l’île, avec une vue magnifique sur les îles Coin de Mire, île Plate et îlot Gabriel, croisées l’autre jour en allant sur l’île Plate. Il doit son nom aux nombreux naufrages qui se sont déroulés sur ses côtes dont celui du bateau ramenant Virgine. Connaissez-vous cette dramatique histoire (que personnellement j’ignorais) de Paul et Virginie ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_et_Virginie_(roman) Les anglais arrivèrent à y débarquer en 1810 pour s’installer sur l’île. Le joyau de ce petit coin magnifique est son église au toit rouge – pas sans nous rappeler le celles de St-Jean sur l’île d’Orléans et de Tadoussac. Il paraît que le dimanche c’est haut en couleurs avec les offices religieux et les danses… on ira peut-être admirer ! Je me fais souvent la remarque que les maisons créoles ont un petit quelque chose de commun avec les anciennes maisons québequoises: leurs jolies varangues, leurs balustrades aux ravissantes découpes ainsi que parfois leurs couleurs vives.

p1110204.jpg  mauriceanselaraiepeyreybre001.jpg  p1110212.jpg  mauriceanselaraiepeyreybre011.jpg  mauriceanselaraiepeyreybre010.jpg 

A Grand-Gaube nous nous sommes arrêtés tant le bord de mer était une immense carte postale, de celles qui font tant envie quand on est chez nous et qu’il fait frais trop longtemps… Nous avons pu, à marée basse, photographier une jolie grue et même quelques poissons tant l’eau était limpide. Après, crevant de soif, nous avons bu un délicieux coktail de fruit (sans alcool) bien frais sur une adorable toute petite terrasse sous les arbres et surplombant la plage. M. Martin est venu à plusieurs reprises nous saluer et s’est laissé photographier assez facilement. Puis nous avons été nous affaler sur la plage.

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J’ai bien apprécié cette partie de l’île car la végétation est moins dense, surtout en hauteur, cela donne ainsi l’impression qu’elle est moins tropicale. Quelques très belles villas magnifiquement entretenues dans les environs font rêver.

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Pour notre 3ème semaine : entre hier et aujourd’hui nous avons eu notre comptant d’émotions.

Hier après-midi dans le magnifique lagon turquoise de l’île Plate je me pavanais avec précaution pour ne pas marcher sur les débris de coraux qui sont coriaces (c’est si transparent que l’on voit comme avec une loupe dans cette eau claire) lorsque soudain je sens mon pied droit soulevé sûrement par une douce puissance invisible… je vois juste un petit nuage de sable autour de mon pied et… 30 cm plus loin déjà une jolie raie beige d’environ 30 à 40 cm file s’enfouir à nouveau sous le sable… Pierre… tu aurais pu me dire que tu l’avais cachée là et qu’elle me guettait… vilain farceur, quelle émotion ! A part ça cet endroit est celui qui nous réconcilie avec l’idée que l’on se faisait de Maurice. Ici, passé la barrière de corail, entre l’île Plate, Coin de Mire et l’îlot Gabriel c’est turquoise tout autour de nous. Le lagon de rêve avec sa transparence de l’eau au-dessus du sable blanc sur lequel on voit son ombre se refléter. C’est rafraichissant sans nous refroidir, il n’y a qu’à choisir ses pas… 2h. de catamaran ont suffit pour nous y amener tranquillement. Bien sûr… ce n’est pas comme avec Maurablia mais z’enfin… c’est magnifique ! Nous n’avions ni palmes ni tubas… nous reviendrons donc car il paraît que là il y a de jolis poissons à admirer. On a vu aussi une espèce humaine particulière toute noire se mettre à l’eau avec toutes ses « pattes » autour d’elle…

