Dernière journée de l’année 2021
C’est à Arles – à une petite heure de chez nous – que nous avons décidé de passer la dernière journée de 2021 ! Une bonne date pour visiter la Tour LUMA sans subir de queue à l’entrée.
Cette tour toute de guingois me plaît bien, autant que le Reichtag de Foster à Berlin ! Mieux que le musée de la Fondation Vuitton à Paris où j’ai l’impression d’être enfermée dans une immense boîte de conserve désarticulée dont les griffes boulonnées peuvent à tout moment se refermer sur les visiteurs… chacun ses phobies…
Aujourd’hui 31 décembre 2021, LUMA est enveloppée d’une nappe de brouillard planant sur toute la région (le ciel bleu est devenu laiteux peu après Remoulins); nous sommes à la porte de la Grande Camargue, les étangs ne sont pas loin. Posée sur ce grand espace de 11 ha, ancienne friche des ateliers SNCF dont les vestiges sont les témoins d’un encore proche passé, elle s’intègre harmonieusement au paysage urbain, tout en le défiant.
Il y a trois possibilités de descendre du sommet : un double toboggan génial (mais il me manquait ma cop Mumu pour l’emprunter et rire un bon coup), les ascenseurs et un escalier tout en rondeur dont le sommet est un miroir qui tourne… à donner le vertige, c’est joli et assez déstabilisant !

Un campus créatif convivial, gratuit : éducatif et artistique voulu par Maja Hoffmann(mi-Camarguaise, mi-Suisse). Bref, c’est finalement sympa de voir le haut de la tour s’estomper dans la brume, un petit côté mystérieux pour cette drôle de construction d’aspect métallique. Je monte de suite sur son toit-terrasse. Là, c’est «jour blanc» comme sur les pistes de ski… je ne fais que deviner ce qu’il se passe en bas. Pourtant à l’intérieur, c’est clair et lumineux. Les facettes renvoient la lumière de partout. Murs blancs, bois clair, parois de sels de Camargue scintillantes dans les corridors. Je suis presque seule ce 31 décembre car les chiens ne sont pas admis et Jpi doit se promener dans le grand parc. Avant, nous avons pris un bon café dans un petit resto dont le sol tout en mosaïques très colorées et les meubles (écolos), sont fabriqués par de jeunes artistes.
Sur une partie de 4 ha le paysage a été aménagé avec des plantes et des arbres de la région. Un bel étang fait déjà pas mal d’heureux locataires, une imposante structure (rose bonbon comme son nom l’indique : Krauses Gekröse), de Franz West, apporte sa touche de couleur. Ne me demandez pas si j’aime… ce gros boudin incongru au milieu de ces pâles couleurs automnales… la promenade dans le parc est cependant très agréable. Dans la brume, au milieu de ce qu’il reste des murs des anciens ateliers, de leurs encadrements, de leurs piliers, sont posés des bacs où meurent à petit feu les derniers cosmos – roses aussi -, donnant une ambiance singulière à cet ensemble. A la limite de l’émotion, quand on pense un instant à toute la vie trépidante qui s’y déroulait mais que les moins de vingt ne peuvent pas connaître…
A midi nous nous régalons d’un très bon repas végétarien ! Délicieuse salade à base de chou rouge, raisins, petites pousses, etc., puis assiette de riz camarguais, petits légumes aux épices. A ce jour j’ai oublié le dessert qui pourtant était bon ! Une excellente journée de fin d’année !
Nous avons retrouvé Uzès, au soleil couchant sous le ciel bleu !
PHOTOS à suivre







