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Ce soir, en rentrant de la plage je prends ma douche avant JP. Son tour à peine arrivé qu’il revient en me demandant : « tu as vu ce qu’il y a dans la douche ? » non ! ben viens voir ! c’est quoi, une nouvelle arraignée (6 cm au moins l’autre jour) ? tu vois pas, là ? et là, ben  justement: horreur ! sur  la petite tablette en hauteur, là précisément où je pose mes lunettes, un serpent tout fin de 40-50 cm se glisse juste au-dessus du carrelage, sur le crépis et file se cacher derrière le chauffe-eau. JB aussitôt alerté accourt et tente de le chasser avec la brosse, il se dresse, se défend et s’agrippe, ainsi JB peut le transporter à l’extérieur où je lui tire le portrait et … ma révérence. JB n’a jamais vu ça depuis trois ans qu’il est ici… fallait que ça tombe sur nous… je ne sais pas comment ce soir je vais dormir sous ma moustiquaire? Le gecko dans la chambre pas de soucis on a déjà vécu avec dans le sud algérien, mais le serpent et les arraignées… NON merci ! Selon Internet ce ne peut être qu’une couleuvre ou une vipère… inoffensives… mais traumatisantes pour moi ! Ah! Janoche et Sylvana si vous aviez vu cette arraignée…

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Mercredi nous sommes retournés dans le Sud CAR il faisait BEAU TEMPS! C’est génial ici quand il y a quelques nuages et une averse, ils disent qu’il fait froid et chopent le rhume… normal: l’hiver arrive ! Nous, on est contents car c’est moins étouffant ! Dans le Sud il faut y aller quand il fait GRAND beau car les nuages bleu acier restent volontiers accrochés à ces hauts sommets qui culminent à 800 et quelques mètres et la température chute drastiquement à 25 degrés !!!

Bref en passant par MOKA sans boire de kaoua… nous nous sommes rendus à la Maison Eurêka. Cette magnifique demeure coloniale construite en 1830 a été rachetée par Henri Le Clézio (arrière grand-père de JMG Le Clézio) en 1856 et habitée par sa famille jusqu’en 1985. 14 chambres et 109 portes : une grande pièce centrale et rectangulaire quadrillée de parois pour former les chambres, l’intérieur est simplement constitué. Tout le tour de la maison court une adorable varangue où les brises du Mont Ory (au riz) viennent doucement offrir l’illusion de fraîcheur. Cet homme vigoureux ayant fait à sa (ou ses) femme(s) 17 enfants, fût ensuite le grand-père d’une centaine de petits-enfants et il n’a pas été possible de morceler son domaine qui pourtant était entouré et comporte encore de ravissantes petites maisons créoles dans son parc. Elles étaient destinées aux visiteurs amis et au personnel. Modeste, si on m’en donnait une, je l’accepterai ! Il n’est pas courant de pouvoir visiter une maison coloniale et nous nous sommes régalés : nous avons très bien pu imaginer la vie confortable de ces nantis patrons de champs de cannes à sucre… quoique… à l’époque : rien contre les moustiques et pas de clim, alors ? fallait supporter le climat !?

mauriceeurekaagla024.jpg  mauriceeurekaagla028.jpg  mauriceeurekaagla001.jpg  mauriceeurekaagla004.jpg  mauriceeurekaagla009.jpg  mauriceeurekaagla012.jpg    mauriceeurekaagla013.jpg  pour les patrons

mauriceeurekaagla034.jpg  mauriceeurekaagla030.jpg pour les employés  mauriceeurekaagla022.jpg  mauriceeurekaagla025.jpg  mauriceeurekaagla018.jpg

et aujourd’hui : charmants studios à louer aux touristes qui ont tout intérêt à se munir d’un efficace anti-moustiques !

Puis Azad nous a emmenés à Mahébourg, lovée dans le creux de la baie de Vieux Grand Port, devant le musée d’Histoire nationale installé dans le château Robillard (demeure coloniale au fond d’un petit parc) et que nous avons visité. Gravures relatant la bataille de Vieux Grand Port et la traite des Noirs, de la vaisselle et du mobilier de la Compagnie des Indes. Ensuite nous avons roulé à travers un dédale de rues à nids de poule et aux vieilles maisons de pêcheurs pour aller manger sur la jolie terrasse de « Les copains d’abord » dans le port de Mahébourg. Je suppute que là Azad s’est fait plaisir aussi car l’endroit est joliment aménagé, à l’européenne puis-je dire et qu’en dehors du village par lequel nous sommes arrivés il n’y a plus grand-chose à cet endroit de typiquement mauricien, ce sont des quais « propres-en-ordre ». Heureusement, restent la mer avec ses couleurs merveilleuses ainsi que ses jolies îles au large… !

mauriceeurekaagla053.jpg : au bout du quai   mauriceeurekaagla0491.jpg     mauriceeurekaagla0481.jpg : dans la rue  mauriceeurekaagla068.jpg : fleur passée de bananier

Pour rentrer, nous avons longé la côte sud qui est beaucoup moins développée touristiquement parlant et très maraîchère. Avons vu beaucoup de bananiers avec leurs fleurs hélas presque fanées. Les champs de canne à sucre toujours dont les mauriciens nouent les tiges pour les empêcher de tomber sur la route, des grands jardins potagers très bien entretenus. Toutes ces cultures sont souvent submergées par les vagues. La mer s’infiltre partout et ronge les terres. Pour pallier à ces dégâts c’est un immense travail et qui a son coût… les mauriciens plantent des petits arbres… par endroits ils sont déjà assez grands et forment une mangrove épaisse.

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Pour arriver à Trou-aux-Biches, Azad nous a fait passer par « Fond-du-Sac », une route pas habituelle, en terre brun-rouge, cachée dans les immenses champs vert pétant de canne à sucre et à dangereux « nids de poule » encore pleins de l’eau du dernier orage. Nous avons eu la chance d’apercevoir un modeste arc-en-ciel et d’assister à un joli coucher de soleil en rase campagne. Encore une belle journée et plein d’images dans nos petites têtes et nos appareils de photos !

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12 avril 2009

2ème semaine déjà à Trou-aux-Biches

Classé sous AFRIQUE Ile Maurice — zuppigerjeanpierre @ 19:52

L’autre jour (on ne sait plus quel jour on vit…)  nous sommes allés, toujours guidés par Azad, dans le Sud-Ouest de l’île découvrir les jolies Chutes Alexandra. Pour cela, nous avons passé par une très petite forêt d’arbres à papier (autre nom ?…). Les écorces que l’on peut ramasser par terre (pas sur les troncs je vous en prie !!!) sont douces comme des lambeaux de peaux superposés et très faciles à séparer, c’est déjà presque du parchemin. En plus, l’arbre lui-même est très joli, le tronc est beige-rosé parfois un peu tortillé, comme pour imiter un jeune olivier, et fines sont ses feuilles. J’en ramènerai pour les montrer et expliquer à Amélie. Puis encore quelques kilomètres plus loin nous avons admiré les chutes des gorges de la Rivière Noire. Un cirque de roches avec des cascades qui dévalent la falaise impressionnante… on ne voyait d’ailleurs pas le fond de ce gouffre, une centaine de mètres plus bas.

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En passant par Pétrin nous sommes ensuite partis, d’abord par une route sinueuse de « montagne » puis à travers bananeraies, ananasseraies ?? palmeraies  et champs de cannes à sucre, admirer le domaine de Terres des 7 couleurs : Chamarel. Un enchantement dans cette clairière dont le sol est constitué de terres ou d’espèces de sables de couleurs, ondulant entre les rouges, jaunes, ocres pour chavirer dans des mauves violacés intenses. Dans cette clairière aux formes presqu’érotiques, le sol provient de résidus de lave contenant des oxydes minéraux déposés sur des roches basaltiques que l’érosion a mises à jour. Le fer produit une gamme de gris foncés allant jusqu’aux rouges et l’aluminium quant à lui une variante de bleus violets allant jusqu’aux verts. C’est un rare phénomène géologique… très beau… avec un enclos de tortues de terre pratiquement apprivoisées mais affamées d’herbes vertes et qui nous reçoivent avec un large sourire… !

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Ensuite Azad nous a conduits au parc de Casela. Bon, très bien monté : cher et beaucoup d’oiseaux. Les corbeaux de chez nous et nos cygnes blancs ne savent pas la chance qu’ils ont d’être à Ouchy ou à Peney… sur l’île Maurice on les a mis en volières… Merci Servion, votre espace trocpical est splendide ! Il y a aussi des tigres et lionceaux, des impalas et on peut louer un quad pour en faire le tour mais on a pas voulu prendre le billet pour cette visite !!!

 

Aujourd’hui nous sommes allés à la capitale : Port-Louis, sur la côte nord et plus abritée des vents ! En arrivant on voit de suite ses buildings modernes émerger d’entre les toits des maisons. Nous nous sommes « enfilés » de suite dans le marché couvert qui m’a tant rappelé celui de Tlemcen. Haut en couleurs, en visages et en odeurs! Le rez est réservé aux légumes de saison (des lalos, des christophines mais aussi des bringelles, des patoles et autres curcurbitacées: giraumons, calebasses, etc. mais encore, je suis surprise: des choux), fruits, volailles, poissons. Beaucoup d’herbes aromatiques (thym, coriandre, pousses d’échalotes, pouletcarri). Au premier ce sont les tissus, sacs, souvenirs de toutes sortes. J’ai marchandé une nappe affichée à 850 roupies (1000 RP = 40 CHF), je lui en ai offert 400 comme on me l’avais conseillé… en passant par 600, 550… je suis partie. Il l’a mise dans un sachet et m’a rattrapée en disant : voilà pour toi aujourd’hui exceptionnellement, prends, c’est ton prix ! OUF : depuis le temps que personne n’avait plus rien fait d’EXCEPTIONNEL pour moi !     ;-) 

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Ensuite nous sommes allés au « Waterfront », anciennement une grande partie du port qui est bien aménagée. Une très belle varangue court le long du quai principal et abrite d’agréables terrasses de fast-food ou autres restos. Les immeubles au-dessus, « beaux-refaits » abritent pour leur part des commerces et des bureaux. Rien de particulier dans ce port autrement : un ou deux bateaux garde-côtes, un petit navire touristique et quelques autres. Faut dire qu’en face… c’est très très loin : l’Australie ! Que d’eau, que d’eau… La fierté de la plupart des mauriciens c’est leur bel espace « Caudan Waterfront »; galerie marchande élégante sur deux étages (et au frais, ouf! un peu de répit: plus que 25 degrés), dans laquelle on peut acheter au même tarif (ou davantage…) que chez nous tout ce que l’on peut trouver en Europe (inutile de dire que ce n’est pas à la portée de toutes les maigres bourses mauriciennes), avec en plus quelques boutiques de fringues de marques mauriciennes, tant mieux! A l’extérieur c’est un dédale de passages ou de placettes. Sur l’une de celles-là : l’entrée  »en proue » du casino qui en fait se tient dans un immeuble moderne.  Certaines façades sont en pierres de l’île: morceaux de pierre de lave allant du noir au jaune orangé. Ces murs sont très bien réalisés et magnifiques (j’en photographierai). Ils tranchent avec les couleurs vives d’autres façades. Des tourelles abritant parfois une terrasse, des escaliers partout. Juste à côté, un bel hôtel de la catégorie du Beau-Rivage, dont nous n’avons pas raté la terrasse pour déguster le très bon plat du jour avec un verre d’excellent rosé et un café, le tout pour les deux : 80 francs.

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Après cette agréable balade au frais et cette bonne pause, nous sommes partis vaillamment en direction du centre ville par la place d’Armes qui bordée de splendides palmiers est très animée. C’est le quartier cosmopolite des banques et autres trusts. Nous sommes arrivés dans le quartier où de vieilles maisons créoles (ou leurs presque ruines) résistent tant bien que mal et plutôt mal, au béton envahisseur. Ma tête tourne un peu à cause de la chaleur certes, mais surtout, je « vois » en toile de fond, se dérouler des pans de vie des habitants multi ethniques de ces jolis quartiers soignés, il y a encore ne serait-ce que 50 ans… Aujourd’hui, c’est l’anarchie dans les rues, tout s’y trouve pêle-mêle et tous se frôlent souvent enveloppés d’odeurs que nous n’apprécions pas vraiment. Nous passons la rue des maximes… (un peu comme à Trois-Rivières qui en somme, c’est drôle… est le chef-lieu de la Mauricie… du Québec) ! sauf qu’ici, sur l’île Maurice, les pensées sont de petites pancartes bleues vissées sur les jolis réverbères. Nous croisons aussi la grande Mosquée dans son quartier arabe, avec la rue des marchands de tissus – où j’achète 30 m. de mou(ch)stiquaire pour l’été à Peney – et ses artisans ainsi qu’un peu plus loin le Consulat Suisse… je ne sais pas si c’était son Excellence à la fenêtre … ?

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En fin d’après-midi nous nous rendons à la gare routièrepour reprendre le bus… enfin pour chercher un bus pour Trou’biches car il y en a quelques-uns et tous bougent ou presque… c’est la valse… enfin non plutôt le sega des bus avec crachers non pas de feu mais de diesel en fumées noires et puantes… finalement un « sort » du lot et on s’installe, hélas presque les derniers… donc sur une des 4 roues. Le chauffeur, on est de suite au « parfum de diesel », est un sportif, il pèse sur les gaz par à-coups comme un pilote de formule 1 jusqu’à ce que l’on démarre enfin. Il fait chaud bon chaud ! Premier rond-point on a cru que l’on versait, puis bout droit, les gaz entrent par la fenêtre que l’on était heureux d’avoir à côté de nous. Je ravale… JP est crispé ! il plante les freins, redémarre en trombe, s’écrase sur les bosses et au fond des trous. Rase les arbres ou les piétons, frôle les voitures ou les motos de droite. Ca me déclenche le fou-rire car j’ai vraiment l’impression d’être sur l’Himalaya de mes 15 ans à Ouchy. Amortisseurs sont morts… et mon dos prend de sacrées secousses… à la troisième j’ai repéré, au moindre envol je me soulève… on réalise en route que nous sommes dans l »express » Port-Louis – Trou aux biches ! La nuit est tombée entre-temps et nous sommes heureux d’arriver sans incident (relativement peu semblerait-il si on considère les risques pris à chaque seconde… ), peut-être un peu pétés quand même par l’Aventure et les gaz… une bonne petite « bleue » nous remettra les idées en place !

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A la maison de Jean-Bernard, nous sommes gâtés-pourris. JB est d’une générosité et d’une gentillesse vraiment rarissimes. Tout le monde est aux petits soins pour nous et tout ce passe avec le sourire. Nous mangeons mieux que dans les restos que nous avons fréquentés jusqu’à maintenant. Tout est très bon, du petit déjeuner croissants en passant par le dîner et le souper. Nous sommes très sobres question alcool. Fait presque trop chaud pour cela, on craque parfois pourtant bien sûr ! Je ne fais RIEN … de RIEN ! Un peu de lecture, le blog et peu de bronzette car il fait si chaud. On nous change les draps et les linges tous les 2 jours car je trouvais que tous les jours c’était un peu exagéré… On me lave et repasse nos affaires. Tout est parfait à part que l’on manque un peu d’indépendance au sujet de se balader dans l’île car rouler à gauche et vite… c’est pas évident ICI !!!

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Une des employées de JB (Angélique) a fêté son 33ème anniversaire et nous avons eu droit, à domicile à une fort sympathique soirée entre mauriciens car presque toute sa famille invitée est venue : papa qui a le type 80% asiatique et maman qui elle est d’origine haïtienne, les soeurs et ses frères, sans oublier l’orchestre et ses danseuses de sega. Très colorées ces belles jupes froufroutantes, des maquillages soignés malgré la température, très joyeux et joliment exotiques ces déhanchés … vous imaginez; l’ambiance était chaude dans tous les sens du terme ! Mais comme c’était Pâques, donc congé le lendemain, à minuit ils sont tous partis pour aller terminer la fête comme la plupart des mauriciens, sur la plage! A demain…

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Ballade en bus à Grand-Baie
Alors le bus ici c’est toute une aventure… pas chère mais qui garantit de bonnes sensations rappelant celle que l’on peut ressentir à la « Fête du printemps » à Bellerive. Ils roulent à toute allure et tout le monde slalome entre eux; de plus, ça pue le diesel qui noirçit l’air… par bouffées indigestes… pour les piétons qui doivent vraiment faire gaffe du côté sans trottoir !!!

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Grand-Baie c’est le St-Trop du nord de l’île nous dit-on… ouais… c’est plutôt moitié l’Afrique, moitié l’Inde… la plage est certes aussi bordée de hauts filaos sous lesquels des vendeurs de glaces et limonades installent leurs « charettes » colorées, quelques vendeurs d’ananas, bananes ou noix de coco ainsi que quelques groupes d’hommes jouant à des jeux d’argent et n’appréciant guère que je les observe de trop près. Quelques magasins de sport, de décoration, des boutiques « KDO », un petit port de plaisance. Une galerie d’art pas mal. A part cela, au fin fond des ruelles de chaque côtés décorées de toutes sortes de paréos, sandales, T-shirts, chapeaux, etc. : le Grand Bazar de Grand-Baie… une espèce de souk dans lequel il fait une touffeur effroyable. Les vendeurs, vendeuses vous harponnent et vous collent, il fait au moins 40 degrés, c’est irrespirable et insupportable. Ca vaut le détour pour quelques minutes sans plus !

 

 

mauricetroubichestemplehindou026.jpg     mauricetroubichestemplehindou027.jpg     mauricetroubichestemplehindou031.jpg le haut des branches   mauricetroubichestemplehindou032.jpg et le bas : voici le BANIAN (Multipliant) !

Aujourd’hui, la pluie menace sans cesse, le temps est « moche » ici… pour les mauriciens. L’hiver est aux portes et il fait mauvais… alors nous partons à pied découvrir les environs de notre quartier. Nous nous sommes déjà bien habitués à la chaleur (qui est effectivement moins intense, plus que 29 degrés et 88 d’humidité). Sortis de la grande route nous prenons une rue moitié goudronnée moitié terreuse et nous arrivons au Temple hindou le plus beau de l’île (Grand Bassin vient juste derrière). Le multipliant qui se trouve à l’entrée de son parc est lui aussi le plus beau de l’île… nous verrons bien par la suite si cela se vérifie mais en tout cas il est immense et splendide. Sa chevelure décolorée dans les pointes se balance légèrement dans le vent: superbe ! On l’appelle le Multipliant car selon ce que l’on m’a dit ses branches descendent jusqu’au sol pour s’y enraciner et repousser.

Un gros nuage perce et nous arrose… on court se mettre à l’abri dans le temple, fini de construire en 1891. Nous visitons tous les pavillons sans rien comprendre à ce que le pseudo guide antipathique (le premier de l’île et peut-être le seul… on peut pas être le meilleur ou le plus beau dans tout) nous raconte. Il s’en fout d’ailleurs, il veut des roupies, c’est tout et ne me donne aucune envie de m’intéresser… ça m’arrange bien car c’est tellement compliqué leurs légendes : Shiva, Krishna, Vishnou,  Muruga, l’exemplaire Ganesh et cie. Il est bien trop tard pour tenter de me faire une culture !!! C’est beau, bien fait et ça sent les bâtons brûlants partout sans compter qu’à pieds nus sur leur carrelage c’est vraiment casse-gueule !!!

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100 m. plus loin nous prenons une petite rue sur laquelle débouchent plein de ruelles de terre et à la végétation exhubérante.

Demain, la suite de notre balade…

J’ai pris du retard car nous sommes presque chaque jour en route et faisons très peu de plage vu qu’il n’y a pas de poissons, on a moins envie et puis l’île regorge d’endroits intéressants et beaux.

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Pour en revenir à l’arrière de notre quartier, nous avons quitté après 300m. la route « cantonale », pris un chemin dont le goudron est complètement défoncé, je vous l’ai dit. Poursuivant, nous rencontrons alors plein de « passages » caillouteux à la terre souvent ocre, voire rougeâtre sous les denses frondaisons qui s’inclinent et se déclinent dans tous les tons du vert tendre au vert très foncé, en passant par des jaunes orangés. En feuilles épaisses et lourdes soit en fines tiges longues et souples s’entremêlant à tout et s’agrippant aux pans de murs ou passant par-dessus des tôles rouillées. Emergent de toute cette nature dévergondée: des arbres à pain, des cocotiers qui menacent de vous tomber sur la tête…, des dattiers sauvages, des bananiers et tous ceux que l’on ne connaît pas; ils s’offrent à nos yeux écarquillés. Une vieille dame cueille au déboucher de son sentier de terre de jolies feuilles sur un arbre qui me fait penser à une sorte d’acacia. Je lui demande ce qu’elle en fait… Elle ne parle pas français. Il n’y a plus de dent dans sa bouche qu’elle ouvre pour me répondre : saoup! et son coeur s’ouvre lui aussi pour me gratifier d’un large sourire. Je froisse quelques feuilles et en effet, en bien plus jolies, de goût elles ressemblent à notre plante « maggi ».

 Nous passons aussi devant le « garage »du mécanicien de motos, devant une adorable maison peinte de couleur vieux rose et ornée d’un adorable jardin dans lequel un vieux monsieur repeint avec de concentration (à moins qu’il ne soit sourd car n’entend pas mon déclencheur) une barque de belles formes et dont la madame le suit des yeux de par derrière sa fenêtre grillagées en me souriant. Les gens sont adorables ici.

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